« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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jeudi 5 septembre 2019

Manuel indocile de sciences sociales. Pour des savoirs résistants, Fondation Copernic (dir.)

Manuel indocile de sciences sociales

Pour des savoirs résistants

Fondation Copernic (dir.)

La Découverte

2019


Présentation de l'éditeur
Ce livre alimente en indocilités, ravitaille en savoirs résistants. Sans jargon, ni dogme, ni abstraction, il fournit mille arguments contre les fausses évidences, partout répétées, qui célèbrent le marché libéré (soi-disant efficace pour tous et la planète), la mondialisation telle qu’elle est (soi-disant heureuse), les chefs de toutes sortes, le mérite scolaire, la « bonne santé » des démocraties (trop faiblement démocratiques)…
Ce livre lève les silences ou les censures sur les mécanismes qui produisent, reproduisent les discriminations, les pollutions, l’exploitation au travail, la transmission des capitaux, le mépris des mondes populaires, les « racisations », l’hétéronormalité, les souffrances animales, les nourritures qui tuent, la marchandisation, la ruine organisée des services publics, des protections sociales, et le « chacun seul » qui s’ensuit…
Ce manuel indocile fourmille d’exemples issus des sciences sociales – l’histoire, l’économie, l’ethnologie, la sociologie, les sciences politiques, etc. Et montre comment l’ordre du monde que l’histoire a produit, notre histoire peut le défaire. Plus de 100 contributeurs : des sociologues, des économistes, des politistes, des historiens, des professeurs de lycée, des acteurs du mouvement social. Et plus de 100 sujets abordés, qui questionnent les « vérités » toutes faites, en montrant qui les produit, comment et pourquoi.
Extrait 



jeudi 11 janvier 2018

Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat. Controverses et polémiques, Sophie Richardot, Sabine Rozier (dir.)

Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat
Controverses et polémiques
Sophie Richardot, Sabine Rozier (dir.)
Septentrion
Paradoxa 
2017

Présentation de l'éditeur
Comment expliquer que les savoirs de sciences humaines et sociales soient à ce point contestés voire ignorés dans les lieux où ils pourraient pourtant éclairer la réflexion et l'action ? Comment expliquer la défiance et l’incompréhension qu’ils suscitent parfois ? Les savoirs de sciences humaines et sociales ont la particularité de circuler dans des espaces variés et de devoir composer avec une critique prompte à remettre en cause leur validité et leur légitimité. Leur acceptabilité sociale ne se joue pas dans la seule communauté savante mais bien dans les multiples réinterprétations et traductions auxquelles ils donnent lieu. Les études réunies dans ce volume analysent sept controverses ayant pour enjeu le sort réservé à des savoirs issus de la réflexion philosophique, sociologique, psychologique ou se revendiquant d’une économie hétérodoxe. Elles montrent que les résistances qu’ils rencontrent sont la marque paradoxale de leur vigueur et de leur capacité à bousculer les évidences partagées.

mercredi 8 juillet 2015

Les savoirs-mondes. Mobilités et circulation des savoirs depuis le Moyen Âge, Sous la direction de Pilar González Bernaldo et Liliane Hilaire-Peréz

Sous la direction de 
Pilar González Bernaldo et Liliane Hilaire-Peréz 
Les savoirs-mondes
Mobilités et circulation des savoirs depuis le Moyen Âge
Préface de Daniel Roche
P.U.Rennes
2015
Présentation de l'éditeur
Mobilités et circulation des savoirs : le thème de ce volume est le fruit d’un colloque du Laboratoire « Identités Cultures Territoires » (ict) de l’université Paris Diderot-Paris 7 tenu en 2011. Réunissant des historiens du Moyen Âge jusqu’au monde contemporain et des civilisationnistes spécialistes de diverses aires culturelles (anglophone, germanique et hispanique), cet ouvrage s’inscrit dans le contexte actuel de décloisonnement disciplinaire des sciences humaines et d’essor des études transnationales, connectées et globales. Il se compose de six chapitres : « Entre miroirs au prince et vision du monde », « Circulation des corps et savoirs sexués », « L’acclimatation métropolitaine des savoirs sur le lointain », « Circulation des savoirs techniques : la territorialité mise à l’épreuve », « Cultures européennes de la traduction », « Circulation des savoirs pouvoir dans l’espace atlantique ». Ils révèlent la diversité des objets analysés : savoirs scientifiques, savoirs techniques, savoirs économiques et gestionnaires, savoirs administratifs et juridiques, savoirs sur l’homme, savoirs du corps, savoirs du genre, savoirs érudits et littéraires. À travers cet éventail, les auteurs présentent des recherches sur les sociétés dans leur diversité, à l’échelle du monde et sur la longue durée, et promeuvent l’étude des transversalités culturelles. L’intérêt des auteurs pour les circulations des savoirs est donc pluriel : il comprend aussi bien les interrogations spatiales (la relation aux territoires, aux frontières et aux pouvoirs) que les problématiques liées aux transferts culturels, aux hybridations et aux cultures de la mobilité – des thématiques dont Daniel Roche rappelle dans la préface, le puissant renouvellement historiographique.


jeudi 28 mai 2015

en ligne: Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs, n°14, 2015, Élites et Savoirs

Cahiers de la Recherche sur l’Éducation et les Savoirs , n°14, 2015, Élites et Savoirs
Coordonné par Etienne Gérard et Anne-Catherine Wagner
ARES

Résumé
La question centrale de ce numéro est celle du rôle des savoirs dans le processus de distinction des élites, tant dans les pays dits du Nord que dans ceux dits du Sud. Comment les savoirs qui consacrent les élites ont - ils varié dans le temps ? Peut - on considérer que c’est toujours la possession de certains savoirs qui conditionne l’accès aux élites, en leur conférant une légitimité mais aussi en fermant le groupe aux non - initiés ? Quels sont les processus de sélection et d’exclusion qui sont à l’œuvre ? La présentation de cas nationaux contrastés (France, Suisse, Bolivie, Sénégal, Russie, Mexique...) apporte un nouvel éclairage sur la question de la « scolarisation » de la formation des élites et sur les usages de « savoirs » dans les modes de légitimation du pouvoir.

vendredi 5 décembre 2014

Mihai Dinu Gheorghiu, Paul Arnault (éditeurs), Les sciences sociales et leurs publics. Engagements et distanciations



Mihai Dinu Gheorghiu
Paul Arnault
(éditeurs)
Les sciences sociales et leurs publics
Engagements et distanciations
Éd. de l’Université Alexandru Ioan Cuza
2013

Présentation de l'éditeur
Actes du colloque: Iaşi, 22-23 septembre 2011. Ouvrage publié avec le concours de L’Agence Universitaire de la Francophonie "Les travaux des chercheurs constituent souvent des sources d’autorité et de légitimité pour des politiques publiques : les chercheurs engagent leurs compétences et leur responsabilité, mais peuvent aussi entrer dans des rapports de contestation, de critique et de conflit avec les représentants du pouvoir, public ou privé. L’objectif du colloque, que nous avons organisé à l’Université Alexandru Ioan Cuza de Iasi, avec la participation du Réseau International Acteurs Emergents de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme et du Comité de Recherche « Petites sociétés et production des savoirs » de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française, a été d’interroger ces rapports sous un angle particulier : celui des publics et des médiations qui constituent des frontières et des zones de contacts et d’échanges entre savoirs et pouvoirs." (Mihai Dinu Gheorghiu, Paul Arnault) 
Sommaire
1. Les sciences sociales face aux reformes institutionnelles et aux nouveaux publics L’expertise et l’expert : la sociologie et ses défis contemporains, Mileva Gjurovska Le « rideau déchiré » : heuristique de l’engagement sociologique, Thomas Alam, Marion Gurruchaga, Julien O’Miel La réforme académique en Bulgarie et ses destinataires, Svetla Koleva Les modernisateurs et la psychologie sociale sous la IVe République: raisons d'être d'un « bon public », Paul Arnault .. Les défis des sciences sociales – le cas de la Macédoine, Lidija Hristova 2. Enseignement des sciences sociales et formes de domination Les enseignants de sciences économiques et sociales au lycée, entre « le savant et le politique », Julien Fretel, Igor Martinache . Le problème de la neutralité axiologique dans les études postcoloniales, Julien Rajaoson . Publics scolaires et histoire africaine en situation postcoloniale (pour une approche cosmopolitique), Anne Piriou Un engagement professionnel particulier. La transmission du savoir des sciences sociales dans le cadre de la formation continue, Lucette Labache Les savoirs en ingénierie et action sociales : formations et détournements linguistiques, Jean-François Gaspar Cadres d’ONGs : un anticonformisme encadré, Boubacar Niane . 3.Terrains de recherche : partenaires et publics des sciences sociales « Recherche en partenariat » et démocratisation du savoir, Jacques L. Boucher . Les études de folklore à l’épreuve du marché de la recherche : le cas roumain, Corina Iosif . Les représentations sociales de l’école afrocentrique dans les journaux torontois, Bolaji Laflamme-Lagoke et Lilian Negura L’autre de l’anthropologue : L’informateur comme co-auteur et premier public, Patrice Yengo .. Engagement et distanciation autour d’une question controversée : l’avortement, Eliane Perrin Chercheurs de terrain : leurs publics, les limites et les risques spécifiques de leur action, Adrian Netedu . 4. Politiques de l’engagement en sciences sociales Construire une science, construire une société : les défis de la sociologie en Chine, Aurore Merle La « Société civile » : un programme de modernité, un plan d’action et un outil critique, Zhang Lun Dissidences : une revue et un collectif spécialisés dans l’étude des extrêmes gauches, Yannick Beaulieu 5. Publics lettres et elites intellectuelles Petites sociétés, élite intellectuelle et « tradition vivante ». Contribution à une sociologie des petites sociétés, Jean-François Laniel . Mesurer la consommation culturelle dans la Roumanie postcommuniste, Dan Lungu Le féminisme français comme atout symbolique. Perspectives sur le champ de la critique littéraire en Suède (1980–2005), Alexander Ekelund 
Mihai Dinu Gheorghiu este profesor universitar doctor la Facultatea de Psihologie si Stiinte ale Educatiei din cadrul Universitatii „Alexandru Ioan Cuza” din Iasi şi membru asociat al Centre de Sociologie Européenne (EHESS/CNRS) si al Centre d’Etudes de l’Emploi (CNRS), Paris. Paul Arnault este membru al Centre de sociologie européenne (CSE).

mardi 24 septembre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS (séance 3), "Savoirs, disciplines et pratiques d’études", Poitiers, 18 octobre 2013

Séminaire 50 ANS APRES LES HÉRITIERS

Séminaire inter-laboratoires
Organisé par le CENS (Université de Nantes), le CESSP-CSE (CNRS/Université de Paris-1 Panthéon Sorbonne), le CRESSPA-CSU (CNRS-Université de Paris 8), le CURAPP (CNRS-Université de Picardie Jules Verne), le Circeft Escol (Université de Paris 8) et le GRESCO (Universités de Poitiers et de Limoges)
La parution en 1964 du premier livre écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture apparaît aujourd’hui comme un des actes fondateurs de la sociologie de l’éducation française. L’ouvrage est en effet rapidement au cœur des discussions sociologiques et politiques qui s’intensifient autour de l’augmentation des effectifs étudiants et des inégalités scolaires. Au fur et à mesure que la sociologie s’institutionnalise et s’enseigne à l’université, le livre devient même, aux côtés de La Reproduction. Éléments pour une théorie du système d’enseignement, publié par les mêmes auteurs en 1970, un classique de la discipline. Ce projet de séminaire part du constat que cet ouvrage classique demeure paradoxalement peu connu pour ses conclusions sur l’université et l’enseignement supérieur. Il semble dès lors opportun d’entrer dans la mécanique des Héritiers pour comprendre la rupture qu’il représente dans l’espace académique de l’époque mais aussi en matière de perspectives de recherches et de résultats.


PROGRAMME DE LA JOURNÉE "Savoirs, disciplines et pratiques d’études" (séance 3) ORGANISÉE A POITIERS, 18 octobre 2013


L’idée de la journée organisée par le GRESCO (EA3815 – Universités de Poitiers et Limoges) est de revisiter Les Héritiers à l’aune de la question des savoirs disciplinaires et des pratiques d’études. L’entrée choisie par les auteurs du livre consistait à prendre l’ habitus littéraire comme exemplaire du rapport à la culture des étudiants. Partant de ce constat, les interventions de la journée réinterrogeront ce choix descriptif sous l’angle des variations dans les formes de savoirs et de cultures disciplinaires. Seront ainsi abordés un ensemble de questions, ouvertes ou fermées par Les Héritiers , autour de l’ancrage social et cognitif différentiel des pratiques d’études et des socialisations scolaires ou universitaires


vendredi 25 novembre 2011

Les mondes universitaires face au marché - Circulation des savoirs et pratiques des acteurs

 
Les mondes universitaires face au marché
Circulation des savoirs et pratiques des acteurs 
LECLERC-OLIVE Michèle, SCARFO GHELLAB Grazia et WAGNER Anne-Catherine (Dir.) 
Karthala
2011
Présentation de l'éditeur
En ces temps de " mondialisation ", les réformes des systèmes universitaires, l'accroissement sans précédent du nombre d'étudiants et les réseaux numériques concourent à donner des mondes universitaires une image de fluidité, de compétition et de brouillage des frontières entre établissements publics et initiatives privées. 
On s'acheminerait vers un " marché " mondial de l'enseignement supérieur, fondé sur la libéralisation et la diversification concurrentielle de l'offre de formation, et vers une harmonisation mondiale des standards et titres universitaires. Transformations et réformes sont le plus souvent étudiées du point de vue des pays industrialisés. Pourtant, elles ont des répercussions sur l'ensemble des systèmes universitaires.
Aussi les auteurs de ce livre ont-ils choisi de déplacer le regard et d'examiner ces processus à partir de l'étude de pays absents des classements réputés exprimer l'état du " marché mondial universitaire " : Égypte, pays d'Afrique subsaharienne et du Maghreb, Brésil, Russie, Inde et Chine, sans oublier plusieurs pays d'Europe. Un paysage bien différent de celui qui est généralement décrit apparaît au fil de ces études.
Comme le note Anne-Catherine Wagner dans l'introduction de l'ouvrage, les logiques à l'oeuvre ne peuvent être réduites à de simples calculs de marché ; de nouvelles polarités émergent qui obligent à remettre en question les centralités occidentales et à relativiser le diagnostic posé à la hâte sur les transformations vécues par les mondes universitaires ces dernières années. Fruit d'une longue collaboration entre chercheurs réunis dans le Réseau Acteurs Émergents, ce livre témoigne d'un souci partagé de rester attentifs aux pratiques des acteurs, à leurs expériences, et de refuser toute vision surplombante.