Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 23 septembre 2014

La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010), Sous la direction de Nathalie Ethuin et Karel Yon


Sous la direction de Nathalie Ethuin et Karel Yon 
La fabrique du sens syndical
La formation des représentants des salariés en France (1945-2010)
éditions du Croquant
2014

Présentation de l'éditeur
Chaque année, des dizaines de milliers de salariés suivent des stages de formation syndicale. Les profils sont variés, à la mesure d’un droit à la formation sociale et syndicale qui s’est étoffé au nom de la démocratie sociale mais qui reste fragile et menacé. Ce livre propose un éclairage historique et sociologique sur les dispositifs de formation syndicale en France, largement méconnus. Grâce aux archives et témoignages, l’histoire des stages destinés aux syndicalistes, leurs contenus et méthodes, en perpétuelle évolution, sont mis en lumière. Grâce à l’observation de ce qui se passe en formation (à la CGT, à FO, à la CFDT, à la CFE-CGC, à SUD) sur des thèmes différents, ce livre explore les usages variés des savoirs et savoir-faire produits dans ces espaces militants. Trois fils directeurs traversent l’ouvrage. La formation syndicale est tout d’abord une école de la démocratie : des salariés acquièrent des compétences civiques et s’accordent sur une définition du vivre-ensemble. Elle est aussi un observatoire de la professionnalisation du syndicalisme, entendue comme la reconnaissance sociale des savoirs acquis dont dépendent l’autonomie des représentants syndicaux et leur marge de manœuvre. Elle révèle aussi des enjeux idéologiques plus larges : les frontières de l’action syndicale, son rapport légitime à la vie de la cité et au monde politique.
Nathalie Ethuin est maître de conférences en science politique à l’université Lille 2 et chercheure au Centre de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses travaux portent sur la formation des militants, au PCF et à la CGT.
Karel Yon est chercheur CNRS, sociologue au CERAPS. Ses travaux croisent l’étude du syndicalisme, des mouvements sociaux et des relations professionnelles en France et aux États-Unis.
Ils ont coordonné avec Yasmine Siblot un dossier pour la revue Le Mouvement social : « Les frontières de la formation syndicale » (n° 235, 2011).
Les auteurs :
Thomas Brugnot, Nicolas Bué, Paula Cristofalo, Corinne Delmas, Nathalie Ethuin, Ismail Ferhat, Maïlys Gantois, Baptiste Giraud, Cécile Guillaume, Simone Horat, Jean-Robin Merlin, Hélène Michel, Emmanuel Porte, Yasmine Siblot, Anne-Catherine Wagner, Karel Yon

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