Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 21 avril 2012

lire les sciences sociales: Présentation et discussion de l’ouvrage de Christian Corouge et Michel Pialoux, Résister à la chaÎne, 11 mai 2012



lire les sciences sociales

vendredi 11 mai 2012

Présentation et discussion de l’ouvrage

RÉsister À la chaÎne
Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue
de
Christian Corouge et Michel Pialoux


Introduction de Michel Pialoux et Épilogue 2010
Édition établie par Julian Mischi

En présence des auteurs
Présentation par Gérard Mauger
 

« Pendant quatre jours je t'ai raconté des trucs sur le travail, les lois Auroux, les trente-huit heures... Seulement ça, je vais te le dire, ça crée un déséquilibre complet, parce qu'une semaine comme ça, c'est pas facile de la vivre quand tu travailles en chaîne et que t'as en plus plein de boulot syndical à faire. C'est pas facile. Alors mes mains, dans tout ça, qu'est-ce qu'elles deviennent, mes mains ? On dit : " Bon, en 1914, il avait mal aux mains. Maintenant ça a l'air de passer. Il est devenu beaucoup plus intellectuel, il n'a plus mal aux mains, il a mal à la tête... " Il est fou, quoi. Seulement, moi, je travaille encore avec mes mains ! Et ça, ça me fait toujours mal. Mais maintenant je me tais. Parce que, pendant dix ans, tu en souffres tout seul. Et en même temps, tu as l'impression d'être une espèce de cobaye... aussi bien de la part des copains... qui veulent surtout pas écrire ce genre de truc avec moi, alors qu'en fait, à mon avis, leur boulot de militant - c'est à eux que je devrais le dire -, ça aurait été de faire ce livre avec moi ».

Au début des années 1980, le sociologue Michel Pialoux rencontre Christian Corouge, ouvrier et syndicaliste chez Peugeot-Sochaux. Ils entament un long dialogue sur le travail à la chaîne, l'entraide dans les ateliers et la vie quotidienne des familles ouvrières. À partir de l'histoire singulière d'un ouvrier, devenu porte-parole de son atelier sans jamais le quitter, sont abordées les difficultés de la constitution d'une résistance syndicale.

10 h 00 - 12 h 00

CNRS/site Pouchet (salle de conférence), 59-61, rue Pouchet, 75017 Paris
Métro ligne 13 (Guy Moquet/Brochant), Bus 66 (La Jonquière)

Contact : lirelessciencessociales@gmail.com 

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