Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


samedi 20 octobre 2012

Sociétés contemporaines 87, 2012. Déni de travail. L'invisibilisation du travail aujourd'hui (HORS DOSSIER, Rémi Lenoir, L'ÉTAT SELON PIERRE BOURDIEU)

Sociétés contemporaines 87, 2012
Déni de travail. L'invisibilisation du travail aujourd'hui
 
Le dossier de ce numéro prolonge les analyses féministes sur le travail invisible en s'intéressant, au-delà du travail domestique, aux processus d'invisibilisation du travail en cours dans différents espaces sociaux, pour certains relativement nouveaux. L’article de Fabrice Guilbaud et celui de John Krinsky et Maud Simonet portent, respectivement, sur les mécanismes de déni du travail effectué par les détenu(e)s et par les bénévoles et les allocataires de l’aide sociale dans les parcs de New York. A contrario, le texte de Dominique Vidal et Isabel Georges et celui de Romain Pudal examinent les phénomènes récents de visibilisation, sur les plans juridique et social, de catégories de travailleurs jusque-là non reconnus comme tels : les « nounous » et travailleuses sociales au Brésil et les pompiers volontaires en France. Si ce dossier souligne les limites et les résistances, à la fois objectives et subjectives, à la visibilisation, il permet d’approfondir deux questions : celle de l’extension du domaine de l’invisible de l’espace domestique à celui de l’espace public et celle des liens entre rapports sociaux et formes d’invisibilisation du travail.
 

SOMMAIRE

Dossier : Déni de travail. l'invisibilisation du travail aujourd'hui

Page 5 à 23
John Krinsky et Maud Simonet   Déni de travail : l'invisibilisation du travail aujourd'hui Introduction Introduction

Page 25 à 47
Isabel Georges et Dominique Vidal   La formalisation de l'emploi à l'épreuve du travail invisible Deux cas de figure de travailleuses de service au Brésil

Page 49 à 74
John Krinsky et Maud Simonet   La servitude et le volontaire : les usages politiques du travail invisible dans les parcs de la ville de New York

Page 75 à 97
Romain Pudal   Travailleurs inachevés et syndicalisation paradoxale : ce que nous apprend le cas des pompiers volontaires

Page 99 à 121
Fabrice Guilbaud   Contester et subir : formes et fondements de la critique sociale des travailleurs détenus

Hors dossier

Page 123 à 154
Rémi Lenoir   L'État selon Pierre Bourdieu

Page 155 à 173
Thomas Alam et al.   Science de la science de l'État : la perturbation du chercheur embarqué comme impensé épistémologique
Résumé ]

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