« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)

jeudi 28 février 2019

vidéo: Anthony Glinoer, La bohème. Une figure de l'imaginaire social




Anthony Glinoer 
La bohème 
Une figure de l'imaginaire social 
P.U.Montréal
Socius
2018

Présentation de l'éditeur
Depuis qu’au milieu du XIXe siècle Henri Murger a appelé « bohèmes » une bande d’artistes vivant d’amour et de pain sec à Paris, le bohème et la vie de bohème n’ont plus quitté l’imaginaire social. Ils ont existé dans les faits et dans les textes littéraires non seulement à Paris mais à Madrid, à Varsovie, à Oslo et à New York, tandis que la chanson de Charles Aznavour et l’opéra de Puccini sont entrés dans le patrimoine culturel mondial. Ce livre fait émerger d’une vaste masse de discours des lieux emblématiques, des pratiques collectives, des vies exemplaires, des figures antagonistes, des variations sur le thème de la bohème. Le lecteur rencontre Albert Glatigny, Nina de Villard, la Brasserie des Martyrs, les orgies fictionnelles ou encore la bohème montréalaise. Au fil des chapitres, la bohème se dévoile comme un objet inséparablement imaginaire et social, façonné et incarné par de nombreux hommes de lettres et d’art. Anthony Glinoer poursuit ici son exploration des phénomènes collectifs au XIXe siècle. Il procède en sociologue des faits et des imaginaires littéraires pour dresser le portrait d’une des figures clés de nos représentations de la vie d’écrivain et de la vie d’artiste, depuis Murger jusqu’aux bobos.

Anthony Glinoer est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’histoire de l’édition et la sociologie du littéraire et professeur à l’Université de Sherbrooke. Il a notamment publié L’âge des cénacles. Confraternités littéraires et artistiques au XIXe siècle avec Vincent Laisney (2013).

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