"Je ne dis pas que l’État est la solution de tous les problèmes, mais l’État est une des seules armes que nous ayons pour contrôler toutes sortes de fonctionnement et de processus tout à fait vitaux, et en particulier tous ceux qui touchent à l’intérêt général et aux services publics. Je suis tout à fait favorable à la création d’un État transnational ou mondial. Mais, dans l’état actuel, c’est une utopie. Cela dit, la taxe Tobin, c’est un pas vers l’État mondial. Keynes disait déjà qu’il fallait faire une banque mondiale, ce qui va dans le sens de l’État mondial. Et il faudrait ensuite pouvoir contrôler cette banque, et prélever les impôts pour l’alimenter. Mais peut-être est-ce une utopie un peu folle. En attendant cet État mondial, je pense que les États nationaux sont le seul instrument que nous ayons pour opérer une redistribution raisonnable des revenus des plus riches aux plus pauvres, pour égaliser les chances d’accès à l’économie, à la culture. Donc, on ne peut dire qu’on va se passer de l’État.
En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les conséquences de la destruction de l’État, on ne les verra que dans vingt ans. Par exemple, dans vingt ans on dira que le taux de cancer a augmenté dans les villes en liaison avec la pollution. Je trouve anormal que les médecins ne le disent pas maintenant. (On commence à dire très prudemment que le taux d’asthmatiques parmi les enfants a très fortement augmenté en liaison avec la pollution.)"
Bourdieu, Entretien du 26 janvier 2000 par Bertrand Chung, Mondialisation et domination : de la finance à la culture, Cités, 2012/3 (n° 51), Bourdieu politique , PUF, 2012, p.133

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mardi 10 avril 2018

vidéo: Julien Duval, Le cinéma au XXe siècle. Entre loi du marché et règles de l'art (Présentation d’Audrey Mariette, Lire les sciences sociales, 23 février 2018)

 
LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
Vendredi 23 février 2018
75017 Paris
Présentation et discussion (en présence de l’auteur) du livre :
Le cinéma au XXe siècle. Entre loi du marché et règles de l’art (CNRS Editions, 2016) de Julien Duval (Directeur de recherche au CNRS, chercheur au CESSP)
Par Audrey Mariette (Maîtresse de conférences à l’Université Paris 8, chercheuse au CRESPPA)



Canal U , Copyright : CC BY NC SA





Julien Duval
Le cinéma au XXe siècle
Entre loi du marché et règles de l'art 
CNRS
Culture & Société
2016

Présentation de l'éditeur
Cinéma commercial contre films d’auteur ? Cinéma populaire contre cinéma élitiste ? Loi du marché contre règles de l’art ? La dualité entre superproductions hollywoodiennes et films d’art européens semble traverser toute l’histoire du cinéma depuis les années 1920. Mais les frontières entre ces deux espaces n’ont jamais été figées, comme l’explique Julien Duval dans cette sociologie novatrice du champ cinématographique au XXe siècle. Ainsi, le cinéma populaire a su se parer de certains traits des arts savants. Quant au cinéma d’auteur, il n’est pas tout à fait devenu « l’égal des autres arts » : les cinéastes doivent toujours composer avec les contraintes économiques propres à leur mode d’expression. Examinant à nouveaux frais ces jeux de transferts et ces oppositions, Julien Duval éclaire également les débats récents sur « l’exception culturelle » et sur les priorités des politiques publiques en matière cinématographique.
Julien DUVAL est directeur de recherche au CNRS (Centre européen de sociologie et de science politique). Il est l’auteur de Critique de la raison journalistique (Le Seuil, 2004) et du Mythe du « trou de la Sécu » (Raisons d’agir, 2007). Il a également coordonné, avec Philippe Coulangeon, Trente ans après La Distinction de Pierre Bourdieu (La Découverte, 2013).

mercredi 28 février 2018

vidéo: Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :L’illusion du bloc bourgeois; L’économie politique du néolibéralisme et de L’économie politique n’est pas une science morale, LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018, 12 janvier 2018



LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
12 janvier 2018
14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet
Paris
Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français, Paris, Raisons d’agir éditions, 2017
Bruno Amable, Elvire Guillaud et Stefano Palombarini, L’économie politique du néolibéralisme. Le cas de la France et de l’Italie, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2012
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’économie politique n’est pas une science morale, Paris, Paris, Raisons d’agir éditions, 2005
Par Antony Burlaud et Frédéric Lebaron

1. Les sciences sociales et l’économie politique sont menacées par le retour d’un moralisme qui nie le conflit social et discrédite l’opposition aux projets élaborés en vue d’un prétendu bien commun. […] Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une théorie néoréaliste du changement institutionnel  […] qui permet de reconnaître, derrière la rhétorique du bien commun, la frontière entre intérêts dominants et intérêts dominés.
2. En France et en Italie, la dissolution des anciennes alliances sociales a rendu nécessaire la reconstitution d’un bloc social dominant. Mais le noyau dur du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s’appuyer sur une coalition sociale élargie. […] La participation à l’Union Européenne implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d’une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.
3. La crise politique française entre dans sa phase la plus aigüe depuis plus de trente ans, avec l’éclatement des blocs traditionnels, de gauche et de droite. L’éloignement des partis « de gouvernement » des classes populaires semble inexorable […] L’avenir du modèle français dépend de l’issue d’une crise politique qui n’est pas liée à des querelles d’appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant. Elle est loin d’être terminée.


lundi 18 décembre 2017

Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :L’illusion du bloc bourgeois; L’économie politique du néolibéralisme et de L’économie politique n’est pas une science morale, LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018, 12 janvier 2018


LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
12 janvier 2018
14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 159
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
Présentation et discussion (en présence des auteurs) de :
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français, Paris, Raisons d’agir éditions, 2017
Bruno Amable, Elvire Guillaud et Stefano Palombarini, L’économie politique du néolibéralisme. Le cas de la France et de l’Italie, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2012
Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’économie politique n’est pas une science morale, Paris, Paris, Raisons d’agir éditions, 2005
Par Antony Burlaud et Frédéric Lebaron

1. Les sciences sociales et l’économie politique sont menacées par le retour d’un moralisme qui nie le conflit social et discrédite l’opposition aux projets élaborés en vue d’un prétendu bien commun. […] Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent une théorie néoréaliste du changement institutionnel  […] qui permet de reconnaître, derrière la rhétorique du bien commun, la frontière entre intérêts dominants et intérêts dominés.
2. En France et en Italie, la dissolution des anciennes alliances sociales a rendu nécessaire la reconstitution d’un bloc social dominant. Mais le noyau dur du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s’appuyer sur une coalition sociale élargie. […] La participation à l’Union Européenne implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d’une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.
3. La crise politique française entre dans sa phase la plus aigüe depuis plus de trente ans, avec l’éclatement des blocs traditionnels, de gauche et de droite. L’éloignement des partis « de gouvernement » des classes populaires semble inexorable […] L’avenir du modèle français dépend de l’issue d’une crise politique qui n’est pas liée à des querelles d’appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant. Elle est loin d’être terminée.


mercredi 6 décembre 2017

Présentation et discussion en présence de l’auteur de: La sous-traitance en piste. Les ouvriers de l’assistance aéroportuaire de Fabien BRUGIERE.(LIRE LES SCIENCES SOCIALES, 13 décembre 2017)

LIRE LES SCIENCES SOCIALES 2017/2018
Mercredi 13 décembre 2017
14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 311
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
Présentation et discussion (en présence de l’auteur) de :
La sous-traitance en piste : les ouvriers de l’assistance aéroportuaire (Eres, 2017) de Fabien BRUGIERE.
Par Cédric LOMBA (Directeur de recherche, CRESPPA)



Fabien Brugière
La sous-traitance en piste
Les ouvriers de l’assistance aéroportuaire
Erès
Clinique du travail
2017

Présentation de l'éditeur
En se fondant sur une enquête de terrain accomplie en immersion au sein d’une société sous-traitante d’assistance aéroportuaire, l’auteur livre une analyse sociologique des évolutions de ce secteur libéralisé, à la fois spécifiques et représentatives du monde du travail contemporain. Il décrit les mutations de l’emploi et de l’organisation du travail dans le domaine des transports aériens, suite à sa déréglementation au cours des années 1990 et au développement concomitant de la sous-traitance.
En effet, pour répondre aux exigences des compagnies aériennes donneuses d’ordres, le management impulse des réformes organisationnelles au niveau du travail en piste (individualisation des carrières, intensification du travail). Se développent ainsi des logiques de précarisation et de fragmentation des collectifs de travail.
À la lumière de ces transformations productives, l’ouvrage aborde les politiques de sécurité et de sûreté mises en œuvre, la santé au travail, la délégation du « sale boulot », le déclin des solidarités professionnelles et les relations ethniques au sein de collectifs ouvriers principalement issus de l’immigration. En dépit de ses spécificités, le secteur aéroportuaire apparaît ainsi comme un laboratoire privilégié des évolutions actuelles du monde du travail.   

Fabien Brugière est chercheur associé au laboratoire CRESPPA-GTM, docteur en sociologie (université Paris Nanterre), ancien élève de l’École normale supérieure de Paris.

lundi 29 mai 2017

Lire les sciences sociales: Artistes femmes. La parenthèse enchantée XVIIIe - XIXe siècles de Séverine Sofio présenté par Charlotte Guichard, le 30 mai

Séminaire Lire les sciences sociales
Mardi 30 mai 2017, 14h - 17h 
CNRS Site Pouchet, 59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris, Salle 108, 1er étage 
Présentation par Charlotte Guichard du livre de Séverine Sofio :  
Artistes femmes. La parenthèse enchantée 
XVIIIe - XIXe siècles 
(Editions CNRS, Culture & Société, 2016), en présence de l’auteure.
  
4ème de couverture :
Entre 1750 et 1850, l’univers des beaux-arts connaît de profondes mutations, dont l’une des conséquences est la banalisation d’une image positive de la dame artiste. Progressivement, des barrières s’abaissent, des contraintes se desserrent et la pratique de la peinture est rendue plus accessible aux femmes. S’ouvre alors une période de créativité foisonnante associée aux noms – parfois oubliés aujourd’hui –d’Elisabeth Vigée-Lebrun, Adélaïde Labille-Guiard, Marie-Guillemine Benoist, Marguerite Gérard, Constance Mayer, Victoire Jaquotot, Lizinka de Mirbel, Rosa Bonheur…
Pourquoi les artistes femmes, à ce moment précis de l’histoire, ont-elles bénéficié de l’intérêt de leurs contemporains et de conditions de travail relativement égalitaires ? Pour saisir ce phénomène, Séverine Sofio réintègre les artistes des deux sexes dans la réalité quotidienne de leur travail de création.
Ni recueil d’analyses d’œuvres, ni histoire des femmes dans l’art, cet ouvrage traite de la pratique des beaux-arts, de son organisation et de ses réalités professionnelles, institutionnelles et économiques. Cette suspension relative de l’infériorisation des femmes dans les beaux-arts n’en demeure pas moins provisoire : si la parenthèse s’ouvre timidement dans les dernières décennies de l’Ancien Régime, elle se referme progressivement avant le milieu du siècle suivant.

jeudi 9 mars 2017

Lire Les Sciences Sociales, présentation des ouvrages Rester bourgeois d'Anaïs Collet et Tous propriétaires ! d'Anne Lambert, 15 mars 2017


Anaïs Collet, Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction, La Découverte, 2015
Présenté par Violaine Girard

Anne Lambert, Tous propriétaires ! L'envers du décor pavillonnaire, Seuil, 2015
Présenté par Yasmine Siblot


Lire Les Sciences Sociales
mercredi 15 mars 2017 de 14 h à 17h 
salle 124 du site Pouchet 
(59-61 rue Pouchet, 75017)

jeudi 24 novembre 2016

Lire les sciences sociales: Présentation et discussion par Gérard Mauger de Christian Topalov, Histoires d’enquêtes - Londres, Paris, Chicago (1880-1930), 8 décembre 2016


Lire les sciences sociales 

Jeudi 8 décembre 2016 
14 h 00 - 16 h 30 

Salle 159 ,CNRS Site Pouchet,
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant
Bus 66 - La Jonquière

Présentation et discussion par Gérard Mauger
(en présence de l’auteur) de :
Christian Topalov, Histoires d’enquêtes - Londres, Paris, Chicago (1880-1930),
Paris, Classiques Garnier, collection « Bibliothèque des sciences sociales », 2015.


Londres, Paris et Chicago : trois villes qui furent le site et l’objet d’aventures scientifiques importantes pour les sciences sociales du XXe siècle. Celle de Booth, capitaine d’industrie et enquêteur social, celle d’Halbwachs, jeune agrégé de philosophie et disciple de Durkheim, celle de Park et Burgess, professeurs de sociologie à l’université de Chicago. Cet ouvrage propose d’observer ces savants en action, de reconstruire les conversations dont naquirent leurs projets intellectuels et de restituer leurs pratiques d’enquêtes. Loin de l’histoire des idées ou de l’hagiographie des classiques, il s’agit ici de replacer les savants dans le monde et, ainsi de mettre à l’épreuve une autre façon d’écrire l’histoire des sciences sociales.


contact :
gerard.mauger@cse.cnrs.fr
https://llss.hypotheses.org/


(source: LLSS)

mercredi 9 novembre 2016

Présentation et discussion (en présence de l'auteur) Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude de Gaetan Flocco, Ouvrage présenté par Hélène Stevens (LIRE LES SCIENCES SOCIALES, 9 novembre 2016)

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
Mercredi 9 novembre 2016

14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
 Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude (Raisons d'agir, 2015)
de Gaetan Flocco
Ouvrage présenté par Hélène Stevens
 
Présentation de l'éditeur
Les cadres ont incarné la société salariale : entre le travail et le capital, ils ont prospéré pendant quatre décennies. Depuis les années 1990, eux aussi subissent les effets de l’intensification du travail, des restructurations dans les entreprises et de la peur du chômage.
Pourtant, les cadres, plus que les autres salariés, semblent embrasser leur condition. Ils trouvent dans le stress, les responsabilités, la compétition, et des marges de manœuvre pourtant réduites autant de sources de gratification symbolique.
Loin d’une adhésion enchantée à l’idéologie managériale, les cadres rencontrés au cours de son enquête par Gaëtan Flocco expriment un rapport au travail qui, malgré tout, relève autant de la réalisation de soi que de l’exploitation. Ainsi, le livre explore l’ambivalence fondamentale qui fait des cadres les complices de leur propre servitude
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


(source: LLSS)

mardi 20 septembre 2016

Lire les sciences sociales: Présentation et discussion de La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public de Jean-Baptiste Comby, 19 octobre 2016

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
Mercredi 19 octobre 2016

14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 159
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
 Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public (Raisons d'agir, 2015)
de Jean-Baptiste Comby
par Stanislas Morel

Présentation de l'éditeur

Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l'emprise des rationalités marchandes sur l'organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s'est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique. Pour attirer l'attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du «plus grand nombre». Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l'abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d'autant plus que les prescriptions «éco-citoyennes» occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes. Loin d'être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C'est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l'ordre établi que contribue l'enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des «sociétés de marché».

Biographie de l'auteur

Jean-Baptiste Comby est sociologue, chercheur au Centre d'analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias (CARISM) ainsi qu'au Centre nantais de sociologie (CENS) et maître de conférences à l'Institut français de presse de l'université Paris II.
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com

(source: LLSS) 


mercredi 7 septembre 2016

LIRE LES SCIENCES SOCIALES: Présentation et discussion de Retour de flammes. Les pompiers, des héros fatigués ? de Romain Pudal, 22 septembre 2016

LIRE LES SCIENCES SOCIALES

Jeudi 22 septembre 2016

Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

Retour de flammes. Les pompiers, des héros fatigués ?
(La Découverte, « SH/L’envers des faits », 2016)

de Romain Pudal

par Gérard Mauger

D’une popularité rarement démentie, vantés pour leur courage et leur dévouement, les pompiers font partie de notre quotidien. Mais on sait en réalité bien peu de choses de ce métier qui incarne aux yeux de beaucoup l’altruisme dans son sens le plus noble. Pompier depuis près de quinze ans, Romain Pudal est aussi sociologue et, dans cette enquête en immersion, il nous fait découvrir l’univers méconnu d’un des derniers services publics présents sur tout le territoire français. Si les interventions pour incendie demeurent le cœur de leur métier, les pompiers sont aussi en première ligne pour affronter les inégalités qui se creusent et les tensions qui s’exacerbent au sein de la société, sous l’effet des crises économiques, du chômage de masse et de la précarisation généralisée. Confrontés à toutes les détresses – physiques, psychologiques et sociales –, ils doivent faire appel à des compétences techniques, mais aussi à des qualités humaines pour y faire face. En ce sens, leur professionnalisme est véritablement un humanisme. Cependant, en incarnant à la fois la « main gauche » (aide et assistance) et la « main droite » (ordre et sécurité) de l’État, en travaillant au contact des plus dures réalités sociales tout en étant eux-mêmes de plus en plus inexorablement précarisés ou mis en danger, les pompiers se retrouvent pris dans un tissu d’injonctions contradictoires dont les implications politiques sont loin d’être négligeables. Si leur valeur cardinale demeure le service public, les pompiers ont néanmoins fort à faire pour résister à un air du temps gestionnaire et réactionnaire qui érode leur éthique faite d’altruisme, d’efficience et de discrétion.
Sur le site de l'éditeur

Romain Pudal sociologue, chargé de recherche au CNRS (CURAPPESS), consacre ses travaux à la sociologie des biens symboliques, d’une part, et à celle des classes populaires, d’autre part. Il s’est engagé en 2002 comme pompier volontaire, après un service militaire à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris en 1999-2000 : cette enquête s’appuie sur ces quinze années d’engagement..


14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 255

59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière

Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


(source: LLSS)

lundi 22 août 2016

Questions à Pierre Bourdieu, Lire Les Sciences Sociales (en 1992 et en 1997)



Questions à Pierre Bourdieu
Lire Les Sciences Sociales  
(en 1992 et en 1997)



(par G.Q.)
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Questions à Pierre Bourdieu, à propos de Réponses. Pour une anthropologie réflexive , Pierre Bourdieu avec Loïc Wacquant, Seuil, 1992 (version abrégée d' Invitation à la sociologie réflexive Pierre Bourdieu avec Loïc Wacquant, deuxième édition, traduction intégrale, corrigée et augmentée, Seuil, Liber, 2014), in Lire les sciences sociales, 1989-1992 Volume 1, textes rassemblés par Gérard Mauger et Louis Pinto, Belin, 1994, P.311-332.

 


Questions à Pierre Bourdieu , à propos des Méditations pascaliennes, Seuil, Liber, 1997,  8 décembre 1997,  in Lire les sciences sociales. volume 3, 1994-1996, Gérard Mauger et Louis Pinto, Hermes science, 2000. P.197-223


voir Lire Les Sciences Sociales du 20 mai 2015 pour la présentation et discussion des Cours de Pierre Bourdieu, Manet. Une révolution symbolique Lire les sciences sociales: Présentation et discussion de Jazz, les échelles du plaisir. Intermédiaires et culture lettrée en France au XXe siècle d'Olivier Roueff et de Manet, une révolution symbolique. Cours au Collège de France, 1998-2000 de Pierre Bourdieu, 20 mai 2015



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Voir également:


Publications de Pierre Bourdieu: autour de l'ouvrage Invitation à la sociologie réflexive (avec Loïc Wacquant)

Publications de Pierre Bourdieu: autour des Méditations pascaliennes

Publications de Pierre Bourdieu: autour de Manet. Une révolution symbolique. Cours au Collège de France (1998-2000)


 

lundi 19 janvier 2015

Lire les Sciences Sociales: Sociologie du sport et de la danse, 03.02.2015


Lire les sciences Sociales: Sociologie du sport et de la danse

Présentation et discussion, en présence des auteurs, de:


Danser. Enquête dans les coulisses d'une vocation
(La Découverte, « Textes à l'appui, Enquête de terrain », 2010)
de Pierre-Emmanuel Sorignet
par Audrey Mariette
Si les professions artistiques sont, d'une manière générale, soumises à la précarité, celle-ci est encore plus prégnante dans le cas des danseurs. En effet, pour ces derniers, la possibilité d'assurer des performances tout au long de la vie active dépend avant tout de leur capacité corporelle. Pourtant, de plus en plus de jeunes se présentent sur ce marché du travail. Comment comprendre cet apparent paradoxe ? Pour saisir les motivations qui conduisent des individus à choisir cette voie et à s'y maintenir, il faut en fait tenir compte des rétributions symboliques propres à ce métier associant « prestige » et « précarité ». Le plaisir de la scène, la jubilation d'éprouver son corps, la relative absence de routine expliquent que les danseurs vivent leur profession comme une vocation, parfois façonnée dès l'enfance. L'auteur, sociologue et danseur, s'est immergé dans l'univers de la danse contemporaine pendant dix ans, partageant l'activité professionnelle des danseurs et danseuses enquêtés, mais aussi tous les moments hors travail qui souvent prolongent une façon d'être artiste. Ce livre, qui donne la part belle aux témoignages, offre un éclairage inédit du métier de danseur et du style de vie qui lui est lié (le choix du conjoint, l'orientation sexuelle...). Le moment de l'audition, l'entraînement quotidien, le travail de création, le rapport à la scène et au public sont ainsi analysés « de l'intérieur ». Grâce à une approche très fine des trajectoires des personnes enquêtées, cet ouvrage permet d'ouvrir la boîte noire de la « vocation », d'en montrer les recompositions tout au long des cycles professionnels traversés, jusqu'à la sortie du métier.


La construction du « talent ». Sociologie de la domination des coureurs marocains
(Raisons d'Agir, « Cours & Travaux », 2012)
de Manuel Schotté
par Pierre-Emmanuel Sorignet 
Depuis le milieu des années 1980, les coureurs kenyans, éthiopiens et marocains opèrent une mainmise dans le domaine de la course de demi-fond et de fond. Les succès de ces athlètes sont rapportés de façon quasi-invariable à leur supposé talent inné : les sportifs les plus talentueux sortiraient automatiquement du lot des pratiquants, en vertu de leurs exceptionnelles qualités. La suprématie des coureurs d’Afrique de l’Est et du Nord au niveau mondial est alors décrite comme le produit d’une sélection naturelle. Plutôt que de naturaliser la performance sportive, il s’agit dans cet ouvrage de rendre compte des logiques sociales qui sous-tendent la réussite athlétique. La surreprésentation des coureurs marocains parmi les champions du demi-fond repose sur une double construction sociale : construction de l’offre de travail d’un côté, avec le façonnement d’ambitions et de compétences dans le domaine de la course à pied chez des jeunes Marocains ; construction de la demande ensuite, avec l’émergence du professionnalisme en Europe au début des années 1980. C’est à la seule condition de mettre en relation les deux versants que l’on peut rendre compte de la répartition socialement construite des populations telle qu'elle se donne à voir en athlétisme. Même s’il est centré sur la fabrique du « talent », l’ouvrage peut être lu comme une ethnographie de la jeunesse urbaine marocaine de milieux populaires et des conditions d’émigration/immigration d’une partie d’entre elle. Organisé autour de cas finement dépeints et replacés dans l’épaisseur de leur quotidien, il donne à voir ce que sont les univers de vie et de sens de jeunes marocains devenus coureurs. Mais, il renvoie aussi à la question de la capacité des sciences sociales à comprendre le singulier et même le plus singulier des singuliers quand il s’agit de l’athlète d’exception et de l’homme hors norme.
Pierre-Emmanuel Sorignet est sociologue, maître de conférences à l’université Toulouse-III et chercheur au PRISSMH (Programme interdisciplinaire de recherche en sciences du sport et du mouvement humain). Il collabore en tant qu’interprète, depuis une dizaine d’années, avec différentes compagnies de danse contemporaine.
Audrey Mariette est maîtresse de conférences en science politique à l'université Paris 8 et chercheuse au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA), équipe Cultures et sociétés urbaines (CSU).
Manuel Schotté est enseignant chercheur à l’Université de Lille 2. Ses travaux portent sur la sociologie du sport. Il est l’auteur de Sportifs en danger. La condition des travailleurs sportifs (avec Sébastien Fleuriel), édition du Croquant, "Savoir/Agir", 2008." 
3 février 2015
14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 108
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière

(source: Lire les Sciences Sociales)

mercredi 8 octobre 2014

Lire les sciences sociales: présentation et discussion de l’ouvrage de Vincent Dubois “La culture comme vocation” (Raisons d’Agir, 2013) par Wenceslas Lizé, en présence de l’auteur, 14 Octobre 2014




Dans le cadre des rencontres Lire les sciences sociales, présentation et discussion de l’ouvrage de Vincent Dubois “La culture comme vocation” (Raisons d’Agir, 2013) par Wenceslas Lizé, en présence de l’auteur

   Dans un sondage établissant « les métiers préférés des jeunes de 18 à 25 ans », celui de « manager culturel » arrive ainsi en 7e position (acteur et chanteur occupant respectivement les 1re et 4e places). Et dans les collectivités territoriales, les postes « culturels » sont généralement parmi les plus demandés. Certains métiers semblent attirer pour leur image plus que pour la stabilité d’emploi ou le niveau de revenus qu’ils garantissent. Ce sont des métiers dits « vocationnels », c’est-à-dire des activités professionnelles reposant sur un fort engagement personnel, qui peut être subjectivement vécu sur le double mode de la passion et du désintéressement. On n’y entre pas pour l’argent, mais pour la beauté du métier ou par amour de l’art.
   Qu’est-ce qui rend ces métiers de la culture si attractifs ? C’est à cette question que ce livre propose de répondre.
   Sur la base d’une enquête originale sur un échantillon d’étudiants qui se destinent à l’administration de la culture, Vincent Dubois répond à cette question en analysant les transformations depuis les années 1960 de l’espace des gratifications symboliques associées à ces métiers, transformations liées à la constitution d’un secteur public de la culture et des formations qui y mènent.
   Ce faisant, le livre rompt avec une lecture individualisante et psychologisante, faite de passion et de désir, pour mettre en évidence la logique et la dynamique d’un univers de positions sociales construites par la politique culturelle de l’État. Les métiers de la culture se trouvent ainsi bien ajustées aux attentes et aux aptitudes professionnelles des générations issues de la deuxième explosion scolaire. Le système universitaire lui-même invite ainsi à concevoir l’orientation vers les métiers de la culture comme une manière d’optimiser le rendement professionnel d’un capital scolaire (notamment littéraire et artistique) dévalué.
   Deux facteurs ont un rôle prépondérant. La chronologie du développement de ces métiers, initié au milieu des années 1960 et amplifié à partir du début des années 1980, fait que ceux qui s’y destinent dans les années 2000-2010 sont les enfants des générations qui occupent aujourd’hui une part importante des postes, voire les petits-enfants des « pionniers » parmi les premiers à les occuper. La « passion » pour les métiers de la culture peut donc bien être héritée, et correspondre à un mécanisme classique de reproduction professionnelle. Si les métiers de la culture sont « attractifs », c’est donc aussi qu’ils peuvent être envisagés comme une voie de salut dans un contexte de massification de l’enseignement supérieur et de fort chômage des jeunes. Les filles connaissant cette situation davantage que les garçons, elles sont, pour cette raison également, plus nombreuses à viser de telles positions.
   Ainsi est-on dans le cas qui nous intéresse conduit à retourner le syntagme habituel : ce n’est pas à une « crise des vocations » que l’on a affaire mais à des « vocations de crise ».
   Retrouvez l’ouvrage sur le site de l’éditeur
  • Vincent Dubois, sociologue et politiste, est actuellement membre de l’Institute for Advanced Studies à Princeton et professeur à l’Institut d’études politiques de Strasbourg. Ses travaux de sociologie de l’action publique portent sur les rapports entre le champ culturel et l’État et sur le traitement bureaucratique de la misère. Il a notamment publié sur ces questions La Politique culturelle (Belin, 1999) et La Vie au guichet (Economica, 2e éd., 2003). 
  • Wenceslas Lizé est sociologue, maître de conférences à l’Université de Poitiers (Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre Ouest). Ses travaux portent notamment sur l’art et la musique et plus particulièrement sur le Jazz. Il a notamment publié Intermédiaires du travail artistique. A la frontière de l’art et du commerce avec D. Naudier et O. Roueff (La Documentation Française, 2011).
Mardi 14 Octobre
14 h 00 – 16 h 00
CNRS/Site Pouchet
Salle 255
59 – 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 – Guy Moquet | Brochant , Bus 66 – La Jonquière



vendredi 20 juin 2014

écouter: Stéphane Dorin, présentation et discussion de L'EMPIRE DE LA VALEUR. Refonder l'économie, de André Orléan, Lire Les Sciences Sociales, 6 juin 2014


Présentation et discussion de
L'EMPIRE DE LA VALEUR
Refonder l'économie
|SEUIL La couleur des idées 2011|
de André Orléan
par Stéphane Dorin
en présence de l’auteur
6 juin 2014


(source: Lire Les Sciences Sociales)


André Orléan
 L'EMPIRE DE LA VALEUR
Refonder l'économie
SEUIL
2011

Présentation de l'éditeur
La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n’a su ni prévoir les désordres à venir, ni même mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige, pour être corrigé, un renouvellement radical des approches et des concepts, au premier rang desquels celui de valeur économique.
La tradition économique conçoit la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme une grandeur objective qui s’impose aux acteurs à la manière d’un fait naturel. Or il n’existe pas de « vraies valeurs ». Dans un monde incertain comme le nôtre, plusieurs prix sont possibles car plusieurs avenirs sont possibles. Pour cette raison, l’évaluation n’a rien de neutre. Elle n’est jamais la mesure de ce qui est mais toujours l’expression d’un point de vue au service d’intérêts. Elle est l’acte par lequel la société s’engage en décidant quelles voies seront explorées et quelles autres rejetées.
C’est cette vision nouvelle de l’économie que ce livre propose à la réflexion.

André Orléan est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS.
Il est notamment l'auteur de La Monnaie souveraine (avec Michel Aglietta, Odile Jacob, 1998), du Pouvoir de la finance (Odile Jacob, 1999), et de De l'euphorie à la panique, penser la crise financière (Éditions de la Rue d'Ulm, 2009).

mardi 3 juin 2014

Présentation et discussion de L'EMPIRE DE LA VALEUR. Refonder l'économie. de André Orléan, Lire Les Sciences Sociales, 6 juin 2014



Vendredi 6 juin: 
Présentation et discussion de
L'EMPIRE DE LA VALEUR
Refonder l'économie
|SEUIL La couleur des idées 2011|
de André Orléan
par Stéphane Dorin
en présence de l’auteur
La crise financière a révélé au grand jour les limites de la théorie économique : celle-ci n’a su ni prévoir les désordres à venir, ni même simplement nous mettre en garde contre de possibles instabilités. Cet aveuglement est le signe d’un profond dysfonctionnement qui exige plus qu’un simple replâtrage pour être corrigé : un renouvellement radical des méthodes et des concepts, au premier rang desquels celui de valeur économique. Pour le dire simplement, les économistes conçoivent la valeur, que ce soit celle des marchandises ou celle des titres financiers, comme ayant la nature d’une grandeur objective qui s’impose aux acteurs et à leurs interactions, à la manière d’une force naturelle. Ceci est apparent dans le domaine financier au travers des formules mathématiques que calculent les économistes pour établir la juste évaluation des actifs. La crise a montré que ces formules n’étaient pas fiables. Cela ne tient pas à une insuffisante habileté à mener des calculs complexes mais à la nature même de la question posée. Il n’existe pas une juste valeur, ni pour les marchandises, ni pour les titres, mais différents prix possibles en fonction des intérêts et des croyances. À partir de ce nouveau cadre d'analyse, c'est toute la science économique qu'il s'agit de refonder.

André Orléan est économiste. Il est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il fait partie du comité de direction de la revue Annales. Il est président de l'Association Française d'Économie Politique et membre des Économistes atterrés. Il a notamment prix position contre la signature du Pacte Budgétaire Européen. Il est entre autres l'auteur de La Monnaie souveraine (avec Michel Aglietta, Odile Jacob, 1998), du Pouvoir de la finance (Odile Jacob, 1999), et de De l'euphorie à la panique, penser la crise financière (Éditions de la Rue d'Ulm, 2009).

Stéphane Dorin est sociologue. Maître de Conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8, il enseigne également à l’Université Paris 13 et à l’EHESS. Ses travaux relèvent de la sociologie des pratiques culturelles, et notamment de la musique - savante ou populaire. Ses recherches actuelles portent sur la recomposition des échelles de légitimité culturelle à l’ère du numérique et des formes de consommation de la culture savante. Il a notamment dirigé Sound Factory. Musique et logiques de l’industrialisation (éditions Uqbar/Mélanie Séteun, 2012). Pour plus d'informations, consulter sa page personnelle : http://www.stephanedorin.fr/


vendredi 6 juin 14h00-17h00
CNRS | SITE POUCHET – SALLE 255
59 – 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 – Guy Moquet | Brochant , Bus 66 – La Jonquière
Blog du séminaire: llss.hypotheses.org
facebook: lirelessciencessociales

lundi 2 juin 2014

écouter: Le marché de l’excellence. Les grands crus à l’épreuve de la mondialisation de Marie-France Garcia-Parpet, et De génération en Génération. Arrangements de famille dans les entreprises viticoles de Cognac de Céline Bessière (LIRE LES SCIENCES SOCIALES, 8 octobre 2010)

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
2010 – 2011
Rencontres organisées par Gérard Mauger et Louis Pinto
8 octobre 2010

-Le marché de l’excellence. Les grands crus à l’épreuve de la mondialisation de Marie-France Garcia-Parpet, Liber, Seuil, 2009. Par Céline Bessière.
-De génération en Génération. Arrangements de famille dans les entreprises viticoles de Cognac de Céline Bessière, Cours & Travaux, Raison d’agir, 2010. Par Yolène Chanet.


(source: Lire Les Sciences Sociales)