Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 7 novembre 2012

Wolf Lepenies, Auguste Comte. Le pouvoir des signes

Wolf Lepenies 
Auguste Comte
Le pouvoir des signes
Préface de Jean-Louis Fabiani
Éditions de la Maison des sciences de l'homme
2012

Présentation de l'éditeur
Au XIXe siècle, Auguste Comte, inventeur du terme de sociologie et fondateur du positivisme, s'efforce de transformer une discipline scientifique en mouvement social et de faire d'une théorie sociale une religion sociale. Pour parvenir à ses fins, il élabore une iconographie et une topographie politiques originales qui préfigurent les campagnes de communication les plus actuelles.
Dans une langue aussi savoureuse qu’érudite, le grand sociologue allemand, Wolf Lepenies nous fait le récit de cet iconic turn, dévoilant ainsi une face méconnue du positivisme.

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