Diaporama

Loading...
Rien n'est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d'observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n'ont rien pour les soutenir que l'opinion. C'est donc sur l'opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s'étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu'aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l'Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d'agir/Seuil, 2012, p.257-258)

lundi 31 mai 2010

Gilles Remillet, ETHNO-CINÉMATOGRAPHIE DU TRAVAIL OUVRIER


Gilles Remillet
ETHNO-CINÉMATOGRAPHIE DU TRAVAIL OUVRIER
Essai d'anthropologie visuelle en milieu industriel

Dvd du film Ouvrier de Tamaris inclus
L'Harmattan
2009


Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage présente le fruit d'une recherche menée en anthropologie filmique ; l'enquête de terrain, conduite dans une fonderie gardoise (région d'Alès) sur une période de deux ans (2000-2002), avait pour but de décrire et d'analyser, au moyen de l'image filmique, les pratiques quotidiennes de la coopération ouvrière.
Il s'agissait de rendre compte, non seulement des processus matériels, mais également des règles, normes et valeurs qui sous-tendaient les actions des hommes au travail. L'auteur montre que malgré les restrictions relatives à l'insertion en milieu industriel, l'étude, menée conjointement sur les plans praxéologique, scénique et ethnologique a révélé l'intérêt du film comme outil privilégié pour une micro-analyse des situations de travail.
Appuyant sa réflexion sur un film réalisé dans l'usine (Ouvriers de Tamaris), l'auteur met en évidence la manière dont la forte réflexivité qu'offre l'image à l'ethnologue contribue à une meilleure connaissance anthropologique du travail industriel.

Né en 1970, Gilles Remillet est ethnologue-cinéaste.
Membre du groupe de recherche Cinémas, Représentations, Identités de l'Université Paris X-Nanterre et du Centre interdisciplinaire Récits, Cultures, Psychanalyse, Langues et Sociétés (CIRCPLES) de Université de Nice Sophia Antipolis, il poursuit des recherches sur le milieu ouvrier, l'anthropologie de la maladie, l'anthropologie visuelle, l'épistémologie et la méthodologie du cinéma anthropologique et documentaire.