Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 19 avril 2014

Bande-annonce: Les ânes ont soif, de Pierre Carles


Les ânes ont soif, Réalisation : Pierre Carles, Interviews : Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal. Produit par CP Productions (http://www.cp-productions.fr) et Annie Gonzalez , 2014
" Lors de la visite officielle en France du président équatorien Rafael Correa, en novembre dernier, les grands médias n'ont pas pensé à demander à l'économiste francophone comment s'y était t-il pris pour redresser son pays qui était dans un état aussi catastrophique que la Grèce lors de son arrivée au pouvoir en 2006. Huit ans plus tard, la croissance est supérieure à 5 %, le taux de chômage inférieur à 4,5 % et la dette publique ne dépasse pas les 25 % du PIB. Les immigrés équatoriens ne s'y sont pas trompés qui sont massivement revenus au pays. Ses recettes ? Ne pas céder aux injonctions du FMI, refuser les politiques d'austérité, investir dans les infrastructures publiques et utiliser les ressources minières pour sortir les pauvres de la misère. Le « socialisme du XXI° siècle » de Correa serait-il politiquement incorrect ? Cette enquête est soutenue par le Monde diplomatique, l'un des rares journaux français à avoir donné la parole à Rafael Correa".


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