Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 29 novembre 2009

Projection de Einsatzgruppen. Les Commandos de la Mort (1re partie), film réalisé par Michaël Prazan (2009)



SOIREE ORGANISEE PAR

LE DÉPARTEMENT DE SCIENCES SOCIALES DE L’ENS (BÉNÉDICTE REYNAUD),

AVEC LA COLLABORATION DU DÉPARTEMENT D’HISTOIRE (SOPHIE COEURÉ)

Projection de

EINSATZGRUPPEN

LES COMMANDOS DE LA MORT (1ère partie)

Film Réalisé par Michaël Prazan (2009)

École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005

MERCREDI 2 DECEMBRE 2009 A 20H30

SALLE DUSSANE

Projection suivie d’un débat en la présence de Michaël Prazan et avec la participation de :


- Tal Bruttmann, historien, chargé de mission de la ville de Grenoble

- Sophie Coeuré, historienne, Maître de conférences à l’ENS

- Nadine Fresco, historienne, chercheur du CNRS au Centre de Sociologie Européenne

- Marceline Loridan-Ivens, cinéaste

- Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste

- Bénédicte Reynaud, chercheur du CNRS au Département de Sciences Sociales de l’ENS (modératrice)

Entrée libre dans la limite des places disponibles

LE SYNOPSIS

Juin 1941, les armées allemandes envahissent l’URSS. À leur suite, les Einsatzgruppen, 3000 hommes répartis en quatre « groupes d’intervention » affectés chacun à une zone géographique définie, sont chargés d’exterminer les Juifs et les opposants au Reich. Au mois de décembre 1941, les pays Baltes sont déclarés « Judenfrei » - libres de Juifs.

Qui étaient les hommes qui organisèrent et pratiquèrent l’assassinat de masse des Juifs, des Tziganes et des prisonniers soviétiques ? D’où venaient-ils ? Quelles étaient leurs motivations ?

Quel fut leur destin après la destruction des Juifs d’Europe et la débâcle allemande ?

Par des témoignages recueillis dans les pays Baltes, en Ukraine, en Allemagne, mais aussi en Israël et aux États-Unis, les témoins du crime, les rares survivants et leurs bourreaux, révèlent la terrible et méconnue réalité de l’extermination par fusillades. Les archives inédites, les lieux du crime, les témoignages et les plus grands spécialistes internationaux, décrivent l’enfer qui, durant quatre ans, a établi son règne au centre de l’Europe.

AVANT PROPOS AU DEBAT

Rares sont les documentaires consacrés aux Einsaztgruppen, qui en donnent, au risque de choquer, une approche sans détour. Faisant oeuvre d’historien, Michaël Prazan s’appuie sur une analyse précise de la continuité entre les meurtres de masse des juifs dans les territoires soviétiques occupés et dans les camps d’extermination. Les frontières géographiques n’endiguent pas le fracas de cette atteinte au plus profond de l’humain. Entre l’intime et le Politique, l’image contribue à extraire de la mort de masse, un par un, les êtres assassinés.
http://www.sciences-sociales.ens.fr/

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