Pierre Bourdieu, in Pour un savoir engagé, Athènes, mai 2001, Raisons d'agir-Grèce, Le Monde Diplomatique, février 2002 — Page 3, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, P.465-469
"D’autre part, les mouvements sociaux ont apporté des méthodes d’action que les syndicats ont peu à peu, encore une fois, oubliées, ignorées ou refoulées. Et en particulier des méthodes d’action personnelle : les actions des mouvements sociaux recourent à l’efficacité symbolique, une efficacité symbolique qui dépend, pour une part, de l’engagement personnel de ceux qui manifestent ; un engagement personnel qui est aussi un engagement corporel.
Il ne s’agit pas de défiler, bras dessus bras dessous, comme le font traditionnellement les syndicalistes le 1er mai. Il faut faire des actions, des occupations de locaux, etc. Ce qui demande à la fois de l’imagination et du courage."

dimanche 16 décembre 2018

en poche: Eric J. HOBSBAWM, Les bandits



Eric J. HOBSBAWM
Les bandits 
La Découverte
2018


Présentation de l'éditeur
Traduit par J.-P. ROSPARS, Nicolas GUILHOT
Robin des bois volant aux riches pour donner aux pauvres. C’est la figure légendaire du « bandit social » : hors-la-loi pour le souverain, il apparaît comme un vengeur, un justicier et un héros aux yeux de la société paysanne.
Des haïdoucs, bandits des Balkans, aux cangaçeiros du Brésil, en passant par Jesse James et Billy the Kid, le grand historien britannique Eric J. Hobsbawm retrace, dans cet ouvrage passionnant devenu un classique, l’histoire mouvementée du banditisme social.
Prenant ses distances avec l’histoire officielle, Hobsbawm inscrit le destin de ces marginaux dans l’étude des structures économiques et sociales qui conditionnent leur apparition, établissant notamment un lien entre les « épidémies de banditisme » et d’intenses phases de crise économique. Dans cette histoire de la violence sociale, le personnage du bandit apparaît comme le masque de communautés paysannes réagissant à la destruction de leur mode de vie, ombre peuplant une zone incertaine, entre criminalité organisée et mobilisation politique.
Hobsbawm décèle dans l’histoire des bandits l’une des généalogies primitives des mouvements sociaux. Jusqu’à aujourd’hui, la question du bandit demeure : comment, pour des révoltés, passer de la délinquance à la politique ?

L’historien britannique Eric J. Hobsbawm (1917-2012), professeur émérite de l’université de Londres, fut l'un des plus grands historiens du XXe siècle. Ses travaux sur les marginaux, la classe ouvrière et la formation du nationalisme sont internationnalement reconnus. Il est notamment l’auteur de la trilogie, publiée chez Fayard : L’Ère des révolutions : 1789-1848 (1970), L’Ère des empires : 1875-1914 (1989) et L’Ère du capital : 1848-1875 (1994). Ainsi que L’Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle 1914-1991 (Complexe, Bruxelles, 1999, 2003) et de Aux armes historiens. Deux siècles d'histoire de la Révolution française (La Découverte, 2007).
 

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