Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


jeudi 24 mars 2011

écouter: Stéphane Beaud, Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud

 écouter:

 Stéphane Beaud, LE MOUV - Plan B... pour Bonnaud
présenté par Frédéric Bonnaud, 23 mars 2011

Interview - Stéphane Beaud, Propos recueillis par Nicolas Kssis Martov
So Foot, 22 mars 2011

 Stéphane Beaud,   Dans quelle éta-gère
présenté par Monique Atlan, 22 mars 2011

Stéphane Beaud, La semaine à l'envers
présenté par David Abiker, 20 mars 2011

Stéphane Beaud, Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.03.2011


Stéphane Beaud
en collaboration avec Philippe GUIMARD
Traîtres à la nation ?
Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud

La Découverte
2011


Présentation de l'éditeur
« Désastre national », « défaite sportive et morale », « imposture », « bus de la honte » : la surenchère verbale n'a pas manqué pour condamner la grève des joueurs de l'équipe de France de football lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud. Dans une sorte d'atmosphère d'union nationale, les Bleus ont été dénoncés, en pleine crise économique, comme des « traîtres à la nation ». Les entrepreneurs de morale républicaine ont aussitôt désigné les coupables : la jeunesse populaire des « cités » françaises, « sous-éduquée », « inculte » et « arrogante ».
À rebours de cette stigmatisation racialiste, Stéphane Beaud, fin connaisseur du monde du football, propose dans ce livre une interprétation sociologique de ces événements qui déplace le questionnement. En quoi les joueurs de l'équipe de France de 2010 diffèrent-ils, par leurs trajectoires sociales et sportives, de ceux de l'équipe glorieuse de 1998 ? En quoi cette équipe reflète-t-elle les changements internes aux classes populaires françaises (l'émergence des jeunes issus de l'immigration africaine) et les transformations du marché du travail du football professionnel (précocité et internationalisation des carrières) ? Et, à un niveau plus contextuel, comment tensions et rivalités peuvent naître au sein d'une équipe nationale ? Quel rôle ont pu jouer les rapports de force existant entre les institutions du football français ? Entre les joueurs et leur entraîneur ? Et, last but not least, entre les joueurs et les médias (à commencer par L'Équipe et TF1) ?... Autant de questions sur lesquelles ce livre apporte un éclairage original, indispensable pour mieux comprendre l'évolution du rapport à la nation dans une société française en mutation, et le rôle singulier qu'y jouent les grandes compétitions sportives.

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