« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 22 février 2020

Le calcul des probabilités à la portée de tous , Maurice Fréchet, Maurice Halbwachs

Le calcul des probabilités à la portée de tous
Maurice Fréchet, Maurice Halbwachs
édition critique commentée par Éric Brian, Hugo Lavenant et Laurent Mazliak
PU Strasbourg
Histoire et philosophie des savoirs 
2019
 
 
Présentation de l'éditeur
Publié pour la première fois par Maurice Fréchet et Maurice Halbwachs en 1924, Le calcul des probabilités à la portée de tous a été écrit à partir des cours donnés conjointement par le mathématicien et le sociologue, depuis 1921, à l'institut commercial de Strasbourg. Leur texte explore d’une façon très profonde les concepts des mathématiques du hasard en évitant un arsenal technique trop important. Il donne ainsi aux utilisateurs des statistiques des clés de compréhension essentielles pour qu’ils en développent un usage raisonné. L’ouvrage demeure d’une profonde actualité et peut être regardé comme un des meilleurs manuels de mathématiques sociales.
La présente réédition est assortie d’un important appareil critique et d’un commentaire historique qui rappellent le rôle de l’université de Strasbourg des années 1920 comme laboratoire d’innovations pédagogiques audacieuses et inscrivent le livre dans les profondes transformations rencontrées par les mathématiques du hasard et leur enseignement au début du XXe siècle, notamment en France au lendemain de la Grande Guerre.

Sommaire
Introduction
Notice pour l'édition critique
Le calcul des probabilités à la portée de tous
Préface
Introduction. Fréquence. — Loi du hasard. — Probabilité
Chapitre I. Combinaisons des probabilités
Chapitre II. Théorie des probabilités continues ou géométriques
Chapitre III. Probabilité des hypothèses (ou des causes)
Chapitre IV. L'espérance mathématique
Chapitre V. La notion d'écart et les valeurs typiques d'un ensemble de nombres
1re section. Cas d'un nombre fini d'épreuves
2e section
Chapitre VI. Épreuves répétées
Chapitre VII. Lois des grands nombres
1re section. Cas des probabilités constantes. Théorème de Laplace
2e section
3e section
4e section
5e section
Table des valeurs de la fonction de Laplace
Indications bibliographiques
Table des matières

Commentaire
La reconquête de l'université de Strasbourg
La création de l’Institut d’enseignement commercial supérieur
L’enseignement de la statistique : un tour d’Europe
Deux Maurice en mission
Le livre
Réception et postérité de l’ouvrage
Notes
Bibliographie
 
 
 
 

vendredi 28 avril 2017

4e éd. de Maurice Halbwachs, La Topographie légendaire des Évangiles en Terre sainte. Étude de mémoire collective


Maurice Halbwachs
La topographie légendaire des évangiles en Terre sainte
Étude de mémoire collective 
Puf
Quadrige
2017
Présentation de l'éditeur
« Ces traditions sur ce qu’on appelle les lieux saints, comment se sont-elles formées ? Quelle en est l’origine ? […] Tels qu’ils nous apparaissent, ces objets résultent eux-mêmes d’une adaptation antérieure des croyances héritées du passé aux croyances du présent, et, en même temps, de celles-ci aux vestiges matériels des croyances anciennes. On remonte ainsi le cours du temps. »
Qu’on réfléchisse au destin d’une région du monde âprement disputée ou qu’on examine attentivement ce que l’histoire du christianisme doit à ses lieux originels, on en vient nécessairement à la mémoire contemporaine de la Terre sainte. Or c’est ici même que la théorie de la mémoire collective a connu sa première grande étude systématique. Dans une introduction, Danièle Hervieu-Léger, Jean-Pierre Cléro, Marie Jaisson, Sarah Gensburger et Éric Brian l’analysent et la situent dans l’horizon de travaux comparables de philosophie, de sociologie et d’histoire.
Élève de Bergson et de Durkheim, Maurice Halbwachs (1877-1945) fut l’un des principaux sociologues de l’entre-deux-guerres et le fondateur de la sociologie de la mémoire collective. Ses travaux sur la formation des villes et la transformation des classes sociales ont nourri la sociologie d’après-guerre. Peu après son élection au Collège de France, il fut arrêté par la police française en juillet 1944, remis aux autorités d’Occupation, puis déporté à Buchenwald où il mourut le 15 mars 1945.

jeudi 27 avril 2017

Marcel Mauss et Émile Durkheim, De quelques formes primitives de classification

Marcel Mauss 
Émile Durkheim
De quelques formes primitives de classification
Edité par Eric Brian
Jules Salomone
et Florence Weber
PUF
Quadrige
2017

Présentation de l'éditeur
Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Durkheim et Mauss proposent de réécrire la table kantienne des catégories : l’acquisition de nos concepts fondamentaux et la maîtrise des jugements logiques qu’ils rendent possibles ne sont pas, selon eux, le fruit des seules forces de l’individu, mais ont en fait une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et espèces. Ils entendent ainsi établir qu’en Amérique du Nord, chez les aborigènes d’Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho : la classification des choses reproduit celle des hommes. Ce faisant, Durkheim et Mauss suggèrent qu’il y a continuité entre la faculté de classification déployée dans les sociétés primitives et celle à l’œuvre dans nos sciences contemporaines – belle et généreuse manière de mettre en cause le Grand Partage.
Marcel Mauss (1872-1950) fut l’un des fondateurs de l’anthropologie sociale. Son œuvre s’inscrit dans l’aventure collective de L’Année sociologique, revue dont il devint le pilier après la mort de Durkheim en 1917. Elle a durablement influencé la philosophie et les sciences sociales, notamment l’anthropologie, la sociologie des sciences, la psychologie sociale, l’histoire des techniques et l’archéologie.
Émile Durkheim (1858-1917), sociologue de réputation mondiale, fut professeur de pédagogie et de sciences sociales à l’université de la Sorbonne et chef de file de l’école française de sociologie, ainsi que le fondateur de la revue L’Année sociologique en 1896.
Série dirigée par Florence Weber, professeur de sociologie et d’anthropologie à l’École normale supérieure.
Volume présenté par Jules Salomone, doctorant en philosophie à l’École normale supérieure et à la City University of New York.
Texte établi par Éric Brian (Éhess) et Florence Weber (Éns).

vendredi 8 novembre 2013

Bachelard hors les murs - Retours d'expériences. Revue de Synthèse - Tome 134 / Numéro 3, 2013

Bachelard hors les murs - Retours d'expériences 
Revue de Synthèse - Tome 134 / Numéro 3, 2013
Springer

Présentation de l'éditeur
En 2012, au cinquantenaire de la mort de Gaston Bachelard, philosophe si influent en France comme ailleurs, la Revue organisa un grand colloque à Paris. Il fut l'occasion de collecter, en marge de la réunion, la série d'articles qui forment ce numéro. Chacun restitue, à la manière d'expérimentation, un itinéraire de l'oeuvre, singulier et méconnu, hors des lieux où elle s'était d'abord implantée. Du vaste monde sillonné, les sciences, les arts, le langage nous reviennent éclairés de manière inattendue.
  • Gaston Bachelard est sans doute l'un des philosophes des sciences les plus influents du XXe siècle, en France comme à l'étranger par le biais de la circulation des travaux qu'il a inspirés
  • Les articles qui forment ce numéro rendent compte d'itinéraires singuliers et de circulations très diverses, entre la philosophie, les sciences, le langage et les arts
  • Des lectures rigoureuses de l'oeuvre depuis les langues anglaises ou allemandes, un détour éclairant par la philosophie des sciences du début du XXe siècle, des confrontations artistiques fécondes, des cheminements qui passent dans la part orientale de l'Europe où comptent les travaux conçus en France

Sommaire  



  •  Pages 313-315 


    Articles

    Que Veut Dire Bachelard par « Rationalisme Appliqué »? 

    Mary Tiles Pages 317-32

    Vasile Tonoiu et l’Esprit Scientifique Moderne une Approche Roumaine de Gaston Bachelard

    Ionel Buse Pages 329-342 

    Bachelard et Brunschvicg la Logique Interne du Discours Scientifique

    Yvon Gauthier Pages 343-353 

    Gaston Bachelard et Albert Flocon la Rencontre d’un Philosophe Avec un Graveur

    Hans-Jörg Rheinberger Pages 355-372

    Une Lecture Matérielle d’un Poète Japonais: Kenji Miyazawa

    Osamu Kanamori Pages 373-389

  • Revue Critique

    L’école Normale de L’an III et la Reconfiguration des Savoirs Sous la Révolution

    Jean-Pierre Schandeler Pages 391-398 


    Comptes Rendus

    Enquêtes sur les Sciences

    Nathalie Richard, Sabine Reungoat, Caroline Ehrhardt, Baptiste Mélès Pages 399-414
 

vendredi 7 décembre 2012

mardi 28 février 2012

Revue de synthèse, t. 133, n°1, 2012, Sociologie générale. Eléments nouveaux


dimanche 12 février 2012

Colloque Bachelard 2012 : Le Surrationalisme 50 ans après - 21, 22 et 23 mai 2012




Bachelard 2012 : le surrationalisme 50 ans après

Journées de synthèse 21, 22 et 23 mai 2012



Centre International de Synthèse – CIRPHLES (ENS) – LARSIM (CEA)

à l’Ecole Normale Supérieure (45, rue d’Ulm – Salle Dussane)




samedi 19 novembre 2011

Caroline Ehrhardt, Évariste Galois. La fabrication d’une icône mathématique + Extrait de la préface d'Éric Brian

Caroline Ehrhardt
Évariste Galois
La fabrication d’une icône mathématique
EHESS
2011

Présentation de l'éditeur
Comment Évariste Galois, tué en duel à 21 ans, a-t-il pu devenir célèbre au point qu’une théorie algébrique porte son nom ? Caroline Ehrhardt s’intéresse à son parcours individuel et interroge les pratiques des mathématiques, notamment dans le milieu scolaire.
Tué au cours d’un duel en 1832, Évariste Galois fut avant d’être reconnu pour sa théorie des groupes célébré par les républicains qui se sont emparés de la mémoire de ce jeune jeté en prison deux fois pour son engagement. Ce n’est qu’une dizaine d’années après sa mort prématurée que ses travaux mathématiciens furent publiés et reconnus. La légende du génie malheureux incompris de ses contemporains était née. Caroline Ehrhardt s’intéresse à la fois à l’individu, et au contexte savant dans lequel ce jeune étudiant s’inscrivait. Elle interroge ainsi les pratiques des mathématiques, notamment dans le milieu scolaire où se forma Galois. Comment étaient-elles enseignées ? Quels étaient les sujets d’examens à l’école polytechnique où Galois fut un candidat malheureux avant de se rabattre sur l’École normale ? À la croisée de l’histoire sociale et de l’histoire des mathématiques, l’auteur apporte un portrait complet du mathématicien loin du mythe, et contribue à enrichir l’histoire de l’enseignement.

Extrait de la préface (Éric Brian, p. 9-13)
"Les sciences sociales et l’histoire ont-elles quelque chose de pertinent à dire sur les mathématiques ? Les sciences sociales y gagnent-elles quoi que ce soit ? Et leur propos a-t-il de quoi intéresser les mathématiciens ? À ces questions, l’étude que Caroline Ehrhardt a consacrée à la brève vie d’Évariste Galois, à son activité effective et aux époques de sa postérité conduit à répondre trois fois oui. Or on touche ici à certains des domaines les plus exemplaires et les plus abstraits des mathématiques contemporaines : la théorie des groupes et celle des structures algébriques. [...]
L’objet de sciences sociales et de l’histoire, ici, n’est pas la ressemblance de certains aspects des activités scientifiques avec d’autres activités humaines, mais l’abstraction même, c’est-à-dire les opérations concrètes – humaines ou sociales comme on voudra – par lesquelles les traces de l’activité savante et les formes de raisonnement qui y sont associées gagnent une portée temporelle qui dépasse tout à fait leurs conditions datées de production, c’est-à-dire un degré très élevé d’autonomie relative par rapport aux activités comparables. [...]
Caroline Ehrhardt explore-t-elle avec persévérance l’apport en histoire des mathématiques de démarches familières aux historiens généralistes, telles l’histoire intellectuelle et l’histoire matérielle de l’abstraction à la manière de Jean-Claude Perrot, ou bien aux sociologues généralistes, telle la théorie de la mémoire collective de Maurice Halbwachs, théorie qui connaît aujourd’hui un regain d’intérêt considérable dans le monde entier. Caroline Ehrhardt démontre par l’exemple la portée en histoire des sciences de démarches aujourd’hui bien identifiées dans les domaines les plus généraux de l’histoire et des sciences sociales qui ont effectivement, on le voit, quelque chose de pertinent à dire sur les mathématiques.
À ces disciplines généralistes, elle apporte deux éléments précieux. En premier lieu, c’est un registre de comparaisons inépuisables qui permettra de mieux cerner ce qui caractérise les plus abstraites des activités humaines. Mais c’est aussi un approfondissement de certains aspects de la théorie de la mémoire collective dans le cas d’activités hautement stylisées, hautement institutionnalisée. Il renforce le domaine des memory studies où la production est aujourd’hui très intense. Il est clair que les sciences sociales ont ici beaucoup à gagner pour disposer des moyens de traiter de front la production et la transmission des choses les plus abstraites.
Mais l’un des aspects à mes yeux les plus inattendus de la réception des recherches de Caroline Ehrhardt est sans doute celle que les chercheurs en mathématiques inscrits dans la postérité galoisienne lui accordent aujourd’hui. Ils découvrent en effet dans ses travaux une densité de textes liée d’une manière ou d’une autre à l’œuvre de Galois. Ils saisissent les conditions dans lesquelles ils ont été écrits et leurs enjeux souvent perdus de vue. L’histoire des mathématiques a ainsi gagné en épaisseur, en densité, en variabilité, non seulement pour les sciences sociales mais encore pour les mathématiciens spécialisés eux-mêmes. Les recherches de Caroline Ehrhardt ouvrent ainsi des pans oubliés et donc insoupçonnés de lisibilité proprement mathématique. Voici qui intéresse les mathématiciens."

Chargée de recherche au Service d’histoire de l’éducation (Institut français de l’éducation, Lyon), Caroline Ehrhardt est agrégée de mathématiques et docteur en histoire.

vendredi 22 avril 2011

video: Éric BRIAN, Pourquoi Condorcet?

videos: Éric BRIAN, Pourquoi Condorcet ?
Première partie : Un itinéraire biographique
Deuxième partie : Au fil de ses écrits
Troisième partie : Des questions actuelles

Campus Condorcet, 2011

Éric Brian étudie l’incertitude et la régularité des phénomènes sociaux aujourd'hui et la manière dont les savants les ont saisies par le passé. Ancien directeur scientifique adjoint de l'Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS, il anime l'unité "Histoire et populations" à l'INED et dirige la Revue de synthèse (éditions Springer France).

lundi 28 mars 2011

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales no 145, 2002/5, La circulation internationale des idées

Actes de la recherche en sciences sociales
no 145, 2002/5
La circulation internationale des idées
Seuil

Page 3 à 8
Pierre Bourdieu,   Les conditions sociales de la circulation internationale des idées

Page 9 à 20
François Denord,   Le prophète, le pèlerin et le missionnaire La circulation internationale du néo-libéralisme et ses acteurs

Page 21 à 33
Louis Pinto,   (Re)traductions Phénoménologie et « philosophie allemande » dans les années 1930

Page 34 à 46
Éric Brian,   Transactions statistiques au xixe siècle Mouvements internationaux de capitaux symboliques

Page 47 à 60
Victor Karady,   La migration internationale d'étudiants en Europe, 1890-1940

Page 61 à 70
Gustavo Sorá,   Un échange dénié La traduction d'auteurs brésiliens en Argentine

Page 71 à 83
Dominique Marchetti,   L'internationale des images

Pratiques

Page 84 à 94
Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini,   Les enjeux de la traduction Traduire les penseurs politiques florentins de l'époque des guerres d'Italie
Résumé ]Version HTML ]Version PDF ]
 

lundi 31 janvier 2011

audio/video: Éric Brian et Marie Jaisson, Hasard et sociologie : le sexisme de la première heure

 Conférence-débat présentée et animée par Éric Brian et Marie Jaisson, à l’occasion de la sortie de leur livre Le Sexisme de la première heure. Hasard et sociologie (Raisons d'Agir, 2007)
Espace virtuel sur Second Life "Pierre Bourdieu un hommage", 27 octobre 2007

écouter:
compléments:
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video:
Hasard et sociologie : le sexisme de la première heure
Éric Brian (EHESS-ENS)
Journée Le concept de ‘randomness’ : aléatoire et stochastique
organisé par Marie Farge (CNRS)
29 mars 2006

lundi 24 janvier 2011

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales n° 141-142, 2002/1-2, Science


Page 5 à 7
Éric Brian,   Ad directionem ingenii

Page 9 à 12
Pierre Bourdieu,   Science, politique et sciences sociales

Page 13 à 20
Ian Hacking,   « Vrai », les valeurs et les sciences

Page 21 à 30
Terry Shinn,   Nouvelle production du savoir et triple hélice Tendances du prêt-à-penser les sciences

Page 31 à 45
Yves Gingras,   Les formes spécifiques de l'internationalité du champ scientifique

Page 46 à 61
Alain Chenu,   Une institution sans intention La sociologie en France depuis l'après-guerre

Nobles et ignobles

Page 62 à 66
Frédéric Lebaron,   Le « Nobel » d'économie Une politique

Page 66 à 71
Yves Gingras et Lionel Vécrin,   Les prix Ig-Nobel Le double tranchant de l'humour scientifique

Top 50

Page 72 à 78
  David Pontille, La signature scientifique Authentification et valeur marchande

Page 78 à 79
Johan Heilbron,   La bibliométrie, genèse et usages

Vingt ans après

Page 80 à 81
Éric Brian,   Vingt ans après

Page 82 à 85
Pierre Bourdieu,   Les apparatchiks de la recherche

Page 86 à 97
Massimo Mazzotti,   Le savoir de l'ingénieur Mathématiques et politique à Naples sous les Bourbons

Page 98 à 109
Jean-Guy Prévost,   Genèse particulière d'une science des nombres L'autonomisation de la statistique en Italie entre 1900 et 1914

Page 110 à 120
Claude Rosental,   De la démo-cratie en Amérique Formes actuelles de la démonstration en intelligence artificielle

Page 121 à 126
Muriel Lefebvre,   Construction et déconstruction des diagrammes de Dynkin

Page 127 à 134
Charles Alunni et Éric Brian,   La mémoire des gestes de science et ses enjeux
Résumé ]Version HTML ]Version PDF ]

vendredi 17 septembre 2010

Dictionnaire des concepts nomades en Sciences Humaines + Introduction et foreword


Dictionnaire des concepts nomades en Sciences Humaines
Sous la direction d'Olivier Christin
Editions Métailié
2010



Présentation de l'éditeur
En partie inspiré d’entreprises antérieures, ce Dictionnaire regroupe des textes consacrés à quelques-uns des termes ou des concepts à travers lesquels les sciences sociales et l’histoire pensent le monde social et se pensent elles-mêmes. Mais à la différence des précédents ouvrages qui avaient choisi un champ bien précis (le vocabulaire des groupes sociaux, les concepts centraux des idéologies ou des formes constitutionnelles…) et surtout une seule aire linguistique, aucune discipline, aucune nation, aucune langue n’est privilégiée. Au contraire, les articles rassemblés ici et confiés à des spécialistes reconnus et de nationalités différentes décrivent la naissance, la carrière et la circulation, à travers les époques et les langues, de noms communs, d’expressions idiomatiques ou de termes apparemment techniques dont on
porte au jour le caractère de constructions idéologiques et de produits de l’activité des acteurs sociaux. On y rencontrera donc des vocables, des concepts, des expressions de nature très hétérogène et ne présentant pas les mêmes caractères de variabilité : certains relèvent de la description des groupes sociaux par eux-mêmes et par les sciences sociales (Avant-gardes, Mouvement ouvrier, Junker…), d’autres des sciences de l’État et du savoir administratif (Administration, Moyenne, Droit musulman…), d’autres encore de constructions idéologiques particulières dont les conditions d’émergence et d’imposition de sens appellent à une mise en perspective (Occident, Laïcité, Absolutisme…). L’essentiel n’est donc ni dans le choix des termes, ni dans la poursuite d’une forme d’encyclopédisme. Seules importent la démarche et l’exemplarité de l’analyse, tournées vers la dénaturalisation et l’historicisation des usages lexicaux qui font des exemples retenus autant de cas d’école, c’est-à-dire de cas exemplaires sur lesquels penser ce que les structures académiques, les usages linguistiques, les routines et les inconscients intellectuels imposent de manière subreptice.

Renonçant à tout but normatif, ce Dictionnaire a l’ambition d’apporter sur quelques cas significatifs des exemples d’enquêtes méticuleuses, associant sémantique historique, comparatisme et objectivation critique des conditions sociologiques et historiques de possibilité et d’opérationnabilité des concepts et des usages lexicaux des sciences sociales, qui montrent que les rapports et les conflits de sens sont également des rapports et des conflits de force. En mettant en avant la dimension « nomade » des concepts historiques, il s’agit ainsi de favoriser les bases d’un dialogue dans les sciences sociales européennes, conscient du poids des héritages socio-linguistiques.


Liste des concepts :
Absolutisme, Administration, Ancien Régime, Avant-garde, Cacique/Cacicazgo, Cacique/Caciquisme/Caudillisme, Confession, Droit musulman, Fortuna, Frontière, Grand Tour, Haut Moyen Âge, Histoire contemporaine, Humanisme civique, Humanitaire, Intelligentsia/Intellectuels, Junker, Laïcité, Mouvement ouvrier, Moyenne, Narratio/récit, Occident, Opinion publique, Travail.


Liste des contributeurs (universitaires) :
Giorgia Vocino (Université Ca’ Foscarini de Venise), Simone Bellezza (Université de San Marino), Anna Boschetti, Gilda Zazzara (Université Ca’ Foscari de Venise), Michele Nanni (Université de Padoue), Sandro Landi (EHESS), Guillermo Zermeno Padilla (Université El Colegio, Mexico), Alfonso Mendiola (Université Ibéro-américaine de Mexico), Irène Herrmann (Université de Genève), Lothar Schilling (Université de Fribourg). Naima Ghermani (Université Grenoble II), Thierry Jacob, Nadine Beligand (Université Lyon II Lumière), Gilles Bertrand (Université Grenoble II), Laurent Jeanpierre (IEP de Strasbourg), Etienne Couriol (Université Lyon III), Laurent Baggioni (ENS-Lsh Lyon), Claude Prud’homme (Université Lyon II Lumière), Florence Buttay (Université Bordeaux III), Benedicte Zimmerman (EHESS), Eric Brian (INED), Oissila Saaidia (IUFM de Strasbourg), Samim Akgönül (Université Marc Bloch Strasbourg II-CNRS), Igor Moullier (ENS-Lsh Lyon).

foreword by Franz Schultheis

Lire l'Introduction

Olivier CHRISTIN
Né en 1961, ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, agrégé d’histoire, membre de l’Institut universitaire de France (1999-2004), président de l’Université Lumière Lyon II (2008-2009), il est spécialiste de l'histoire religieuse du début de l'époque moderne. Il est actuellement professeur d'histoire moderne à l'Université de Neuchâtel.



RENCONTRE AUTOUR DU DICTIONNAIRE DES CONCEPTS NOMADES EN SCIENCES HUMAINES

Lundi 18 octobre, 19h30 : rencontre à la Villa Gillet (25 rue Chazière, 69004 Lyon, tél. 04 78 27 02 48) en partenariat avec la librairie Coquillettes de Lyon en présence de Igor Moullier, Raphaël Barat, Oissila Saaidia et Claude Prudhomme. Infos : Librairie Coquillettes (6 place Fernand Rey, 69001 Lyon, tél. 04.78.29.02.77)

Jeudi 28 octobre, 18h : rencontre à la librairie Compagnie (58 rue des Ecoles, 75005 Paris) en présence d’Olivier Christin, Laurent Jeanpierre et Eric Brian.

Samedi 30 octobre, 15h-17h : rencontre à la librairie Kléber (1 rue des Francs Bourgeois à Strasbourg) en présence d’Olivier Christin, Raphaël Barat et Samim Akgönül

samedi 31 juillet 2010

Maurice Halbwachs, LA THEORIE DE L'HOMME MOYEN


Maurice Halbwachs
LA THEORIE DE L'HOMME MOYEN
Essai sur Quetelet et la statistique morale

Préface d'Eric Brian
ScienceS en Situation
2010




Présentation de l'éditeur
« Que vaut véritablement une moyenne ? », « ce n’est pas par hasard si... », « les penchants », « les propensions »… autant d’expressions entrées dans le vocabulaire des sciences humaines et sociales depuis plus d’un siècle, et présentes aujourd’hui dans le discours quotidien. Elles ont été formées d’après Adolphe Quételet et avec le succès de la statistique morale au XIXe siècle, puis en passant par la critique sociologique dont la thèse complémentaire soutenue par Maurice Halbwachs en janvier 1913 fut le point d’orgue.

L’ouvrage demeure méconnu, même s’il a nourri la réflexion de Georges Canguilhem sur le normal et le pathologique. C’est l’œuvre de jeunesse d’un élève d’Henri Bergson, familier de l’œuvre de Leibniz et surtout passionné par l’étude des faits sociaux et économiques selon la méthode sociologique d’Emile Durkheim. L’ouvrage annonce l’œuvre publiée dans l’entre-deux-guerres, aujourd’hui reconnue comme l’une des plus importantes du XXe siècle en sociologie.

Tenace, Halbwachs analyse le corpus quetelésien et offre un magnifique document au lecteur qui pourra exercer sa réflexion critique et sa sagacité empirique. Rigoureux et intuitif, il indique, dès 1912, certains des renouvellements les plus actuels de la sociologie : les phénomènes sociaux sont complexes (Halbwachs reprend le mot de Henri Poincaré) et il faut en passer par le raisonnement probabiliste.