Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



samedi 5 octobre 2013

Michela Passini, La fabrique de l'art national. Le nationalisme et les origines de l'histoire de l'art en France et en Allemagne (1870-1933)

Michela Passini
La fabrique de l'art national
Le nationalisme et les origines de l'histoire de l'art en France et en Allemagne (1870-1933)
MSH
2012

Présentation de l'éditeur
A un moment où, depuis environ une décennie, l'histoire de l’art s’attèle, en France, à une révision critique de sa propre histoire, il importe d’étudier de manière globale l’élaboration d’un discours national sur l’art ancien, pour comprendre comment il a affecté les structures mêmes d’une discipline en formation.
Corrélativement, il faut s’interroger sur le rôle joué par l’histoire de l’art dans le processus de nationalisation de la culture, aux XIXe et XXe siècles – rôle qui, faute de recherches fondamentales, n’a guère retenu l’attention des historiens des nationalismes.
En reconstituant une large série de débats franco-allemands sur l’appartenance nationale de l’art gothique et de la Renaissance, ce travail se veut à la fois une contribution à l’histoire de la construction des identités esthétiques nationales et à une histoire croisée des sciences humaines.
Michela Passini est docteur en histoire de l'art (Ecole normale supérieure de Pise) et chercheur au CNRS (Institut d'histoire moderne et contemporaine). Ses recherches portent sur l'Histoire de l'histoire de l’art, l'histoire des musées et du patrimoine.



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