Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 20 février 2013

Fernando De Castro Fontainha, Les (en)jeux du concours. Une analyse interactionniste du recrutement à l'École Nationale de la Magistrature

Fernando De Castro Fontainha
Les (en)jeux du concours
Une analyse interactionniste du recrutement à l'École Nationale de la Magistrature 
Editions universitaires europeennes
2011

Présentation de l'éditeur
Depuis 1958 le concours public est devenu le moyen par excellence de sélection de la magistrature française. Cependant, l’état actuel d'une sociologie de ce groupe professionnel ne répond pas à la question « comment devient-on magistrat en France? » en tenant compte de ce processus particulier. Les réponses académiques (déterministe et compréhensive) expliquent plus largement les processus de sélection sociale par l’héritage de compétences venues surtout de l'origine de classe ou par une sorte d'« effet miroir » existant entre sélectionneurs et sélectionnés. La réponse institutionnelle consiste à dire que le concours est fait pour sélectionner les meilleurs étudiants sortants de l'université et que le concours doit chercher un profil taillé pour le métier. Croyant voir des insuffisances dans ces réponses, ce travail sera consacré à l’élaboration d'une autre réponse. À travers l'usage d'une sociologie interactionniste, et d'une approche empirique multi-méthode, la recherche proposée ici essayera de valoriser l'interaction entre les préparateurs, les jurés et les candidats comme sources majeures d'une autre réponse possible à la question « comment devient-on magistrat en France? ». 

Aucun commentaire: