« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 25 mai 2021

Myrtille Picaud, Mettre la ville en musique. Paris-Berlin

 

 

Myrtille Picaud

Mettre la ville en musique

Paris-Berlin

PU de Vincennes

Culture et Société

2021


Présentation de l'éditeur

En croisant sociologie de la culture, sociologie urbaine et sociologie des professions, Myrtille Picaud analyse les hiérarchies et les transformations des scènes musicales contemporaines de Paris et Berlin.

L’un des rares en sociologie de la musique à étudier ensemble les différents genres musicaux, cet ouvrage se distingue aussi en abordant cet objet à travers ses lieux, les salles de musique, et ses professionnel∙les, les programmatrices et programmateurs, qui sélectionnent les artistes. Il éclaire aussi la façon dont les phénomènes culturels contribuent aux dynamiques urbaines, en transformant les représentations et les fréquentations des différents quartiers de ces deux capitales. 

Myrtille Picaud est chercheuse associée à la chaire « Villes et numérique » de l'Ecole urbaine de Sciences Po et au Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE), docteure associée au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP), Sciences Po.  



 


dimanche 8 mai 2011

video: Lawrence Levine, The Genesis of Highbrow/Lowbrow (Culture d'en haut, culture d'en bas)


Lawrence W. LEVINE
Culture d'en haut, culture d'en bas
L'émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis
Préface de Roger Chartier
Traduit de l'Anglais par Marianne Woollven, Olivier Vanhée
La Découverte
Textes à l'appui / Lab. Sciences Sociales
2010


Présentation de l'éditeur
Comment la culture aux États-Unis est-elle passée d'une réalité partagée par des publics socialement diversifiés à un univers clairement séparé des pratiques de divertissement et réservé à une élite ? Pour répondre à cette question, l'historien américain Lawrence W. Levine retrace la trajectoire, au tournant des XIXe et XXe siècles, des formes d'expression qui constituent aujourd'hui la culture « savante » : théâtre - en particulier shakespearien, sur lequel il s'attarde pour montrer à quel point le spectateur ordinaire s'était approprié le répertoire et se manifestait durant les spectacles... -, opéra, musique symphonique, musées.
Levine enquête à la fois sur le langage employé pour évoquer et classer les biens culturels, sur les institutions mises en place par les élites urbaines pour imposer leurs normes et sur les pratiques des spectateurs et leurs résistances. Par un processus de « sacralisation » et de « bifurcation », la riche « culture publique partagée » qui caractérisait les États-Unis jusqu'au milieu du XIXe siècle se serait fracturée en cultures séparées et hiérarchisées. L'auteur analyse ainsi les rapports de pouvoir à l'œuvre dans la définition, l'organisation et la réception de la culture. Il montre comment la notion même de culture s'est trouvée étroitement associée aux notions d'ordre et de hiérarchie, et comment les publics ont été « disciplinés ».
Devenu une référence outre-Atlantique, Culture d'en haut, culture d'en bas a renouvelé la compréhension de la réception des œuvres, de la « légitimité culturelle », des politiques culturelles et de la place des publics dans les institutions.

Lawrence W. Levine (1933-2006), historien américain de renom, a enseigné pendant plus de trente ans à Berkeley. Il a grandement contribué au développement de l’histoire culturelle aux États-Unis.