Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 8 juillet 2015

Les savoirs-mondes. Mobilités et circulation des savoirs depuis le Moyen Âge, Sous la direction de Pilar González Bernaldo et Liliane Hilaire-Peréz

Sous la direction de 
Pilar González Bernaldo et Liliane Hilaire-Peréz 
Les savoirs-mondes
Mobilités et circulation des savoirs depuis le Moyen Âge
Préface de Daniel Roche
P.U.Rennes
2015
Présentation de l'éditeur
Mobilités et circulation des savoirs : le thème de ce volume est le fruit d’un colloque du Laboratoire « Identités Cultures Territoires » (ict) de l’université Paris Diderot-Paris 7 tenu en 2011. Réunissant des historiens du Moyen Âge jusqu’au monde contemporain et des civilisationnistes spécialistes de diverses aires culturelles (anglophone, germanique et hispanique), cet ouvrage s’inscrit dans le contexte actuel de décloisonnement disciplinaire des sciences humaines et d’essor des études transnationales, connectées et globales. Il se compose de six chapitres : « Entre miroirs au prince et vision du monde », « Circulation des corps et savoirs sexués », « L’acclimatation métropolitaine des savoirs sur le lointain », « Circulation des savoirs techniques : la territorialité mise à l’épreuve », « Cultures européennes de la traduction », « Circulation des savoirs pouvoir dans l’espace atlantique ». Ils révèlent la diversité des objets analysés : savoirs scientifiques, savoirs techniques, savoirs économiques et gestionnaires, savoirs administratifs et juridiques, savoirs sur l’homme, savoirs du corps, savoirs du genre, savoirs érudits et littéraires. À travers cet éventail, les auteurs présentent des recherches sur les sociétés dans leur diversité, à l’échelle du monde et sur la longue durée, et promeuvent l’étude des transversalités culturelles. L’intérêt des auteurs pour les circulations des savoirs est donc pluriel : il comprend aussi bien les interrogations spatiales (la relation aux territoires, aux frontières et aux pouvoirs) que les problématiques liées aux transferts culturels, aux hybridations et aux cultures de la mobilité – des thématiques dont Daniel Roche rappelle dans la préface, le puissant renouvellement historiographique.


Aucun commentaire: