Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 15 décembre 2009

Savoir/agir n°10, Figures patronales


Savoir/agir n°10
Figures patronales
ISBN : 978-2-91496867-6
Éditions du Croquant

Présentation de l'éditeur

Le « patronat » n’est souvent connu qu’à travers quelques noms et quelques sigles. Ce qui masque les réalités contrastées d’un groupe social très hétérogène. Quoi de commun entre le patron autodidacte d’une PME, le PDG d’une multinationale sorti d’une grande école, l’agriculteur d’une petite exploitation, ou encore le directeur militant d’un établissement médicosocial ? Ni leurs formations ni leurs revenus ne sont comparables. Leurs carrières professionnelles sont disparates. Pourtant, ils sont des « employeurs » pour le code du travail. Ils se définissent comme « patrons » et s’identifient à l’entreprise et à « l’esprit d’entreprise » qui l’accompagne, même si tous n’en ont pas la même conception.
Ce numéro de Savoir/Agir se propose de revenir en détail sur les figures multiformes des patrons. Premier pas vers une actualisation de la critique politique ou militante, les contributions de ce dossier entendent faciliter la connaissance de ce monde patronal et des organisations à travers lesquelles se structure une représentation des intérêts financiers, industriels mais aussi des employeurs agricoles ou des entrepreneurs artisans. Elles montrent non seulement comment sont produits des collectifs et des positions politiques homogènes et cohérentes, mais aussi de quelle manière ces productions acquièrent une force sociale et politique.


Sommaire

Éditorial
Retour à la normale ?
Frédéric Lebaron

Dossier
Figures patronales
Hélène Michel et Sylvain Laurens

Un patron peut en cacher un autre
Nicolas Jounin et Louise Paternoster

Défendre « l’agriculture » ou les « employeurs agricoles » ?
Pierre Mayance

Les employeurs de l’économie sociale : des patrons comme les autres ?
Hélène Michel et Laurent Willemez

Les grands patrons français et la crise financière
François-Xavier Dudouet et Éric Grémont

Les clercs du génie patronal
Frédéric Pierru

Une « piqûre d’économie »
Sabine Rozier

Grand entretien avec Michel Offerlé
Un patronat entre unité et divisions

Paroles
Le monde ouvrier revient dans l’actualité
Émilie Aunis

La rhétorique réactionnaire
Mérite
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Régionales 2010 : un remake pour la gauche de gauche ?
Louis Weber

Actualité
De l’amende à la cagnotte : « innovations » et lieux communs autour de l’absentéisme scolaire
Étienne Douat

Europe
Les élections européennes de juin 2009
Willy Beauvallet et Sébastien Michon

Politiques d’ailleurs
Le néolibéralisme dans l’enseignement supérieur burkinabé
Lila Chouli

Alterindicateurs
Le rapport Stiglitz : vers une révolution statistique ?
Frédéric Lebaron

Culture
Fortunes et infortunes des familles du Nord
Nathalie Ethuin

Après « la classe ouvrière »
Gérard Mauger

http://atheles.org/editionsducroquant/

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