Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 27 novembre 2013

écouter: Nathalie Coutinet et Julien Rivoire, "LE GRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE NE SE FERA PAS !"

écouter: Nathalie Coutinet et Julien Rivoire, "LE GRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE NE SE FERA PAS !"
Emission de radio de la Fondation Copernic sur Fréquence Paris Plurielle du vendredi 22 novembre 2013
  • Nathalie COUTINET, maître de conférences en Sciences économiques à l’Université Paris 13, chercheuse au Centre d’Economie de Paris-Nord, membre des Économistes Attérés,
  • Julien RIVOIRE, professeur d’économie, syndicaliste FSU.

Présentation de l'émission par la Fondation Copernic
La commission européenne vient d’obtenir mandat pour négocier avec les États-Unis un accord visant à instaurer un vaste marché de libre-échange allant bien au-delà des accords déjà conclus dans le cadre de l’OMC.
Ce projet, s’il devait être adopté, aurait des conséquences désastreuses sur les droits des peuples en matière sociale, sanitaire, culturelle et environnementale et amplifierait la concurrence débridée entre secteurs agricoles industriels, et achèverait d’ouvrir à la concurrence les biens immatériels. Cet accord serait un moyen pour les multinationales de rendre impossible toute décision publique qui pourrait s’opposer à l’expansion des marchés. Les investisseurs privés pourraient ainsi sans contrainte contourner les lois existantes - ce qui permettrait, par exemple, d’imposer en France l’exploitation des gaz de schistes.
C’est pour s’opposer à ce projet que des dizaines d’associations se sont déjà regroupées pour contraindre le gouvernement français et l’Union européenne à stopper ces négociations. 


Aucun commentaire: