Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 10 janvier 2010

Franck Poupeau, EL ALTO: UNA FICCIÓN POLÍTICA/EL ALTO : UNE FICTION POLITIQUE










Franck POUPEAU
EL ALTO: UNA FICCIÓN POLÍTICA
Alto markaxa wali puq’antata jiwa jich’axa

Conferencia para “La universidad de todos los saberes, de los Andes a la Amazonía”
El Alto, que se extiende en el Altiplano, de cuya altura La Paz, sede del gobierno boliviano, con aproximadamente 900.000 habitantes, se convirtió en 2008 en la segunda ciudad del país (después de Santa Cruz). Su crecimiento urbano se mantiene por encima del 5% anual, tasa espectacular, sobre todo si se tiene en cuenta que se trata de una ciudad cuya fundación y expansión datan de la segunda mitad del siglo XX. Sin embargo, el que El Alto atraiga tanto la atención se debe menos a sus características demográficas que a su irrupción en el escenario político nacional a partir de principios de los años 2000.
http://www.pieb.com.bo/blogs/poupeau/articulo4.php

écoutez http://www.minedu.gov.bo/utlsaa/audio/cienciassociales/utlsaa_el_alto_una_ficcion_politica_franck_poupeau.mp3


EL ALTO : UNE FICTION POLITIQUE
Alto markaxa wali puq'antata jiwa jich'axa

Conférence pour " L'université de tous les savoirs, des Andes à l'Amazonie "
La ville de El Alto a fait une irruption fracassante sur la scène politique bolivienne depuis le début des années 2000. Dans l'imaginaire politique national, elle incarne désormais le symbole de la révolte populaire contre les gouvernements néolibéraux - à la nuance près que depuis l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales en décembre 2005, le mouvement " national-populaire " a pris une tournure de plus en plus " indigène " : El Alto exprimerait désormais la face " aymara " - et donc " authentique " - des mouvements sociaux. Comme toutes les villes, El Alto possède sa dimension imaginaire - et de même que les révolutionnaires français de 1789 siégeaient en toges romaines, ce double symbolique revêt aujourd'hui les habits politiques de l'indien insurgé, indomptable... sauvage ? Au risque que cette célébration de El Alto ne produise qu'une simple inversion des catégories coloniales ?
http://www.pieb.com.bo/blogs/poupeau/articulo3.php



Franck POUPEAU
del Instituto Francés de Estudios Andinos (IFEA)
ifea
El autor es sociólogo, representante del Instituto Francés de Estudios Andinos (IFEA) en Bolivia.
Doctor de la Escuela de Altos Estudios en Ciencias Sociales.
Editor de la revista Actes de la recherche en sciences sociales, creada por Pierre Bourdieu en 1975.
Autor de varios libros sobre las desigualdades sociales y espaciales, sobre educación o sobre el acceso a los servicios urbanos y al agua.
Uno de sus libros fue traducido en castellano:
Dominación y movilizaciones. Estudios sobre el capital militante y el capital escolar, Buenos Aires, Ferreya Editores, 2007.
http://www.pieb.com.bo/blogs/poupeau/

Aucun commentaire: