Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 25 avril 2014

video: Matthieu Hély et Pascale Moulévrier, L’économie sociale et solidaire : de l’utopie aux pratiques


Matthieu Hély et Pascale Moulévrier
L’économie sociale et solidaire : de l’utopie aux pratiques
La Dispute
2013

Présentation de l'éditeur
Faire de l’économie « autrement » : telle est l’utopie des organisations de l’économie sociale et solidaire. Cheville ouvrière de nombreuses politiques dans le domaine de l’insertion par l’activité économique, des services à la personne, du soin, de l’accès au crédit, etc., l’économie sociale et solidaire est considérée comme une solution d’avenir face à l’affaiblissement de la cohésion sociale engendré par la crise. « Alternative au capitalisme » selon les uns, remède à la « crise de l’État-providence » selon les autres : qu’en est-il réellement et que peut-on en attendre ?
Les auteurs, sociologues spécialistes du monde associatif, coopératif et mutualiste, prennent ici au sérieux, pour mieux l’interroger, la croyance dans la capacité de l’économie sociale et solidaire à s’émanciper des normes économiques dominantes.
Par l’observation rigoureuse des logiques économiques, des pratiques des employeurs et du travail des salariés de ce secteur, ils entendent apporter des réponses à une question qui ne peut être tranchée ni par la constitution d’un récit apologétique sacralisant ses vertus ni par la dénonciation de la déviance des organisations qui s’en réclament vis-à-vis des valeurs fondatrices.
Cet ouvrage propose aux acteurs de l’économie sociale et solidaire, à ceux qui la prennent pour objet de recherches et à toutes les personnes qui s’y intéressent les moyens renouvelés de leurs réflexions et de leurs actions.
Matthieu Hély est sociologue, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-Ouest Nanterre-La Défense, chercheur à l’IDHE (UMR CNRS 8533) et directeur adjoint du master professionnel « Action publique, action sociale ». Il a publié Les Métamorphoses du monde associatif, PUF, « Le lien social », Paris, 2009, et Le Travail associatif, avec Maud Simonet, Presses universitaires de Paris-Ouest, 2013.
Pascale Moulévrier est sociologue, maître de conférences en sociologie à l’UCO Angers, chercheur au CENS (EA 3260) de l’université de Nantes et responsable du master professionnel « Métiers du développement territorial et de l’économie sociale et solidaire ». Elle a publié Le Mutualisme bancaire. Le Crédit mutuel de l’Église au marché, Presses universitaires de Rennes, 2002, et Contributions à une sociologie des conduites économiques, avec Gilles Lazuech, L’Harmattan, Paris, 2006. 

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