Pierre Bourdieu, in Pour un savoir engagé, Athènes, mai 2001, Raisons d'agir-Grèce, Le Monde Diplomatique, février 2002 — Page 3, aussi in Interventions, 1961-2001. Science sociale et action politique, Agone, P.465-469
"D’autre part, les mouvements sociaux ont apporté des méthodes d’action que les syndicats ont peu à peu, encore une fois, oubliées, ignorées ou refoulées. Et en particulier des méthodes d’action personnelle : les actions des mouvements sociaux recourent à l’efficacité symbolique, une efficacité symbolique qui dépend, pour une part, de l’engagement personnel de ceux qui manifestent ; un engagement personnel qui est aussi un engagement corporel.
Il ne s’agit pas de défiler, bras dessus bras dessous, comme le font traditionnellement les syndicalistes le 1er mai. Il faut faire des actions, des occupations de locaux, etc. Ce qui demande à la fois de l’imagination et du courage."

mardi 11 décembre 2018

Macron, un mauvais tournant , Économistes atterrés

Économistes atterrés 
Macron, un mauvais tournant
Les Liens qui Lihèrent
2018


Présentation de l'éditeur
Arrivé miraculeusement au pouvoir à la suite de la déception provoquée par le quinquennat de François Hollande, bénéficiant aussi de l’affaiblissement politique des classes populaires, Emmanuel Macron a su rassembler toutes les forces libérales pour mettre en œuvre le programme que le patronat et l’oligarchie financière prônent depuis longtemps. Sa stratégie s’inscrit ainsi dans celle des institutions européennes. Masqué par un discours moderniste vantant la réussite individuelle et l’entreprise innovante, son objectif est de détruire progressivement le modèle social français (protection sociale, fiscalité redistributive, services publics, droit du travail) pour aligner la France sur les standards du capitalisme financier libéralisé. Il utilise, pour cela, les institutions bonapartistes de la Ve République.
L’ouvrage décrit les méthodes et les implications de cette entreprise. Il analyse les réformes mises en œuvre depuis le début du quinquennat comme celles envisagées pour sa suite. Il montre qu’elles aggravent les problèmes que posent les contradictions du capitalisme financier : crise économique (pression sur les salaires et les dépenses publiques, hausse des dettes publiques et privées, instabilité financière), crise productive (financiarisation des entreprises qui joue contre l’emploi et l’investissement de long terme), crise sociale (creusement des inégalités de revenus et de statuts) et crise écologique.  
Un autre tournant serait nécessaire, qui se donnerait les moyens de répondre aux exigences de la transition sociale et écologique vers une société sobre, égalitaire, solidaire, dont le développement serait socialement pensé et non laissé aux marchés et aux grandes entreprises multinationales.


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