« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 27 novembre 2020

Séries politiques. Le pouvoir entre fiction et vérité Sous la direction de Emmanuel Taïeb et Rémi Lefebvre

 


Séries politiques
Le pouvoir entre fiction et vérité
Sous la direction de 
Emmanuel Taïeb et Rémi Lefebvre 
De Boeck Supérieur
Ouvertures politiques
2020
 
 
Présentation de l'éditeur
Basé sur des séries « politiques » récentes et populaires, ce livre analyse et déconstruit l’image qu’elles donnent du jeu politique. Un décryptage transversal des phénomènes de pouvoir et de l’activité politique dans les séries.

Rapports de force, meurtres symboliques, suspense des élections… L’activité politique est empreinte d’une dramaturgie dont les séries se sont emparées.

Ce livre est le premier à s’intéresser spécifiquement aux séries politiques, pour comprendre comment elles documentent le réel et comment elles le transforment, le mettent en scène et à distance. Elles ouvrent de nouveaux espaces à l’analyse des sciences sociales et donnent accès à ce qui est habituellement caché : les émotions des hommes et femmes politiques, leur intimité, leurs manœuvres, le rôle de leur famille comme de leurs collaborateurs...

Les séries sont-elles alors des modes d’emploi du jeu politique ? Quelles visions en donnent-elles ? Si elles synthétisent en images des processus complexes, elles éduquent également les spectateurs et les confrontent à des dilemmes moraux. La politique politicienne, tout comme les structures sociales les plus fondamentales, y sont montrées dans toute leur richesse, sans éviter les clichés, parfois jusqu’au désenchantement, quand l’intérêt général est oublié. Aujourd’hui, par la puissance de leur énonciation et de leur réception, elles sont des arènes de discussion incontournables qui proposent des idées inédites et lancent l’alerte face aux menaces qui pèsent sur la démocratie.

Pour les étudiants, chercheurs et enseignants en science politique, sociologie et sciences sociales ; pour les amateurs de séries politiques qui souhaitent en connaître les codes et les ressorts.

Sommaire

PREMIERE PARTIE. LES SERIES COMME « MODE D’EMPLOI » DE L’ACTIVITE POLITIQUE

  • Antoine FAURE, « L’urgence permanente. (Dé)Légitimations de l’activité politique par ses temporalités dans Baron Noir  »
  • Arthur DELAPORTE, « Baron Noir et le Parti socialiste : de la réflexivité aux rétro-actions »
  • Nicolas BUÉ & Nicolas KACIAF, « Montre-moi un héros... et je lui rappellerai ce qu’il en coûte de ne pas rester à sa place. Show Me a Hero, le volontarisme politique et ses limites s»
  • Patrick LEHINGUE, « Les exégèses intéressées : Les leçons politiques de Game of Thrones par Pablo Iglesias et le collectif Podemos »
  • Sébastien LEROUX & Pierre-Olivier GARCIA, « La transgression politique expliquée aux enfants. Le cas de Avatar, le dernier maître de l’air »
  • Florence IHADDADÈNE & Corinne DANIELLOT, « Mouvements féministes et mobilisations improbables dans The Handmaid’s Tale »
  • Christian LE BART, « Emotions autorisées et émotions interdites dans Borgen »

DEUXIEME PARTIE. COMMENT LES SERIES REFLETENT ET TRANSFORMENT LA POLITIQUE

  • Rémi LEFEBVRE, « Rendre sensible le concept d'illusio. Philippe Rickwaert dans Baron Noir »
  • Emmanuel TAÏEB, « Ce que la fiction fait à la politique : le cas de House of Cards »
  • Emmanuel CHERRIER, « Quand Mr Smith est à Oslo et devient (presque) Machiavel : la série Occupied »
  • Clémentine FAUCONNIER, « De Kaamelott à Veep, la dérision comme point de vue : ce que les anti-héros au pouvoir nous disent des activités politiques »
  • Sandrine LEVEQUE & Frédérique MATONTI, « Brigitte Nyborg ou l’impossible réussite des femmes en politique. Ce que la série Borgen – et ses usages politiques – nous disent du genre en politique »
 
 

mardi 22 novembre 2016

(In)disciplines partisanes. Comment les partis politiques tiennent leurs militants, Amin Allal - Nicolas Bué (dir.)

 
(In)disciplines partisanes
Comment les partis politiques tiennent leurs militants
Amin Allal - Nicolas Bué (dir.)
P. U. du Septentrion
Espaces politiques
2016

Présentation de l'éditeur
Jean-Marie Le Pen exclu du FN, les « frondeurs » du PS sanctionnés... ces cas exemplaires mettent au cœur de l'actualité les indisciplines partisanes. Ils suggèrent que les partis ne sont pas seulement des organisations auxquelles on adhère, mais aussi des institutions qui requièrent certaines attitudes de leurs membres, les enjoignent à une discipline et peuvent, le cas échéant, les sanctionner. Bien qu’abordée dès les premiers travaux sur les partis, la discipline et les multiples voies qu’elle emprunte restent mal connues. Cet ouvrage analyse (in)disciplines et sanctions ordinaires, statutaires ou plus diffuses, comme une entrée pour questionner le lien partisan. Pluridisciplinaire et comparatiste, il comble une lacune dans l’étude des phénomènes partisans et propose des clés de compréhension à des questions d’actualité récurrentes.



lundi 11 juillet 2016

Les programmes politiques. Genèses et usages, Sous la direction de Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne et Nicolas Bué

Les programmes politiques
Genèses et usages
Sous la direction de
Karim Fertikh, Mathieu Hauchecorne et Nicolas Bué
P.U.Rennes
Res Publica
2016
Les auteurs
Présentation de l'éditeur
Les programmes politiques sont au cœur de la vie politique des démocra- ties contemporaines : les promesses que l’on tient, ou que l’on trahit, les débats sur le réalisme des propositions des candidats nourrissent discours politiques et commentaires journalistiques. Cet ouvrage entend ouvrir un nouveau chantier de recherche portant sur l’invention et les usages des programmes depuis le 19 e siècle. Comment et pourquoi les programmes sont-ils apparus et comment ont-ils été codifiés et diffusés jusqu’à devenir incontournables dans l’action politique ? Quels sont les acteurs (intellectuels, experts, think tanks, sondeurs...) qui interviennent dans leur production ? Comment les candidats et militants des partis les utilisent-ils, et les appliquent- ils ? Politistes ou historiens, les auteurs de cet ouvrage privilégient une approche empirique sous la forme d’études de cas relatives à différentes époques ou pays. En se penchant sur la genèse historique des programmes, sur leurs usages et conditions de production, et sur les programmes de la gauche française durant les années 1970 et 1980, les études réunies montrent que, loin de constituer de simples catalogues de mesures d’action publique bien identifiables et stabilisées, les programmes et leurs significations sont sans cesse retravaillés et modifiés, interprétés et défaits par ceux qui les mobilisent. L’étude des programmes politiques proposée dans cet ouvrage renouvelle ainsi le regard qui est porté sur la vie politique et sur les idées politiques

vendredi 18 mars 2016

Politiques de l’alternance. Sociologie des changements (de) politiques, Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina

Politiques de l’alternance
Sociologie des changements (de) politiques
Sous la direction de Philippe Aldrin, Lucie Bargel, Nicolas Bué, Christine Pina 
éditions du Croquant
SocioPo
2016

Présentation de l'éditeur
À plus d’un an de l’élection présidentielle de 2017, les leaders de l’opposition politique affirment déjà la nécessité d’une alternance au pouvoir. Leur discours, devenu routinier, consiste à valoriser l’alternance à la fois pour elle-même, comme signe de « bonne santé démocratique », et aussi parce qu’elle est supposée porteuse de changements politiques et sociaux. Plus largement, toute une série d’acteurs (responsables politiques et militants, collaborateurs d’élus et agents administratifs, journalistes et commentateurs politiques, représentants de la société civile, des salariés, de groupes de pression, etc.) se positionne dans l’optique d’une éventuelle alternance à venir. Intégrée par les acteurs politiques comme par ceux qui dépendent de leurs décisions, l’alternance est ainsi anticipée par de nombreux pans de la société, en même temps qu’elle est présentée comme salutaire pour le régime et les institutions.
Pourtant, la notion d’alternance au pouvoir n’a pas toujours constitué une catégorie d’entendement du jeu politique. En France, c’est dans les années 1970 que son emploi s’est répandu, tandis que dans de nombreux pays, y compris démocratiques, elle ne fait guère sens.
Comment expliquer que la compétition politique soit désormais pensée en termes d’alternance ? A quelles conditions une alternance se produit-elle ? Quels effets politiques et sociaux peut-on imputer à l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle majorité ?
Cet ouvrage regroupe une quinzaine de contributions de politistes, réparties en trois parties. La première permet de comprendre à quelles conditions une alternance produit du changement. La deuxième partie revient sur la première alternance de la 5e République, celle de 1981, pour en comprendre le caractère historique. Enfin, la troisième partie élargit le regard en étudiant l’alternance dans des espaces politiques infranationaux ou non démocratiques.
Ce livre est destiné aux chercheurs et étudiants en sciences sociales, mais aussi plus largement à toute personne intéressée par la politique et soucieuse de mieux connaître ce phénomène caractéristique des démocraties contemporaines.
Philippe Aldrin, Professeur de science politique, CHERPA, Sciences Po Aix
Lucie Bargel, Maîtresse de conférences en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis
Nicolas Bué, Professeur de science politique, CERAPS, Université d’Artois
Christine Pina, Maîtresse de conférences HDR en science politique, ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis et Pacte


mardi 23 septembre 2014

La fabrique du sens syndical. La formation des représentants des salariés en France (1945-2010), Sous la direction de Nathalie Ethuin et Karel Yon


Sous la direction de Nathalie Ethuin et Karel Yon 
La fabrique du sens syndical
La formation des représentants des salariés en France (1945-2010)
éditions du Croquant
2014

Présentation de l'éditeur
Chaque année, des dizaines de milliers de salariés suivent des stages de formation syndicale. Les profils sont variés, à la mesure d’un droit à la formation sociale et syndicale qui s’est étoffé au nom de la démocratie sociale mais qui reste fragile et menacé. Ce livre propose un éclairage historique et sociologique sur les dispositifs de formation syndicale en France, largement méconnus. Grâce aux archives et témoignages, l’histoire des stages destinés aux syndicalistes, leurs contenus et méthodes, en perpétuelle évolution, sont mis en lumière. Grâce à l’observation de ce qui se passe en formation (à la CGT, à FO, à la CFDT, à la CFE-CGC, à SUD) sur des thèmes différents, ce livre explore les usages variés des savoirs et savoir-faire produits dans ces espaces militants. Trois fils directeurs traversent l’ouvrage. La formation syndicale est tout d’abord une école de la démocratie : des salariés acquièrent des compétences civiques et s’accordent sur une définition du vivre-ensemble. Elle est aussi un observatoire de la professionnalisation du syndicalisme, entendue comme la reconnaissance sociale des savoirs acquis dont dépendent l’autonomie des représentants syndicaux et leur marge de manœuvre. Elle révèle aussi des enjeux idéologiques plus larges : les frontières de l’action syndicale, son rapport légitime à la vie de la cité et au monde politique.
Nathalie Ethuin est maître de conférences en science politique à l’université Lille 2 et chercheure au Centre de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses travaux portent sur la formation des militants, au PCF et à la CGT.
Karel Yon est chercheur CNRS, sociologue au CERAPS. Ses travaux croisent l’étude du syndicalisme, des mouvements sociaux et des relations professionnelles en France et aux États-Unis.
Ils ont coordonné avec Yasmine Siblot un dossier pour la revue Le Mouvement social : « Les frontières de la formation syndicale » (n° 235, 2011).
Les auteurs :
Thomas Brugnot, Nicolas Bué, Paula Cristofalo, Corinne Delmas, Nathalie Ethuin, Ismail Ferhat, Maïlys Gantois, Baptiste Giraud, Cécile Guillaume, Simone Horat, Jean-Robin Merlin, Hélène Michel, Emmanuel Porte, Yasmine Siblot, Anne-Catherine Wagner, Karel Yon

mardi 30 avril 2013

Les territoires du communisme. Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes, Sous la direction de Emmanuel Bellanger et Julian Mischi

Sous la direction de
Emmanuel Bellanger et Julian Mischi
Les territoires du communisme
Elus locaux, politiques publiques et sociabilités militantes
Armand Colin
2013

Présentation de l'éditeur
« Communisme municipal », « banlieue rouge », « bastions ouvriers » : l’influence du Parti communiste français est associée à des représentations territoriales typées. Quelle est la réalité de cette implantation ? Quelles évolutions a-t-elle connues des années 1920 à nos jours ? Existe-t-il une spécificité de la gestion communiste locale ?
Quatorze auteurs réunis dans cet ouvrage analysent avec nuance l’empreinte du communisme sur les territoires qu’il a administrés. Leurs enquêtes restituent toute la diversité de la sociabilité militante du PCF. Elles décrivent comment les communistes luttent pour la conquête du pouvoir local et comment ils s’efforcent de maintenir leur influence. Elles éclairent aussi les tensions et les compromis qui animent l’appareil, ses élus, ses militants et ses organisations affiliées.
Dirigé par un historien et un sociologue, cet ouvrage dresse également un bilan des recherches sur le communisme en France dans une perspective interdisciplinaire qui met en relief le dynamisme des études locales sur les comportements politiques et leur environnement institutionnel et social.

Emmanuel Bellanger est chargé de recherche au CNRS, université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CHS).
Julian Mischi est chargé de recherche à l’INRA, département des sciences sociales, CESAER-Dijon.

Avec les contributions de Françoise de Barros, Émilie Biland, Paul Boulland, Nicolas Bué, Fabien Desage, Jean-Luc Deshayes, Violaine Girard, David Gouard, Sébastien Jolis, Rémi Lefebvre, Thibault Tellier, Benoît Trépied.