« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 30 août 2021

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Notre vie chez les riches. Mémoires d'un couple de sociologues

 


Michel Pinçon et
Monique Pinçon-Charlot
Notre vie chez les riches
Mémoires d'un couple de sociologues
Zones
2021
 
 
 
 
Présentation de l'éditeur

Le célèbre couple de sociologues de la bourgeoisie livre son autobiographie, des mémoires qui retracent près de six décennies d’une vie studieuse, amoureuse et engagée. L’un issu d’une famille ouvrière des Ardennes, l’autre fille d’un notable de Lozère, ils se rencontrent en 1965 à la bibliothèque de la faculté de Lille. Ils ne se quitteront plus. Études de sociologie, mariage précipité, séjour en coopération dans le Sahara marocain, rencontre avec Pierre Bourdieu, entrée au CNRS et puis, à la fin des années 1980, décision de prendre les nantis comme objet d’investigation, avec un premier livre écrit à quatre mains, Dans les beaux quartiers.
On les suit dans leur découverte de cet autre monde social, du Jockey Club aux chasses à courre, en passant par l’Automobile Club de France et ses réceptions au champagne. On accède ainsi aux coulisses d’une recherche qui suppose souvent de déployer des trésors d’ingéniosité pour accéder aux enceintes feutrées de l’entre-soi où se côtoient les grandes familles.
Ce récit agrémenté de nombreuses anecdotes peut se lire tout autant comme une introduction à leurs travaux que comme la traversée d’une époque par un duo singulier, témoin bicéphale des mutations de la société française et de ses élites sur un demi-siècle.



vendredi 11 avril 2014

Richard Hoggart (1918-2014), 33 Newport Street : Autobiographie d'un intellectuel issu des classes populaires anglaises

Richard Hoggart
33 Newport Street
Autobiographie d'un intellectuel issu des classes populaires anglaises
Traduit par Christiane Grignon, Claude Grignon
Points
2013

Présentation de l'éditeur
Dans cet ouvrage, Richard Hoggart entreprend de raconter sa propre histoire tout en cherchant à comprendre ce qui l’a rendue possible et, aujourd’hui, pensable. Il y évoque en écrivain son enfance dans un quartier ouvrier du Leeds des années 1920. Le récit de cette enfance, si démunie, et pourtant si riche de souvenirs, fait comprendre que les groupes les plus dominés ont encore une culture, et qu’en même temps il n’est pas de culture populaire, si repliée sur elle-même et si protégée soit-elle, qui ne soit habitée par la domination qui s’exerce sur elle. Hoggart raconte aussi comment il a réussi à sortir, grâce à l’école, de son milieu d’origine, sans rien renier de ses origines ni non plus de sa trajectoire et de sa réussite.
Autoportrait d’un intellectuel issu des classes populaires, 33 Newport Street dessine en creux, et pour une fois en négatif, le portrait de l’intellectuel d’élite standard.
Richard Hoggart (1918-2014): Professeur d’université anglais, spécialiste de littérature anglaise et de la sociologie des milieux culturels, il est l’un des fondateurs des Cultural Studies. Son ouvrage La Culture du pauvre (1957) a profondément renouvelé l’analyse sociologique des milieux populaires.