Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mercredi 30 août 2017

Revue Zilsel n° 2

 
Revue Zilsel n° 2
du Croquant
2017

Présentation de l'éditeur
La revue Zilsel poursuit ses incursions sur les territoires scientifiques et techniques dans cette nouvelle livraison.
Elle est composé d’articles de fond sur des sujets aussi variés que la contribution à l’histoire des sciences de Norbert Elias, l’ethnographie des data-centers, l’invention de l’« hypothèse Gaïa », la formation des ingénieurs ou les tourism studies. Un dossier est consacré à l’injonction méthodologique, fonda-trice des science studies, à étudier les sciences en train de se faire et de se défaire par le jeu des controverses. Après des décennies de tests et de tournants théoriques, il était temps de faire le point et de réfléchir collectivement sur les marges de progrès en la matière. Ce numéro de Zilsel comprend éga-lement un texte important et inédit de Pierre Bourdieu, consa-cré à la sociologie du champ scientifique, en plus d’un long entretien avec Diane Vaughan, sociologue étasunienne dont l’enquête sur le crash de la navette Challenger est désormais un classique de la sociologie des échecs organisationnels. Une série de notes critiques complète l’ensemble. Volontiers éclectique et résolument enthousiaste, ce numéro s’efforce donc de maintenir le cap.

Sommaire
Éditorial
Essai transformé
Confrontations
James Lovelock, Gaïa et la pollution : un scientifique entrepreneur à l’origine d’une nouvelle science et d’une philosophie politique de la nature, par Sébastien Dutreuil
L’ANR en ph(r)ase critique. Figures et déterminants de la critique d’un dispositif de financement, par Johan Giry et Émilien Schultz
Une sociologie « post-philosophique » ? Norbert Elias en dialogue avec Pierre Bourdieu, par Marc Joly
Frictions
Controverses et STS : stop ou encore ?, par Jérôme Lamy
Les études de controverse et le récit du renouveau méthodologique en STS, par William Thomas
Entre science et société, les controverses comme enquêtes collectives, par Josquin Debaz
Une étude de controverses à nouveaux frais ? Des normes pour comprendre le champ scientifique, par Marine Dhermy-Mairal et Volny Fages
Libres échanges
En théorie, tout est une question de timing. Entretien avec Diane Vaughan. Réalisé et traduit par Arnaud Saint-Martin
Friches
Esquisses pour une analyse critique des Tourism studies, par Bertrand Réau
Un si petit monde. Des élèves ingénieurs s’essaient à l’enquête sociologique, par Cynthia Colmellere

Classiques
Michel Foucault défenseur de l’ethnologie : « La magie – le fait social total », une leçon inédite des années 1950, par Jean-François Bert
La magie – le fait social total, par Michel Foucault
Critiques
Action rationnelle et raison de l’Histoire, par Yann Giraud
Le capitalisme par le cœur, par Denis Colombi
En quête des Environmental Humanities, par Céline Granjou
À mort la mort ? Le transhumanisme sans limite, par Jacques Testart
Les compulsions de Noé. Que peut (encore) Bruno Latour pour les sciences sociales ?, par Jérôme Lamy


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