Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



dimanche 29 janvier 2012

Kafka en colère, Pascale Casanova en conversation avec Jean-Pierre Salgas, 2 février 2012 + écouter "autour de Kafka en colère"




Pascale Casanova
© photo Hermance-Triay
Jeudi 2 février 2012 à 19 h 30
Kafka en colère
flecheÀ l’occasion de la parution de l’ouvrage de Pascale Casanova Kafka en colère (Seuil, 2011)

Pascale Casanova en conversation avec Jean-Pierre Salgas, critique, professeur à l’École d'Architecture, de la Ville et des Territoires de Marne-la-Vallée

Et si Kafka pratiquait la critique sociale la plus radicale ? Ayant pris conscience du sort tragique des Juifs de langue allemande dans la Prague du début du XXe siècle, il fut aussi amené à réfléchir sur la domination masculine et l’emprise des colons blancs dans les colonies européennes, et aurait ainsi travaillé ses récits comme de véritables leurres...
À travers cette interprétation des fictions de Kafka, Pascale Casanova s’attache à faire découvrir un Kafka inédit et combatif, ethnologue et enquêteur, dénonçant sans relâche toutes les formes de la domination. Elle éclaire les raisons profondes de la colère de Kafka.

Pascale Casanova enseigne la littérature à la Duke University. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La République mondiale des lettres (Seuil, 1999).

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
Tarifs
Réservation indispensable par mél
ou par téléphone au 01 53 01 86 48
du lundi au vendredi
de 14 h à 18 h


+ écouter "autour de Kafka en colère", avec Zahia Ramani, Philippe Mangeot, Geneviève Brisac, La grande table, 30.12.2011

Aucun commentaire: