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Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

samedi 27 février 2010

Pierre Bourdieu, interview avec Luciano Trigo, Incorrigiblement optimiste, 2001
















Pierre Bourdieu
interview avec Luciano Trigo
Incorrigiblement optimiste
O’Globo (Brésil), novembre 2001
Agone 26 et 27
« Revenir aux luttes »
P.233-245
Lire l'entretien http://atheles.org/lyber_pdf/lyber_401.pdf


voir également dans ce numéro deux articles de Bourdieu
P.203 – « Les sous-prolétaires algériens » ;
p.225 –« Sartre, l’invention de l’intellectuel total » ;