Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 22 mai 2013

Erving Goffman, Comment se conduire dans les lieux publics. Notes sur l'organisation sociale des rassemblements


Erving Goffman
Comment se conduire dans les lieux publics
Notes sur l'organisation sociale des rassemblements
Traduction originale, introduction et édition par Daniel Cefaï
Economica
2013

Présentation de l'éditeur
Comment se conduire dans les lieux publics ? Dans ce livre, Erving Goffman développe pour la première fois en détail sa conception de l’ordre de l’interaction et des occasions sociales.
En analysant des situations de rencontre et de rassemblement dans les termes d’une « écologie » des engagements, il forge des concepts qui ont depuis fait école dans l’étude des espaces publics urbains ou dans celle des meetings et des manifestations politiques. En puisant dans le terrain de sa thèse aux îles Shetland et en lisant des manuels de savoir-vivre, il décrit minutieusement le jeu des civilités qui règle les relations en face à face. Il en tire une analyse des propriétés situationnelles.
Goffman recadre, dans une conception de l’ordre public, les interactions de « race », de classe ou de genre. Il revient sur les éléments de l’enquête d’Asiles, en approfondissant son interprétation de la folie comme menace sur l’ordre des interactions. Il éclaire également sous de nouveaux aspects les thèmes de Stigmate : les notions d’inattention civile et d’accessibilité seront reprises par les mouvements de revendication des personnes en situation de handicap et plus largement, par les minorités visibles.
Ce livre, publié en 1963, reste un chef-d’œuvre de microsociologie.

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