Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



jeudi 24 mars 2011

écouter: Stéphane Beaud, Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud

 écouter:

 Stéphane Beaud, LE MOUV - Plan B... pour Bonnaud
présenté par Frédéric Bonnaud, 23 mars 2011

Interview - Stéphane Beaud, Propos recueillis par Nicolas Kssis Martov
So Foot, 22 mars 2011

 Stéphane Beaud,   Dans quelle éta-gère
présenté par Monique Atlan, 22 mars 2011

Stéphane Beaud, La semaine à l'envers
présenté par David Abiker, 20 mars 2011

Stéphane Beaud, Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 19.03.2011


Stéphane Beaud
en collaboration avec Philippe GUIMARD
Traîtres à la nation ?
Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud

La Découverte
2011


Présentation de l'éditeur
« Désastre national », « défaite sportive et morale », « imposture », « bus de la honte » : la surenchère verbale n'a pas manqué pour condamner la grève des joueurs de l'équipe de France de football lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud. Dans une sorte d'atmosphère d'union nationale, les Bleus ont été dénoncés, en pleine crise économique, comme des « traîtres à la nation ». Les entrepreneurs de morale républicaine ont aussitôt désigné les coupables : la jeunesse populaire des « cités » françaises, « sous-éduquée », « inculte » et « arrogante ».
À rebours de cette stigmatisation racialiste, Stéphane Beaud, fin connaisseur du monde du football, propose dans ce livre une interprétation sociologique de ces événements qui déplace le questionnement. En quoi les joueurs de l'équipe de France de 2010 diffèrent-ils, par leurs trajectoires sociales et sportives, de ceux de l'équipe glorieuse de 1998 ? En quoi cette équipe reflète-t-elle les changements internes aux classes populaires françaises (l'émergence des jeunes issus de l'immigration africaine) et les transformations du marché du travail du football professionnel (précocité et internationalisation des carrières) ? Et, à un niveau plus contextuel, comment tensions et rivalités peuvent naître au sein d'une équipe nationale ? Quel rôle ont pu jouer les rapports de force existant entre les institutions du football français ? Entre les joueurs et leur entraîneur ? Et, last but not least, entre les joueurs et les médias (à commencer par L'Équipe et TF1) ?... Autant de questions sur lesquelles ce livre apporte un éclairage original, indispensable pour mieux comprendre l'évolution du rapport à la nation dans une société française en mutation, et le rôle singulier qu'y jouent les grandes compétitions sportives.

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