Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mardi 15 décembre 2009

Savoir/agir n°10, Figures patronales


Savoir/agir n°10
Figures patronales
ISBN : 978-2-91496867-6
Éditions du Croquant

Présentation de l'éditeur

Le « patronat » n’est souvent connu qu’à travers quelques noms et quelques sigles. Ce qui masque les réalités contrastées d’un groupe social très hétérogène. Quoi de commun entre le patron autodidacte d’une PME, le PDG d’une multinationale sorti d’une grande école, l’agriculteur d’une petite exploitation, ou encore le directeur militant d’un établissement médicosocial ? Ni leurs formations ni leurs revenus ne sont comparables. Leurs carrières professionnelles sont disparates. Pourtant, ils sont des « employeurs » pour le code du travail. Ils se définissent comme « patrons » et s’identifient à l’entreprise et à « l’esprit d’entreprise » qui l’accompagne, même si tous n’en ont pas la même conception.
Ce numéro de Savoir/Agir se propose de revenir en détail sur les figures multiformes des patrons. Premier pas vers une actualisation de la critique politique ou militante, les contributions de ce dossier entendent faciliter la connaissance de ce monde patronal et des organisations à travers lesquelles se structure une représentation des intérêts financiers, industriels mais aussi des employeurs agricoles ou des entrepreneurs artisans. Elles montrent non seulement comment sont produits des collectifs et des positions politiques homogènes et cohérentes, mais aussi de quelle manière ces productions acquièrent une force sociale et politique.


Sommaire

Éditorial
Retour à la normale ?
Frédéric Lebaron

Dossier
Figures patronales
Hélène Michel et Sylvain Laurens

Un patron peut en cacher un autre
Nicolas Jounin et Louise Paternoster

Défendre « l’agriculture » ou les « employeurs agricoles » ?
Pierre Mayance

Les employeurs de l’économie sociale : des patrons comme les autres ?
Hélène Michel et Laurent Willemez

Les grands patrons français et la crise financière
François-Xavier Dudouet et Éric Grémont

Les clercs du génie patronal
Frédéric Pierru

Une « piqûre d’économie »
Sabine Rozier

Grand entretien avec Michel Offerlé
Un patronat entre unité et divisions

Paroles
Le monde ouvrier revient dans l’actualité
Émilie Aunis

La rhétorique réactionnaire
Mérite
Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche
Régionales 2010 : un remake pour la gauche de gauche ?
Louis Weber

Actualité
De l’amende à la cagnotte : « innovations » et lieux communs autour de l’absentéisme scolaire
Étienne Douat

Europe
Les élections européennes de juin 2009
Willy Beauvallet et Sébastien Michon

Politiques d’ailleurs
Le néolibéralisme dans l’enseignement supérieur burkinabé
Lila Chouli

Alterindicateurs
Le rapport Stiglitz : vers une révolution statistique ?
Frédéric Lebaron

Culture
Fortunes et infortunes des familles du Nord
Nathalie Ethuin

Après « la classe ouvrière »
Gérard Mauger

http://atheles.org/editionsducroquant/

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