Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 20 octobre 2010

Béatrice Joyeux-Prunel, « Nul n’est prophète en son pays » ? + recension


Béatrice Joyeux-Prunel
« Nul n’est prophète en son pays » ?
L’internationalisation de la peinture avant-gardiste parisienne (1855-1914)
Musée d’Orsay / Nicolas Chaudun
(Prix du Musée d’Orsay)
2009












Présentation de l'éditeur
Entre 1890 et 1914, dans un paysage sans cesse plus touché par une internationalisation qui concerne tous les domaines des sociétés européennes, les arts plastiques n'échappent pas à l'évolution générale. Béatrice Joyeux-Prunel en propose une interprétation sous un angle de vue peu utilisé jusqu'alors pour cette période de l'histoire de l'art : celui du système des expositions internationales et de ces transformations, de la circulation des images et des reproductions, du marché de l'art et du collectionnisme en Europe. L'un des intérêts de ce livre est de nous faire sortir des clichés. Combinant outils systématiques et approche sociologique, il offre une version neuve des artistes dans le contexte de la critique, du marché et de la dimension économique des carrières.


recension par Clément Dessy (FNRS/Université Libre de Bruxelles), Transeo Review

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