« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 31 août 2016

Manuel d’économie critique

Manuel d’économie critique
Le Monde diplomatique
Hors-série
2016

Présentation de l'éditeur
Équations impénétrables, courbes énigmatiques,raisonnements nébuleux… L’économie dominante invite à un double renoncement : devant les difficultés techniques d’un univers réservé aux experts, d’une part ; devant des « lois » scientifiques immuables, de l’autre. Le contre-manuel du Monde diplomatique entend inverser cette logique. Son ambition ? Rendre l’économie accessible au plus grand nombre et en souligner la nature politique. Bref, rappeler que, comme la chose publique, l’économie est l’affaire de tous. Et permettre à chacun de s’en emparer.
Il y a urgence : en signant l’échec des théories libérales, la débâcle financière de 2008 aurait pu inciter les gouvernements occidentaux à renouveler leurs politiques économiques. Elle a au contraire resserré le carcan de l’économie néoclassique, dans les chroniques matinales comme dans les manuels scolaires.
Nous avons donc réuni certains des spécialistes de l’économie les plus lucides – chercheurs, professeurs d’université et du secondaire, journalistes – autour des programmes de première et de terminale pour en proposer « notre » traitement. Autour de quatre objectifs : apporter un éclairage historique et international souvent oublié des programmes ; introduire les analyses d’écoles de pensée marginalisées dans les universités et privées d’accès aux médias ; démystifier les idées reçues qui installent le fatalisme dans les esprits ; dégager l’horizon en rappelant que d’autres voies s’ouvrent à nous.

vendredi 11 juillet 2014

Bande annonce et appel à dons: OPÉRATION CORREA, Un film de Pierre Carles


OPÉRATION CORREA

un film de Pierre Carles avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal

avec la participation plus ou moins volontaire de Christophe Barbier, Agnès Bonfillon, Yves Calvi, Thomas Legrand, Elisabeth Quin, Frédéric Taddeï, Alban Ventura, Yvan Levaï... et les interventions de Rafael Correa, Patrick Bèle, Maurice Lemoine, Mylene Sauloy.

Financement participatif

Pourquoi la grande majorité de la presse française n’a pas couvert la dernière visite du président équatorien Rafael Correa en novembre 2013 ? Pour Yvan Levaï (France Inter) : « on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif ». Que racontait Correa qui n’intéressait pas le public français ? L’économiste et chef de l’État équatorien a expliqué, lors de sa dernière visite à Paris, en novembre 2013, que les pays de l’Union européenne s’y prenaient très mal pour gérer la crise de la dette publique, qu’ils faisaient fausse route en appliquant des politiques d’austérité et de réduction du budget de l’État.
En savoir plus


(source: C-P Productions) 



samedi 19 avril 2014

Bande-annonce: Les ânes ont soif, de Pierre Carles


Les ânes ont soif, Réalisation : Pierre Carles, Interviews : Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal. Produit par CP Productions (http://www.cp-productions.fr) et Annie Gonzalez , 2014
" Lors de la visite officielle en France du président équatorien Rafael Correa, en novembre dernier, les grands médias n'ont pas pensé à demander à l'économiste francophone comment s'y était t-il pris pour redresser son pays qui était dans un état aussi catastrophique que la Grèce lors de son arrivée au pouvoir en 2006. Huit ans plus tard, la croissance est supérieure à 5 %, le taux de chômage inférieur à 4,5 % et la dette publique ne dépasse pas les 25 % du PIB. Les immigrés équatoriens ne s'y sont pas trompés qui sont massivement revenus au pays. Ses recettes ? Ne pas céder aux injonctions du FMI, refuser les politiques d'austérité, investir dans les infrastructures publiques et utiliser les ressources minières pour sortir les pauvres de la misère. Le « socialisme du XXI° siècle » de Correa serait-il politiquement incorrect ? Cette enquête est soutenue par le Monde diplomatique, l'un des rares journaux français à avoir donné la parole à Rafael Correa".


mardi 17 janvier 2012

jeudi 3 novembre 2011

Colloque: Critique des sondages, 5 novembre 2011

Critique des sondages (Colloque)

(Samedi 5 novembre 2011, de 9 heures à 17 heures. Lieu : Assemblée nationale, 126 rue de l’Université, Paris 7e / Inscription Obligatoire - Nombre de places limitées. Contacter l’Observatoire des sondages, merci d’indiquer sujet « Colloque AN ».)

Colloque Le Monde Diplomatique – Observatoire des sondages

Il existe un courant critique des sondages qui, depuis longtemps, avec Herbert Blumer en 1948 (« Public opinion and public opinion polling »), Pierre Bourdieu en 1972 (« L’opinion publique n’existe pas »), apporte une contribution substantielle à la compréhension de sondages au-delà des clichés intéressés sur leur caractère naturellement démocratique et scientifique. Au moment où le rôle des sondages avec leur prolifération, leur place croissante dans la politique et leur dégradation qualitative les met sur la sellette, il est important de faire un bilan de cette critique. L’actualité politique aussi y contribue alors qu’une campagne électorale présidentielle a commencé et qu’une proposition de loi parlementaire est discutée.
Or, la critique scientifique monte à l’égard d’une économie des sondages de moins en moins liée à la science et à la démocratie. On saurait d’autant moins négliger cette critique qu’elle perdure, s’approfondit et s’assure de la pérennité par la relève générationnelle. Pourtant, ses penseurs sont généralement contraints de « débattre » avec des sondeurs pour paraître dans les médias, leur servir de caution et être choisis. Demande-t-on à des spécialistes des classes moyennes de n’apparaître qu’en compagnie de petits commerçants et autres membres des classes moyennes ? Il est temps que les débats scientifiques reprennent leur autonomie tout en ayant accès aux lieux de débats publics sans conditions préalables.
Dans ces circonstances, l’organisation d’une journée de colloque autour de spécialistes de l’opinion, des sondages et des médias peut être un moment important de réflexion. Le colloque se déroulera le 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale, une manière de marquer l’utilité de la critique. Organisée dans les grandes villes universitaires de France à l’initiative des Amis du Monde Diplomatique, une série de conférences-débat suivra le colloque.



Programme provisoire


9 heures - Ouverture
- Serge HALIMI, directeur du Monde Diplomatique



Première partie : Histoire de la critique


- Howard S. BECKER (Etats-Unis) : La première critique des sondages : 1948, Herbert Blumer et l’école de Chicago
- Bernard LACROIX (Institut Universitaire de France) : « L’opinion publique n’existe pas », 40 ans plus tard
- Patrick CHAMPAGNE (CNRS) : Faire l’opinion, 20 ans après



Deuxième partie : Transformations des usages


- Nicolas KACIAF (Université Versailles-Saint-Quentin) : Les usages gouvernementaux des sondages d’opinion
- Nicolas HUBE (Université Paris-Sorbonne) : Les sondages dans les médias : des enjeux au service du jeu politique
- Jérémy MERCIER (Le Monde Diplomatique) : Sondages à l’italienne
- Hichem GUERFALI (3C Etudes) : Sondages et élections en Tunisie nouvelle : pourquoi l’interdiction ?

14 heures - Reprise


Troisième partie : méthodologies

- Patrick LEHINGUE (Université de Picardie) : Le battement des ailes de papillon : fabrique des sondages préélectoraux et effets politiques
- Daniel GAXIE (Université Paris-Sorbonne) : Ce que les méthodes font aux opinions : entretiens ou sondages, questions ouvertes ou fermées
- Rémy CAVENG (Université de Picardie) : Peut-on croire à la qualité des enquêtes par téléphone ?



Quatrième partie : Perceptions des sondages

- Richard BROUSSE (Observatoire des sondages) : Les apports de la veille à la compréhension des sondages
- Eric DARRAS (IEP Toulouse) : Retour à l’envoyeur. Les sondages vus d’en bas
- Alain GARRIGOU (Université Paris-Ouest) : A quoi sert la critique ?

17 heures - Clôture

dimanche 26 juin 2011

en ligne: articles de Pierre Bourdieu dans Le monde diplomatique

en ligne: articles de Pierre Bourdieu dans Le monde diplomatique 
(au 26.06.2011, G.Q. )
 
  Questions de sociologie, avril 2009
  Prétention aristocratique, juin 2008
Premières lignes ]

- « «L'unité de l'Algérie», avril 2006

- « « Ce terrible repos qui est celui de la mort sociale», juin 2003

- « Pour un savoir engagé », février 2002.

- « La nouvelle vulgate planétaire » (avec Loïc Wacquant), mai 2000.

- « Pour un mouvement social européen », juin 1999.

- « De la domination masculine », août 1998.

- « L’essence du néolibéralisme », mars 1998.

- « Questions sur un quiproquo », février 1998.

- « L’architecte de l’euro passe aux aveux », septembre 1997.

- « Analyse d’un passage à l’antenne », avril 1996.

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voir également:

en ligne: Publications de Pierre Bourdieu sur le champ médiatique

en ligne: publications de Pierre Bourdieu sur le champ politique

mercredi 1 septembre 2010

Video-audio- Livre: L'État démantelé

audio:

Laurent Bonelli et Raoul Marc Jennar, L'état démantelé
 Là-bas si j'y suis, par Daniel Mermet, 15 mars 2011
Willy Pelletier, La fonction publique employeur modèle ?, Du Grain à moudre par Brice Couturier, Louise Tourret, 12.01.2011

Willy Pelletier, présenté par Alain Bedouet, Le téléphone sonne, 11 novembre 2010

Willy Pelletier à propos de L'Etat démantelé , "Parenthèse", 04 septembre 2010


Videos du Colloque : « L’Etat démantelé »
samedi 27 juin 2009
organisé par la Fondation Copernic et le Monde diplomatique
01 - Michel Vaxès
02 - Serge Halimi
03 - François Denord
04 - Willy Pelletier
05 - Alain Garrigou
06 - Philippe Riutort
07 - Laurent Bonnelli
08 - André Grimaldi
09 - Hélène Adam
10 - Noël Daucé
11 - Joëlle Moreau
12 - Sabine Rozier
13 - Édouard Sill
14 - Gilles Garnier
15 - Francine Bavay
16 - Jean Christian Billard
17 - Gilles Sainati
18 - Frédéric Neyrat
19 - Bernard Lacroix - Clôture : Caroline Mécary




L'État démantelé
Enquête sur une contre-révolution silencieuse

Laurent BONELLI, Willy PELLETIER
Collection : Cahiers libres
La Découverte
2010



Présentation de l'éditeur
Dans le débat public, les diagnostics alarmistes sur la « crise de l’État-providence », et les procès contre l’État-redistributeur, ont laissé place à toujours plus d’injonctions à « réformer l’État ». Cet impératif est devenu le point de ralliement d’élites politiques (de droite comme de gauche), de hauts fonctionnaires nationaux et internationaux, mais aussi des intellectuels les plus en vue, de journalistes, voire de certains syndicalistes.
Que recouvre cette « réforme de l’État » ? Comment a-t-elle été mise en œuvre depuis vingt ans ? Quelles conséquences pour le service public et les usagers ? Ce livre s’efforce de répondre à ces questions en faisant dialoguer des chercheurs, des fonctionnaires et des syndicalistes. L’échange d’analyses et d’expériences permet de dessiner les lignes de force de ce mouvement, tout en restant attentif aux singularités observables.
Ce travail intellectuel et collectif est nécessaire pour comprendre une contre-révolution silencieuse.
Car, si les réformes néolibérales de l’État s’effectuent parfois à grand renfort de publicité (privatisation de La Poste, restrictions des budgets de l’hôpital public ou de l’Éducation nationale), elles sont le plus souvent invisibles, et ne rencontrent que des protestations sectorielles, peu coordonnées, encore moins médiatisées. Elles passent par tel décret, telle directive, telle circulaire, voués à demeurer obscurs et confidentiels, dans certains cas élaborés par des cabinets d’audit privés… La plupart, et parmi les plus structurelles, passent inaperçues, sauf pour ceux qui en affrontent directement les conséquences…
Au terme de ce voyage dans la « réforme de l’État » et ses effets, c’est l’avenir des services publics, de nos services publics, qui est en jeu. C’est-à-dire celui d’un modèle de société.

Laurent Bonelli est maître de conférences en science politique à l’université Paris-X (Nanterre) . Il a co-dirigé l’ouvrage La Machine à punir. Pratiques et discours sécuritaires (L’Esprit frappeur, Paris, 2001) et publié, à La Découverte, La France a peur (2008). Il est par ailleurs membre de la rédaction du Monde diplomatique.
Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, est coordinateur général de la Fondation Copernic depuis 1998. Il a notamment publié, avec Claire Le Strat, La canonisation libérale de Tocqueville (Syllepse, 2006)

dimanche 20 juin 2010

Saskia Sassen, Critique de l’État. Territoire, Autorité et Droits, de l’époque médiévale à nos jours


Saskia Sassen
Critique de l’État
Territoire, Autorité et Droits, de l’époque médiévale à nos jours

Traduit par Fortunato Israël
DEMOPOLIS/Le Monde Diplomatique
2009





Présentation de l'éditeur
Qu’est-ce que l’État ?

La définition classique d’une « organisation délimitée par des frontières territoriales à l’intérieur desquelles les lois s’appliquent et des institutions exercent l’autorité » est caduque. Les entreprises internationales opèrent localement sur chaque territoire de façon globale. Le marché financier mondial échappe à l’autorité des États. Le contrôle des migrants et la redéfinition des droits et devoirs des citoyens sont devenus des enjeux politiques majeurs.

Territoire, Autorité et Droits constituent une nouvelle grille d’analyse des métamorphoses de l’État. Point de rencontre de l’histoire, de la géographie, de l’économie politique et de la sociologie, voici la première critique de l’État de l’époque médiévale à nos jours.



Where does the nation-state end and globalization begin? In Territory, Authority, Rights, one of the world's leading authorities on globalization shows how the national state made today's global era possible. Saskia Sassen argues that even while globalization is best understood as "denationalization," it continues to be shaped, channeled, and enabled by institutions and networks originally developed with nations in mind, such as the rule of law and respect for private authority. This process of state making produced some of the capabilities enabling the global era. The difference is that these capabilities have become part of new organizing logics: actors other than nation-states deploy them for new purposes. Sassen builds her case by examining how three components of any society in any age--territory, authority, and rights--have changed in themselves and in their interrelationships across three major historical "assemblages": the medieval, the national, and the global.

SASKIA SASSEN est professeur à l’université Columbia. Elle a étudié la philosophie, les sciences politiques, l’économie et la sociologie. Elle a créé le concept de ville globale. Ce livre est la synthèse de trente années de recherche sur les migrants, la globalisation et l’État.

Saskia Sassen is professor of sociology and a member of the Committee on Global Thought at Columbia University, and Centennial Visiting Professor at the London School of Economics and Political Science. She is the author of The Global City (Princeton), The Mobility of Labor and Capital, and Globalization and its Discontents, and coeditor of Digital Formations (Princeton). She has written for the New York Times, Financial Times, and International Herald Tribune.

mercredi 10 mars 2010

écoutez: "Et si on fermait la Bourse ?", Là-bas si j’y suis, entretien avec Frédéric Lordon

"Et si on fermait la Bourse ?"
Là-bas si j’y suis, entretien avec Frédéric Lordon (Le samedi 6 mars 2010) autour de son article L’urgence du contre-choc dans Le Monde Diplomatique mars 2010

Blog de Frédéric Lordon

Parution: Laurent Cordonnier, L'économie des Toambapiks


















Laurent Cordonnier
L'économie des Toambapiks
Une fable qui n'a rien d'une fiction

ISBN: 2912107520
Editeur : Raisons d'Agir
2010

Présentation de l'éditeur
Dans L’économie des Toambapiks, Laurent Cordonnier utilise le ton et le style de la fable pour montrer avec ironie les effets désastreux que produit la transformation d’une paisible économie agraire imaginaire en une société capitaliste avancée qui, pour être conforme aux préceptes du néo-keynésianisme, n’en est pas moins cauchemardesque.

L’histoire commence ainsi :
« Même si c’est incroyable, les Toambapiks n’avaient en effet jamais entendu parler du Massachussets Institute of Technology, ni même des économistes néo-keynésiens, avant qu’un émissaire du FMI en charge des questions de développement leur proposât la venue de Happystone. « Je vous envoie la crème de la crème des économistes, avait fini par leur promettre l’émissaire. » Et il avait ajouté, persuadé d’emporter définitivement leur adhésion : « je veillerai même personnellement à ce que l’on ne vous envoie pas un économiste classique. Je pense plutôt à un néo-keynésien ». À vrai dire les Toambapiks étaient loin de pouvoir faire la différence entre un économiste classique et un néo-keynésien. Mais c’est sans doute que découlait de leur sagesse ancestrale cette forme de préscience avisée qui les en préservait. »

Laurent Cordonnier présente avec la même clarté et la même rigueur qui avait fait le succès de son ouvrage précédent aux Editions Raisons d’agir Pas de pitié pour les gueux, le raisonnement et les effets d’une organisation de la société selon la logique des économistes. Comme le précédent, qui pouvait être utilisé comme une sorte d’anti manuel d’économie du travail, ce livre donne une vision claire des principaux mécanismes qui régissent le fonctionnement macroéconomique des sociétés, selon les économistes bien sûr. En même temps, il fait ainsi une lecture implacable des non-dits politiques d’une vision du monde aujourd’hui à la fois dominante et ébranlée par la crise. Sur ton décalé, qui renoue avec la fable voltairienne, il propose un livre destiné à un large public.


Sommaire


7 Avant-propos de l’éditeur
9 Introduction
15 Les jardins
33 La cérémonie du walras
51 Le plan de Happystone
73 La mise en œuvre du plan
91 La disparition des profits
115 Le calvaire de Happystone
125 L’investissement et la réapparition des profits
151 L’âge d’or
171 La loi de Kalecki
189 La fin de l’âge d’or et le capitalisme financier
215 Épilogue
223 Annexes
233 Notes

http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/

Lire également son article Un pays peut-il faire faillite ? dans Le Monde Diplomatique de mars 2010