Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 19 septembre 2010

videos: Alexis Spire à propos de son livre Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l’immigration


(1/3)-Enquête sur les guichets de l'immigration par lemondefr
(1/3)-Enquête sur les guichets de l'immigration par lemondefr
(3/3) - Enquête sur les guichets de l'immigration par lemondefr videos:
"L’Atelier des idées neuves" , Le monde fr, 2008

"La société au crible des origines?" par Alexis Spire, Forum Le Mans Le Monde, 16 Novembre 2008





Alexis Spire
Accueillir ou reconduire
Enquête sur les guichets de l’immigration

Raisons d'Agir
2008









Présentation de l'éditeur
Un bureau de préfecture, une file d’attente, un espoir – obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l’immigration occulte l’essentiel : ce qui se joue de l’autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C’est à eux que l’État délègue la mise en œuvre de sa politique d’« immigration choisie ». Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d’attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière ? Comment tranchent-ils ? De quelle latitude disposent-ils dans l’interprétation des règlements ?
Au terme de plusieurs années d’enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d’œuvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu’on éloigne, et ceux qui rejoignent la main d’œuvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l’échelle administrative, les personnels chargés l’immigration sont sommés de « faire du chiffre » et de « traquer les fraudeurs ». Cobayes de la « modernisation de l’État », ils s’enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français.




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