Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


mardi 20 avril 2010

à paraître: Maurice Halbwachs, La Théorie de l'Homme moyen. Essai sur Quetelet et la statistique morale


Maurice Halbwachs
La Théorie de l'Homme moyen. Essai sur Quetelet et la statistique morale
Préface d'Éric Brian
éd. ScienceS en Situation
(1ère édition 1912)
A paraître en mai 2010











Présentation de l'éditeur

Le lecteur du XXIe siècle trouve aussi dans l’ouvrage des éléments décisifs pour saisir l’itinéraire intellectuel d’un docteur studieux et tenace, que son acharnement savant conduira à des œuvres qui en font aujourd’hui l’un des sociologues du XXe siècle considérés comme les plus importants, réformateur du durkeimisme initial ; annonciateur de multiples variantes de la sociologie des Trente glorieuses telles les vastes enquêtes quantitatives, la démographie moderne, les études différentielles des classes sociales et des niveaux de vie, les études sur les genres et les styles de vie ; et enfin fondateur de la sociologie de la mémoire collective.

L’analyse porte ici sur les techniques statistiques en vigueur vers 1900 – moyennes, indices, tendances, tableaux croisés – et elle donne les éléments les plus importants à propos de l’objectivation des phénomènes sociaux sans égarer le lecteur dans le labyrinthe des techniques mises au point depuis 1912 – méthodes multivariées, tests modernes, régressions en tous genres, procédés factoriels ou analyses de réseaux – ni sans lui cacher les zones d’ombre couvertes aujourd’hui par l’informatisation du travail empirique.

Halbwachs, enfin, animé par une combinaison rare de réalisme scientifique, de souci de méthode et de systématicité dans l’enquête, offre à ses successeurs un jeu de pistes toujours neuf.

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