« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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dimanche 26 mai 2013

Colloque: La reconstruction de la raison. Dialogues avec Jacques Bouveresse. Collège de France, 27, 28 et 29 mai 2013

 
 
Chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance
Professeur Claudine Tiercelin
Colloque La reconstruction de la raison

Dialogues avec Jacques Bouveresse

Collège de France, Paris – 27, 28 et 29 mai 2013

*

Lundi 27 mai

9 H/9 H 15
Claudine Tiercelin (Collège de France)
Ouverture
9 H 15/10 H 15
Pierre Wagner (Université Paris1– Panthéon – Sorbonne)
Tolérance et rationalité
10 H 30/11 H 30
François Clementz (Aix – Marseille Université)
Métaphysique du rationalisme, rationalité de la métaphysique
11 H 30/12 H 30
Catrin Misselhorn (Universität Stuttgart)
Romanticism Naturalized. From the Paradoxes of Self-reference to the Non-Ratioid Domain

*

14 H/15 H
Christian Bonnet (Université Paris1 – Panthéon – Sorbonne)
Lichtenberg ou les Lumières inquiètes
15 H/16 H
Kevin Mulligan (Université de Genève)
De la sottise, du pharisaïsme et de l’intérêt
16 H 15/17 H 15
Jacques Bouveresse (Collège de France)
Le désir, la vérité et la connaissance : la volonté de savoir et la volonté de vérité chez Foucault
17 H 15/18 H
Discussion générale

Mardi 28 mai

9 H/10 H
Pascal Engel (EHESS)
La diversité du domaine des raisons
10 H 15/11 H 15
Stéphane Chauvier (Université Paris – Sorbonne)
Un décisionnisme épistémologique est-il possible ?
11 H 15/12 H 15
Jean-Marie Chevalier (Collège de France)
Y a-t-il un rationalisme à la française ? Vuillemin, Granger, Bouveresse

*

14 H/15 H
Roger Pouivet (Université de Lorraine)
L’irrationalisation de la religion
15 H/16 H
Aude Bandini (Université de Montréal/ Université du Québec à Montréal)
De quoi l’acratique épistémique est-il coupable ?
16 H 15/17 H 15
Manfred Frank (Universität Tübingen)
Politische Aspekte des neufranzösischen Denkens
17 H 15/18 H
Discussion générale

Mercredi 29 mai

9 H/10 H
Louis Pinto (CNRS, EHESS)
Le sociologue, la raison et l’histoire
10 H 15/11 H 15
Benoit Gaultier (Collège de France)
Le champ scientifique, le progrès de la connaissance et l’exercice de la philosophie
11 H 15/12 H 15
Sophie Djigo (CURAPP, Amiens)
« Rationaliser l'action » : du sujet empirique à l’agent rationnel

*

14 H/15 H
Jean-Jacques Rosat (Collège de France)
User de sa raison en philosophie
15 H/16 H
Jean-Matthias Fleury (Lycée Gérard-de-Nerval, Noisiel)
Souveraineté de la raison
16 H 15 – 17 H 15
Claudine Tiercelin (Collège de France)
Raison et sensibilité
17 H 15/18 H
Discussion générale. – Clôture


vendredi 16 novembre 2012

Kevin Mulligan, Wittgenstein et la philosophie austro-allemande

Kevin Mulligan 
Wittgenstein et la philosophie austro-allemande
Problèmes & Controverses
Vrin
2012

Présentation de l'éditeur
La philosophie contemporaine doit beaucoup à deux philosophes autrichiens – Edmund Husserl et Ludwig Wittgenstein. Les problèmes philosophiques que ce dernier a mis au centre de la philosophie analytique sont souvent des problèmes nouveaux par rapport aux questions soulevées par les pères de cette tradition, Frege, Moore, Russell et Ramsey. Ils étaient pourtant au centre des traditions, autrichiennes puis austro-allemandes, qui remontent à Bolzano et à Brentano : la psychologie descriptive des élèves de Brentano, la phénoménologie de Husserl et de ses premiers élèves et les différentes écoles de la psychologie de la Gestalt. Ces problèmes appartiennent à la philosophie de l’esprit et du langage : qu’est-ce que vouloir dire quelque chose, vouloir, vouloir faire, éprouver, compter sur une certitude primitive? Y-a-t-il des objets psychologiques ou mentaux privés? « Je » désignet- il? Quel rapport y a-t-il entre le non-sens, la signification et les règles? Entre les règles et les signaux qui nous guident et les symboles qui représentent?
Les mentalismes, platonismes et essentialismes qui caractérisent souvent la philosophie austro-allemande tranchent avec le rejet systématique de tels « ismes » chez Wittgenstein. Il est cependant manifeste que ce dernier, comme ses prédécesseurs et contemporains austro-allemands, met la description de l’esprit et du langage au coeur de ses réflexions. D’où la question à laquelle répond cet ouvrage : les descriptions de Wittgenstein sont-elles meilleures que celles données par les héritiers de Bolzano et de Brentano?