Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 26 septembre 2017

Paul Aron, (Re) faire de l’histoire littéraire

 
Paul Aron
(Re) faire de l’histoire littéraire
Anibwe
Liziba
2017


Présentation de l'éditeur
Mais qu’est-ce qu’une discipline scientifique ? La réponse à cette question n’est pas simple, surtout en sciences humaines […]. Dans la vision positiviste du XIXe siècle, les disciplines scientifiques étaient présentées dans une sorte de grand tableau général des connaissances humaines, chacune pour sa part étant censée de se développer à l’infini. […] On sait aujourd’hui que les choses sont moins simples. D’une part, parce que de nouvelles approches sont apparues, qui ont obtenu leur place dans le paysage […], et parce que l’interdisciplinarité ou le dialogue entre disciplines est devenu une nécessité. D’autre part, et c’est le plus important, parce que la définition de la science elle-même a évolué. Qu’en est-il alors de l’histoire littéraire ? Nous constatons qu’il y a des « littéraires », qu’ils exercent une fonction sociale repérable et dicible, et qu’ils s’intéressent à un objet spécifique. Ce petit livre, qui espère contribuer à former des historiens de la littérature, explore la discipline en la questionnant dans sa diversité.

Paul Aron est professeur à l’Université libre de Bruxelles. Il s'intéresse à l'histoire de la vie littéraire, aux relations entre les arts, la presse et la littérature. Il a dirigé et publié plusieurs ouvrages scientifiques, dont, avec Denis Saint-Jacques et Alain Viala (dir.), Le Dictionnaire du littéraire (rééd. PUF, « Quadrige dicos poche », 2010) ; avec Alain Viala, Sociologie de la littérature (PUF, « Que sais-je ? », 2006) ; avec Cécile Vanderpelen-Diagre, Edmond Picard (1836-1924) Un bourgeois socialiste belge à la fin du XIXe siècle (Bruxelles, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 2013); avec Jean-Pierre Bertrand, Les 100 mots du surréalisme (PUF, 2014).

 

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