Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 22 novembre 2009

à paraître: Bourdieu et la littérature

Bourdieu et la littérature
Collectif
Editeur Cecile Defaut
ISBN 2350180883
Date de parution mars 2010

Le Mot de l'éditeur :

« L’œuvre littéraire peut parfois en dire plus, sur le monde social, que nombre d’écrits à prétentions scientifique » (Les règles de l’art, p. 130).
Cet ouvrage collectif se propose de confronter des points de vue différents au sujet de l’apport de Bourdieu à la réflexion sur la littérature. Les contributeurs (des littéraires, des sociologues, des philosophes, des écrivains) se proposent d’analyser, de comprendre, de clarifier, d’interroger, dans des perspectives diverses, les rapports de Bourdieu à l’objet littérature comme à la critique littéraire qui lui fut contemporaine. Façon aussi, pour chacun, de faire le point sur la place que Bourdieu, en tant que théoricien de la littérature, occupe aujourd’hui dans sa propre histoire intellectuelle.
Ce livre ne se limite pas à définir l’importance de l’approche sociologique de la littérature dans le système de Bourdieu, le rôle qu’elle joue dans l’évolution de sa pensée (ou bien dans ses ritournelles et ses obsessions) : il tente d’interroger la valeur sociologique de la littérature comme la valeur de l’approche sociologique de la littérature, de faire l’inventaire critique, hors de toute attitude dogmatique ou épigonale, de la boîte à outils que Bourdieu nous ouvre, et de l’intérêt qu’elle présente aujourd’hui, pour un littéraire, un sociologue ou un philosophe.
Il est plus que jamais nécessaire d’historiciser l’approche spécifique de Bourdieu, de l’articuler aux réflexions contemporaines sur la littérature, d’en expliciter les enjeux et les aspects polémiques, de le faire dialoguer avec d’autres approches - sans rapport de révérence, mais aussi, sans préjugé.

Sommaire

"Jean-Pierre Martin, avant-propos : « La leçon de Bourdieu »
Pierre Bergounioux, « Un savant lettré »
Anna Boschetti, « Le problème du changement »
Pierre-Marc de Biasi, Entretiens avec Bourdieu et texte d’accompagnement
Pascale Casanova, « Une critique critique »
Pascal Durand, « Vers une sociologie des formes et des styles »
Jacques Dubois, « Bourdieu est Flaubert »
Annie Ernaux, « La preuve par corps »
Michel Jarrety, « Marginalia »
Bernard Lahire, « Le champ et le jeu : le cas de l'univers littéraire ».
Marielle Macé, « Bourdieu, logiques de la stylisation »
Pierre Macherey, ""Bourdieu critique de la ""raison scolastique"": le cas de la lecture littéraire""
Jérôme Meizoz, « Ce que préfacer veut dire »
Hélène Merlin-Kajman, « Ne… que ou la traque amère des vanités »
Jean-Claude Pinson, « Habitus et ethos »
Dominique Rabaté, « Révélations. La part de la littérature et la sociologie »
Gisèle Sapiro, « Ce que le champ n’est pas »
Dominique Viart, « Des biographies sans illusions »
Fatima Youcef : Index des références littéraires dans les écrits de Pierre Bourdieu"

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