Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


lundi 31 mai 2010

Gilles Remillet, ETHNO-CINÉMATOGRAPHIE DU TRAVAIL OUVRIER


Gilles Remillet
ETHNO-CINÉMATOGRAPHIE DU TRAVAIL OUVRIER
Essai d'anthropologie visuelle en milieu industriel

Dvd du film Ouvrier de Tamaris inclus
L'Harmattan
2009


Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage présente le fruit d'une recherche menée en anthropologie filmique ; l'enquête de terrain, conduite dans une fonderie gardoise (région d'Alès) sur une période de deux ans (2000-2002), avait pour but de décrire et d'analyser, au moyen de l'image filmique, les pratiques quotidiennes de la coopération ouvrière.
Il s'agissait de rendre compte, non seulement des processus matériels, mais également des règles, normes et valeurs qui sous-tendaient les actions des hommes au travail. L'auteur montre que malgré les restrictions relatives à l'insertion en milieu industriel, l'étude, menée conjointement sur les plans praxéologique, scénique et ethnologique a révélé l'intérêt du film comme outil privilégié pour une micro-analyse des situations de travail.
Appuyant sa réflexion sur un film réalisé dans l'usine (Ouvriers de Tamaris), l'auteur met en évidence la manière dont la forte réflexivité qu'offre l'image à l'ethnologue contribue à une meilleure connaissance anthropologique du travail industriel.

Né en 1970, Gilles Remillet est ethnologue-cinéaste.
Membre du groupe de recherche Cinémas, Représentations, Identités de l'Université Paris X-Nanterre et du Centre interdisciplinaire Récits, Cultures, Psychanalyse, Langues et Sociétés (CIRCPLES) de Université de Nice Sophia Antipolis, il poursuit des recherches sur le milieu ouvrier, l'anthropologie de la maladie, l'anthropologie visuelle, l'épistémologie et la méthodologie du cinéma anthropologique et documentaire.

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