« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 16 mai 2024

audio-vidéo: émissions avec Pierre Bourdieu qui ont été reprises dans des livres ( Le sociologue et l'historien, "Si le monde social m'est supportable, c'est parce que je peux m'indigner", Sociologie et démocratie, Sur la télévision, Entrevistado por Maria Andréa Loyola )


audio-video:
émissions avec Pierre Bourdieu qui ont été reprises dans des livres  
( Le sociologue et l'historien, Sociologie et démocratie,"Si le monde social m'est supportable, c'est parce que je peux m'indigner", Sur la télévision, Entrevistado por Maria Andréa Loyola  )




 (cette page sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée  le  17.02.2026,  Gilbert Quélennec) 
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Pensamento Contemporâneo
Pierre Bourdieu
Entretien avec  Maria Andréa Loyola
06.12.2000, UTV-Canal 16 NET-Rio
Canal Universitario do RJ

 
Pierre Bourdieu, Entrevistado por Maria Andréa Loyola 
Rio de Janeiro: EdUERJ, 2002

 
 

 Pierre Bourdieu, El sociólogo y las transformaciones de la economía en la sociedad
 28 juin 2000 (visioconférence, avec l'Université de Cordoba et de Buenos Aires, e l'Université de Santiago)
 
 
 
 PIERRE BOURDIEU. El sociólogo y las transformaciones recientes de la economía en la sociedad
Universidad de Buenos Aires, UBA, Libros del Rojas, Colección Pensamiento Crítico, Buenos Aires, 2000
 




 
Pierre Bourdieu . Sur la télévision 
Le champ journalistique et la télévision
Deux émissions réalisées le 18 mars 1996 par Gilles L’Hôte pour le Collège de France et diffusées sur la chaîne Paris première, 19 et 26 mai 1996, Doriane Films
   
 
Pierre Bourdieu, Sur la télévision. Suivi de L’Emprise du journalisme 
Raisons d'agir. 1996
 
 
 
 
 
Pierre Bourdieu 
HEC le 27/11/1995
Honoris Causa 
 
 
Pierre Bourdieu, Sociologie et démocratie
 P.U. de Lyon, Essentiels, 2023 
( textes de Maxime Quijoux et de Johanna Siméant-Germanos )
 
 
 
 


Pierre Bourdieu, interrogé par Pascale Casanova et Miguel Benasayag
Entretien organisé et animé par Antoine Spire
Grands Entretiens
copyright Prony Production/ TV Fnac
1990
 
Pierre Bourdieu, "Si le monde social m'est supportable, c'est parce que je peux m'indigner" 
Entretien avec Antoine Spire, assisté de Pascale Casanova et de Miguel Benasayag
éditions de l'Aube, 2002
 



Pierre Bourdieu
A voix nue : grands entretiens d'hier et d'aujourd'hui, par Roger Chartier 
France-Culture, 1988
(enregistrés les 7 et 8 décembre 1987)
 
 
 
Pierre Bourdieu  & Roger Chartier , Le sociologue et l’historien
Préface de Roger Chartier , Agone/Co-édition avec Raisons d’agir et l’Ina éditions
2010

 




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voir également:

audio-video: Pierre Bourdieu présente certains de ses ouvrages (La distinction, Ce que parler veut dire, Homo Academicus, La misère du monde, Libre-Echange, La domination masculine, Contre-feux 2)

 

dimanche 11 avril 2021

audio: Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet présentent Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face

 

audio: Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet présentent Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face

La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, le 10.04.2021

 

 

 

 

Mépris de classe

L’exercer, le ressentir, y faire face

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

du Croquant

Champ social

2021



Présentation de l'éditeur

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne)


 

mercredi 17 février 2021

Mépris de classe. L’exercer, le ressentir, y faire face, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

 

 

Mépris de classe

L’exercer, le ressentir, y faire face

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet (dir.)

du Croquant

Champ social

2021



Présentation de l'éditeur

L’expression « mépris de classe » circule de plus en plus dans l’espace public pour désigner la disqualification symbolique que subissent des dominés – « sans-dents », « salariées illettrées », « fainéants », « syndicalistes voyous » – parfois même réduits au néant : « rien »... Au-delà de la dénonciation éthique des dominants dans le cadre des luttes politiques, que peut en dire la sociologie ? À distance du moralisme et sur la base d’enquêtes minutieuses, cet ouvrage évalue le caractère heuristique d’une telle catégorie d’analyse.

Le mépris appartient aux rapports sociaux propres à une société hiérarchisée et se manifeste de manières très diverses. En ce sens, il apparaît comme un révélateur de l’état de la structure sociale et des relations qu’y entretiennent les différentes composantes. Le mépris des uns ne remplit pas les mêmes fonctions que le mépris des autres : il ne peut être abstrait des relations de domination, qui le provoquent et lui donnent sens. Il renvoie à la verticalité du monde social : c’est lorsqu’un dominant se sent en danger qu’il rompt, par le mépris de classe, avec l’euphémisation usuelle de l’ordre des choses. Et son expression suscite, en retour, honte, rejet, violence ou quant-à-soi.

Cet ouvrage met en évidence l’ampleur et la variété de ses formes d’expression contemporaines, en fonction des contextes et moments considérés. Il livre différentes clés de compréhension des façons multiples d’exercer le mépris de classe, de le ressentir et d’y faire face.

Avec des contributions d’Amélie Beaumont, Hugo Bret, Éric Darras, Claude Grignon, Philippe Longchamp, Gérard Mauger, Gérard Noiriel, Romain Pudal, Frédéric Rasera, Nicolas Renahy, Pierre-Emmanuel Sorignet et Nicolas Spire.

Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet sont sociologues, le premier à l’INRAE (CESAER, Dijon), le second à l’Institut des sciences sociales (LACCUS, Lausanne)


 Table des matières

 Introduction, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet........................... 5

De la cumulativité des sciences sociales......................................................... 7

Une catégorie heuristique......................................................................... 11

Exercer, ressentir et faire face au mépris de classe.............................. 14

Partie 1. Sociologiser une catégorie morale

Chapitre 1. Le mépris de classe : pratiques et représentations, Claude Grignon                  21

Mépris de classe et hiérarchie sociale........................................................... 21

Le mépris dans les relations............................................................................. 27

Le mépris dans les représentations............................................................... 32

Chapitre 2. « Mépris et dignité : un couple infernal ». Entretien avec Gérard Noiriel, Nicolas Renahy et Pierre-Emmanuel Sorignet              37

Partie 2. Des représentations en actes

Chapitre 3. Le mépris de classe dans le monde du travail. Retour du refoulé ou impossible dissimulation, Nicolas Spire                55

Une brutalité superflue ?.................................................................................. 60

Modes d’expression du mépris de classe dans le monde du travail....... 67

Des hauts fonctionnaires parisiens......................................................... 68

Un contresens opportun........................................................................... 69

Violence des interactions et connivence de classe............................. 70

Pourquoi ce mépris ? ........................................................................................ 71

Le mépris, entre erreur et fantasme : un fruit de l’imagination ?..... 72

Le mépris de classe comme affection du corps.................................... 76

Le mépris de classe, réaction à un risque de diminution de la puissance d’agir     78

Conclusion 79

Chapitre 4. Racialisation des rapports ­sociaux et mépris de classe, Pierre-Emmanuel Sorignet      81

Mise en concurrence et conflits entre ouvrières. Les « anciennes » contre les « jeunes » ?           86

Les Jeunes au travail................................................................................... 89

Racialisation du conflit et mépris de classe................................................. 93

La dévaluation de la figure ouvrière....................................................... 93

L’insulte raciste............................................................................................ 98

La racialisation des rapports sociaux par la direction..................... 100

Un mépris de classe qui s’ignore.................................................................. 102

Chapitre 5. Le « problème des Blacks ». Sur le « racisme » dans le football ­professionnel, Frédéric Rasera     105

Les « Blacks » : une catégorie indigène ...................................................... 108

La défense d’un ethos professionnel .......................................................... 114

Trouver un joueur pour « encadrer les Blacks »....................................... 120

Conclusion 125

Chapitre 6. Le candidat ouvrier, les journalistes et les savants. Sur le « racisme de classe », Éric Darras           127

Habilitations et auto-habilitation d’une candidature ouvrière............ 130

Trois degrés de stigmatisation ..................................................................... 136

L’expression minuscule mais décisive d’une solidarité de classe.. 140

Face à l’ouvriérisme et à l’ironie............................................................ 142

Le retournement du stigmate....................................................................... 144

Conclusion 147

Partie 3. Interactions et rapports de force

Chapitre 7. Un ouvrier qui s’expose, Nicolas Renahy..................................... 153

Une angoisse originelle.................................................................................. 155

Un charisme populaire................................................................................... 161

« Se libérer », s’exposer................................................................................... 163

Se préserver....................................................................................................... 169

Tarir une « soif du travail »..................................................................... 169

« Descendre de l’échelle » et « voyager gratos »................................. 171

Un quant-à-soi désarmé face au mépris de classe................................... 175

Conclusion 178

Tableau : Résumé de la trajectoire de Sébastien et séquences de notre relation           180

Chapitre 8. Résister au mépris de classe. Protections collectives et ­contestations discrètes des ­employés du luxe, Amélie Beaumont        183

Les expressions du mépris comme conséquence de l’organisation de l’hôtel                185

Les rapports sociaux de service dans l’hôtellerie de luxe................ 186

Signifier quotidiennement la hiérarchie ou les formes routinisées du mépris de classe        188

Au-delà du mépris routinisé : quand la prestation ne correspond pas aux attentes des clients             192

Les résistances discrètes des employés...................................................... 196

Rationaliser et minimiser les atteintes à sa dignité.......................... 197

Externaliser son mécontentement aux collègues et revaloriser son rôle                 200

Dénier aux clients un service illimité................................................... 203

Surjouer le service pour former les clients à la politesse et prévenir le mépris de classe        205

Conclusion........................................................................................................ 207

 Chapitre 9. Expressions du mépris de classe. Les infirmières scolaires et leurs publics, Philippe Longchamp 211

Une position spécifique au sein de la profession infirmière.................. 213

Le rapport à la santé des infirmières scolaires.......................................... 215

Face aux classes populaires........................................................................... 218

Face aux fractions économiques des classes supérieures...................... 225

Conclusion 230

Chapitre 10. Produire et éprouver le mépris de classe. Les ouvriers de la propreté urbaine, Hugo Bret            233

Travailler dans les quartiers populaires : se proteger du « haut », se démarquer du « bas »         237

L’effet protecteur de l’entre-soi............................................................. 237

« Ici, c’est des sauvages ! » : la stigmatisation ordinaire des habitants des « cités » 240

Travailler dans les quartiers bourgeois : s’y faire une place et s’y plaire, malgré tout   245

Se faire une place dans les beaux quartiers........................................ 245

« Le monsieur balaye parce qu’il n’est pas directeur comme papa » : l’épreuve de la distance sociale 249

Maintenir les distances........................................................................... 252

Conclusion 256

Chapitre 11. Le mépris de classe dans la vie quotidienne des pompiers, Romain Pudal    261

Le mépris de classe en contexte professionnel......................................... 265

Un uniforme qui uniformise.................................................................. 265

Le monde des « code-barres »............................................................... 267

Un entre-soi de dominés......................................................................... 269

Les « Cassoc’ », figure repoussoir.......................................................... 274

Lutte des classes, lutte de valeurs ................................................................ 276

Un ordre genré.......................................................................................... 277

Le racisme ordinaire et ses interprétations........................................ 280

Être « l’intello de service »....................................................................... 283

Conclusion 285

Postface. Sociogenèse, modalités et effets du « mépris de classe », Gérard Mauger            289

Le champ lexical du mépris de classe......................................................... 290

Mépris de classe et domination............................................................ 290

Mépris de classe et « violence symbolique »....................................... 291

Mépris de classe, racisme de classe et racisme.................................. 292

Sociogenèse du mépris de classe................................................................. 293

Hiérarchies, distance sociale et mépris de classe.............................. 293

Un mépris de classe « de bas en haut » ?............................................. 295

Modalités du mépris de classe...................................................................... 296

Effets du mépris de classe.............................................................................. 298

Conclusion               300

 

jeudi 21 novembre 2019

Savoir/Agir n° 48 et 49, Les classes sociales en question (1&2)



du Croquant


Présentation de l'éditeur
Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d’une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes. Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd’hui retrouver droit de cité.
C’est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l’outil « classe » et l’approche « classiste ».
Ce premier volet du dossier présente quelques éléments de cartographie macro-sociale – à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde – en s’efforçant de saisir à chaque fois les dynamiques de cohésion et de fragmentation qui travaillent les classes.
La deuxième partie du dossier s’attachera à quelques-uns des « outils conceptuels » propres aux traditions sociologiques « classistes » et évoquera certains enjeux politiques liés à la question des classes



Savoir/Agir, N° 49, 2019, Les classes sociales en question (2)
du Croquant


Présentation de l'éditeur
Ce deuxième volet du dossier sur les classes sociales aborde quelques-uns des enjeux conceptuels et politiques d’une approche en terme de « classes ».
Postulant qu’en délaissant cette approche la sociologie s’est privée d’un ensemble de questionnements, de notions et de résultats forgés par une longue tradition de recherche, il propose une série de contributions démontrant, à partir de points de vue variés, la fécondité des outils conceptuels « classistes » pour saisir et analyser les dynamiques sociales du présent.
Il soulève enfin quelques questions plus immédiatement politiques, en interrogeant la capacité de mobilisation (partisane et syndicale) des « classes populaires », et en reposant, contre les fausses évidences de la stratégie « populiste », la (vieille) question des « alliances de classes ».

Table des matières
Éditorial : Pour un changement de paradigme, Frédéric Lebaron

Dossier
Les classes sociales en question (II), Antony Burlaud et Gérard Mauger
Penser les classes avec Erik Olin Wright, Ugo Palheta
« Élite(s) » et « classe(s) dirigeante(s) ». Les sœurs ennemies de la sociologie, François-Xavier Dudouet
Compromis de classe et réformisme des dominants. Une approche néoréaliste, Stefano Palombarini
Le capitalisme managérial. Les voies de l’hybridité, Gérard Duménil et Dominique Lévy
Préférences électorales et normes d’emploi. Comment votent les catégories populaires ?, Antoine de Cabanes et Yann Le Lann
Les classes populaires au travail : Quelle représentation ?, Sophie Béroud

Grand entretien avec Francine Muel-Dreyfus
Accéder à l’inconscient social, Annie Collovald

Alterindicateurs
La pauvreté subjective comme mesure de l’insécurité sociale. Une comparaison des différents indicateurs de pauvreté, Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon

Chroniques du monde
Coup d’œil sur l’éducation au Brésil de Bolsonaro. « Pas de financements pour la philosophie et la sociologie : il faut respecter l’argent du contribuable », Marie France Garcia Parpet

Idées
Une thérapie sociologique ? « Devenir quelque chose comme un sujet » , Gérard Mauger

 

dimanche 30 septembre 2018

Pierre Bourdieu: entretiens avec Pascale Casanova, et Pascale Casanova à propos de Bourdieu


Pascale Casanova (1959-2018)


"Pascale Casanova − J’ai rencontré PB à l’occasion de la réalisation de son Bon plaisir. Je ne l’avais pas encore beaucoup lu à l’époque, même si plusieurs personnes de mon entourage avaient beaucoup de respect pour lui : Didier, mon compagnon ou encore Jean-Pierre Salgas de Panorama. À Tours, d’où je venais et où j’avais fait des études de lettres, le patron de la sociologie, c’était Touraine, et c’est vrai qu’il ne m’attirait pas du tout et que la sociologie ne me disait rien (d’autant que mon père était psychanalyste). Mais avant qu’on ne me demande de faire Le bon plaisir, je savais très peu de PB et de son œuvre.
Yves Lacascade − Comment se sont passées la rencontre avec lui et la fabrication de l’émission ?
Pascale Casanova− La fabrication a duré trois ou quatre mois et il a été très patient : il ne donnait jamais l’impression d’être pressé. Il venait quelquefois pour faire un raccord de quelques secondes et restait longtemps. De mon côté, j’étais très fière de réaliser cette émission avec Jacques Taroni. PB riait et se moquait un peu de moi quand je parlais d’« art radiophonique » mais après avoir vu Taroni au travail, il riait moins. On s’est un peu accrochés sur la musique : il ne tenait pas à afficher ses goûts en la matière (la musique était importante pour lui : il voulait être chef d’orchestre quand il était jeune, puis critique d’art, et avait joué du violon). J’ai eu beaucoup de mal à le faire changer d’avis. Mais il était complètement différent des gens qu’on rencontrait quotidiennement à France Culture. Il s’intéressait à toi et te posait des questions, ce qui, dans ce boulot, était très très rare. Très vite, il a fait parler les techniciens qui travaillaient avec nous : il était ravi d’être parvenu à inverser la situation, d’être passé de la position d’interviewé à celle d’intervieweur. C’était quelqu’un qui riait beaucoup, qui était très enthousiaste." Pascale Casanova, in  Une critique de solitude‪. Entretien avec Pascale Casanova réalisé par Yves Lacascade, Journal des anthropologues, 2017/1 (n° 148-149), p. 183-202.

Pierre Bourdieu: entretiens avec Pascale Casanova
et
Pascale Casanova à propos de Bourdieu




(Cette liste de publications  sera mise à jour au fur et à mesure, version augmentée le 20.01.2022, Gilbert Quélennec)
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Pierre Bourdieu (1930-2002): entretiens avec Pascale Casanova (1959-2018)

Pierre Bourdieu, à propos de Libre-Echange (avec Hans Haacke, Seuil/Presses du réel, 1994)
Le Club de la Presse, par Pascale Casanova, 11.01.1994

Flaubert vu par Bourdieu, par Pascale Casanova avec Pierre Bourdieu, Antoine de Gaudemar, Pierre Lepape et Philippe Petit, Les jeudis littéraires, septembre 1992, Rediffusion sous le titre Bourdieu et la littérature, le 7 mars 2002

Panorama du 15 septembre 1992, Le Club de la Presse par Pascale Casanova
Invité : Pierre BOURDIEU "Les règles de l'Art" Genèse et structure du champ littéraire (Seuil).

vidéo: Pierre Bourdieu, interrogé par Pascale Casanova et Miguel Benasayag, entretien animé par Antoine Spire, TV Fnac, Grands Entretiens, 1990

audio: Le bon plaisir de Pierre Bourdieu
par Pascale Casanova, 23/6/90
Avec les témoignages de Jacques Derrida, Jérôme Lindon, Georges Duby, Tassadit Yacine, Pierre Encrevé, Loïc Wacquant, Haruhisa Kato et Denis Podalydès.
écouter: Pierre Bourdieu commente un extrait des Maîtres anciens de Thomas Bernhard (lu par Denis Podalydès)


Pascale Casanova à propos de Bourdieu et de la revue Liber



Autoportrait en artiste libre, ou “Je ne sais pas pourquoi je me suis mêlé à ça”, in Pierre Bourdieu, Manet. Une révolution symbolique, Cours au Collège de France (1998-2000), suivis d'un manuscrit inachevé de Pierre et Marie-Claire Bourdieu, Seuil-Raisons d'agir, Cours &Travaux, 2013, 737-741
 
La revue Liber - Réflexions sur quelques usages pratiques de la notion d' “autonomie relative”, in Pierre Bourdieu, Sociologue, L. Pinto, G. Sapiro, P. Champagne (eds.), Editions Fayard. 2007


Thèse de Pascale Casanova
L'espace littéraire international Pascale Casanova; sous la direction de Pierre Bourdieu 
 Thèse de doctorat : Sociologie : Paris, EHESS : 1997 


Livres de Pascale Casanova

Beckett l'abstracteur. Anatomie d'une révolution littéraire. Seuil, 1997

La République mondiale des Lettres, Seuil, mars 1999, aussi en Points Essais (préface inédite, édition révisée et corrigée)

Sous la direction de Pascale Casanova, Des littératures combatives. L'internationale des nationalismes littéraires avec un inédit en français de Fredric Jameson, et des textes de G. Sapiro, L. Jeanpierre, S.Miceli, M. Einfalt, Ürsula Bähler, N. C. Wolf, D. Menon. Editions Raisons d’Agir, 2011

Kafka en colère, Seuil, 2011

La Langue mondiale. Traduction et domination, Seuil, Liber, 2015

Hommages à Pascale Casanova 

La littérature au-delà des nations - Hommage à Pascale Casanova (1959-2018), 4 décembre 2019


Par Gisèle Sapiro, David Damrosch, Orhan Pamuk, Franco Moretti
Institute for World Literature, 30.09.2018

  
par Alain Nicolas, L'Humanité, 01.10.2018



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voir également:

Thèses et HDR inscrites sous la direction de Pierre Bourdieu

Publications de Pierre Bourdieu: autour de Manet. Une révolution symbolique. Cours au Collège de France (1998-2000)
Publications de Pierre Bourdieu: Le champ littéraire, Le champ artistique et Le champ de la critique  

Pierre Bourdieu: entretiens avec Inès Champey, et publications d'Inès Champey sur Pierre Bourdieu et l'art





 

mercredi 5 septembre 2018

Alexis Spire, Résistances à l'impôt, attachement à l'Etat. Enquête sur les contribuables français


Alexis Spire
Résistances à l'impôt, attachement à l'Etat
Enquête sur les contribuables français 
Seuil
2018

Présentation de l'éditeur
Le thème du « ras-le-bol » fiscal revient régulièrement dans le débat public français. Les formes prises par la contestation varient, de l’exaspération discrète aux mobilisations les plus bruyantes. Pourtant, les contribuables continuent massivement à remplir leurs obligations.
Contre toute attente, ce sont les ménages bénéficiaires des politiques sociales qui se montrent les plus critiques à l’égard des prélèvements. À l’inverse, l’adhésion au système fiscal est d’autant plus fièrement revendiquée par les membres des classes supérieures qu’ils peuvent en apprivoiser les règles. Tel est le paradoxe que cet ouvrage explore, en se fondant sur une enquête statistique inédite ainsi que sur des observations et des entretiens menés auprès de contribuables ordinaires venus au guichet pour contester, négocier ou payer leur dû. Il révèle les fractures de la société, au miroir des prélèvements.
Loin d’être le simple produit d’un individualisme débridé, la résistance à l’impôt reflète l’identification à des groupes – les classes moyennes, les indépendants, les ruraux – qui se perçoivent comme oubliés des institutions. À l’ombre des missions régaliennes et des prestations les plus visibles, il existe pourtant tout un pan de l’action de l’État dont les bénéficiaires n’ont pas conscience et qui pourrait disparaître faute d’être défendu.

Alexis Spire est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Il a notamment publié Étrangers à la carte (Grasset, 2005), Faibles et puissants face à l’impôt (Raisons d’agir, 2012) et, avec Katia Weidenfeld, L’Impunité fiscale (La Découverte, 2015).

lundi 26 février 2018

vidéo: Cédric Hugrée et Alexis Spire présentent Les classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent (avec Étienne Pénissat )



vidéo: Cédric Hugrée et Alexis Spire présentent Les classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent (avec Étienne Pénissat )
Aux Sources par Manuel Cervera-Marzal,  le 24/02/2018
 
Cédric Hugrée, Étienne Pénissat et Alexis Spire
Les classes sociales en Europe
Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent
Agone
L'Ordre des choses
2017 

Présentation de l'éditeur
Cartographie des inégalités sociales (niveaux d’éducation, logement, pratiques culturelles…) au-delà du revenu : une synthèse inédite des classes sociales à l’échelle européenne
Les classes populaires européennes ont été touchées de plein fouet par la crise : l’expérience du chômage et de la précarité fait partie de leur quotidien et constitue un marqueur qui les distingue des autres classes. Un autre trait récurrent est la pénibilité physique au travail, qui touche davantage les actifs peu ou pas qualifiés dans la quasi-totalité des pays européens. Pourtant, ces inégalités dans le monde du travail n’ont guère été prises en charge politiquement : la délégitimation du monde ouvrier s’est accompagnée d’une occultation de la déstabilisation des classes populaires.
Ces trente dernières années, les contours de l’Europe n’ont cessé de s’élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l’aide d’indicateurs de performance économique – productivité, taux de chômage – sans jamais s’interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d’une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d’individus éclatés touchés par la crise, l’objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d’un mouvement social européen.
Cédric Hugrée est chargé de recherche au CNRS et travaille sur la sociologie des inégalités dans l’enseignement supérieur français et celles entre classes sociales en France et en Europe.
Étienne Penissat est chargé de recherche au CNRS, travaille actuellement sur les inégalités entre classes sociales en Europe et en France et sur les représentations ordinaires de l’espace social, et est co-directeur de la collection Ordre des choses.
Directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille sur la sociologie des inégalités et a publié plusieurs ouvrages sur les politiques d’immigration et l’impunité fiscale chez Grasset, Raisons d’agir et La Découverte. 

Annexes en ligne du livre

lundi 23 octobre 2017

Actes de la recherche en sciences sociales, N°219, Des classes sociales européennes ?


Seuil
2017



Sommaire

Des classes sociales européennes ?
Étienne Penissat et Yasmine Siblot
L’Union européenne, un espace social unifié ?
Cécile Brousse
Déclin et renouveau de l’analyse de classe dans la sociologie britannique, 1945-2016
Mike Savage
Comparer les classes populaires en France et au Portugal
Différences structurelles et histoires intellectuelles
Virgílio Borges Pereira et Yasmine Siblot
Classes et nations : quelle articulation à l’échelle européenne ?
Frédéric Lebaron et Pierre Blavier
Les déterminants sociaux et nationaux des inégalités culturelles en Europe
Cédric Hugrée, Étienne Penissat et Alexis Spire
Les logiques ordinaires de catégorisation de l’espace socioprofessionnel
Une comparaison Allemagne, Espagne, France
Laure de Verdalle, Jérôme Deauvieau et Alexandra Filhon

mardi 10 octobre 2017

Cédric Hugrée, Étienne Pénissat et Alexis Spire, Les classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent

Cédric Hugrée, Étienne Pénissat et Alexis Spire
Les classes sociales en Europe
Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent
Agone
L'Ordre des choses
2017 

Présentation de l'éditeur
Cartographie des inégalités sociales (niveaux d’éducation, logement, pratiques culturelles…) au-delà du revenu : une synthèse inédite des classes sociales à l’échelle européenne
Les classes populaires européennes ont été touchées de plein fouet par la crise : l’expérience du chômage et de la précarité fait partie de leur quotidien et constitue un marqueur qui les distingue des autres classes. Un autre trait récurrent est la pénibilité physique au travail, qui touche davantage les actifs peu ou pas qualifiés dans la quasi-totalité des pays européens. Pourtant, ces inégalités dans le monde du travail n’ont guère été prises en charge politiquement : la délégitimation du monde ouvrier s’est accompagnée d’une occultation de la déstabilisation des classes populaires.
Ces trente dernières années, les contours de l’Europe n’ont cessé de s’élargir, contribuant à y rendre plus visibles les inégalités. Experts et journalistes analysent ces évolutions à l’aide d’indicateurs de performance économique – productivité, taux de chômage – sans jamais s’interroger sur les conditions de travail ou les disparités selon les couches sociales. Dans un contexte où la crise économique et les réponses néolibérales incitent les peuples à se replier sur chaque espace national, il est temps de se demander ce qui rapproche et ce qui distingue les travailleurs européens. À partir de grandes enquêtes statistiques, cet ouvrage prend le parti d’une lecture en termes de classes sociales : contre la vision d’individus éclatés touchés par la crise, l’objectif est de rendre visibles les rapports de domination entre groupes sociaux. Une étape préalable nécessaire pour explorer les conditions de possibilité d’un mouvement social européen.
 
Cédric Hugrée est chargé de recherche au CNRS et travaille sur la sociologie des inégalités dans l’enseignement supérieur français et celles entre classes sociales en France et en Europe.
Étienne Penissat est chargé de recherche au CNRS, travaille actuellement sur les inégalités entre classes sociales en Europe et en France et sur les représentations ordinaires de l’espace social, et est co-directeur de la collection Ordre des choses.
Directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille sur la sociologie des inégalités et a publié plusieurs ouvrages sur les politiques d’immigration et l’impunité fiscale chez Grasset, Raisons d’agir et La Découverte. 

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jeudi 12 janvier 2017

écouter: Patrick Boucheron, Histoire mondiale de la France


La Grande table (2ème partie) Olivia Gesbert, 11.01.2017
Histoire mondiale de la France
Sous la direction de Patrick Boucheron
Coordination : Nicolas Delalande, Florian Mazel,Yann Potin, Pierre Singaravélou 
Seuil

Extrait
 
Présentation de l'éditeur
« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France »
Jules Michelet, Introduction à l’histoire universelle (1831)
Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.
Une histoire qui ne s’embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l’identité, mais prend au large le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.
Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l’ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d’historiennes et d’historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s’agit de prendre la mesure d’une histoire mondiale de la France, c’est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l’élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !
Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu’un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.