Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



lundi 31 mai 2010

Gilles Remillet, ETHNO-CINÉMATOGRAPHIE DU TRAVAIL OUVRIER


Gilles Remillet
ETHNO-CINÉMATOGRAPHIE DU TRAVAIL OUVRIER
Essai d'anthropologie visuelle en milieu industriel

Dvd du film Ouvrier de Tamaris inclus
L'Harmattan
2009


Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage présente le fruit d'une recherche menée en anthropologie filmique ; l'enquête de terrain, conduite dans une fonderie gardoise (région d'Alès) sur une période de deux ans (2000-2002), avait pour but de décrire et d'analyser, au moyen de l'image filmique, les pratiques quotidiennes de la coopération ouvrière.
Il s'agissait de rendre compte, non seulement des processus matériels, mais également des règles, normes et valeurs qui sous-tendaient les actions des hommes au travail. L'auteur montre que malgré les restrictions relatives à l'insertion en milieu industriel, l'étude, menée conjointement sur les plans praxéologique, scénique et ethnologique a révélé l'intérêt du film comme outil privilégié pour une micro-analyse des situations de travail.
Appuyant sa réflexion sur un film réalisé dans l'usine (Ouvriers de Tamaris), l'auteur met en évidence la manière dont la forte réflexivité qu'offre l'image à l'ethnologue contribue à une meilleure connaissance anthropologique du travail industriel.

Né en 1970, Gilles Remillet est ethnologue-cinéaste.
Membre du groupe de recherche Cinémas, Représentations, Identités de l'Université Paris X-Nanterre et du Centre interdisciplinaire Récits, Cultures, Psychanalyse, Langues et Sociétés (CIRCPLES) de Université de Nice Sophia Antipolis, il poursuit des recherches sur le milieu ouvrier, l'anthropologie de la maladie, l'anthropologie visuelle, l'épistémologie et la méthodologie du cinéma anthropologique et documentaire.

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