« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


lundi 6 avril 2026

Frédéric Lebaron, Le capital linguistique. Une sociologie du langage

 

Frédéric Lebaron

Le capital linguistique

Une sociologie du langagePrésntation de 

CNRS Editions

Interdépendances

2026

 

 Présentation de l'éditeur

Comment expliquer la diversité des formes du langage, invariant d’Homo sapiens et principale ressource de la vie en société ?
À la lumière des multiples disciplines qui ont contribué à éclairer le développement des langues depuis un siècle, ce livre propose un effort théorique nouveau pour unifier les sciences sociales autour du langage. Il invite à analyser les interactions les plus ordinaires à partir des normes incorporées par tout un chacun, sans nier leur potentialité créatrice. Il nous renseigne sur les liens entre variations langagières, inégalités (de classe, de genre, de champs) et ensemble des facteurs sociodémographiques différenciant les individus et les groupes. Le capital linguistique est ainsi plus ou moins source de profit, de la salle de classe au système international où les 7 000 langues planétaires se voient implicitement hiérarchisées.
De la dimension cognitive du langage aux rapports entre langues et cultures, en passant par la production des normes et leurs enjeux de pouvoir, ou encore les modes d’expression non langagiers, Frédéric Lebaron offre une synthèse rare des savoirs sur le langage en même temps qu’un essai critique original.

Frédéric Lebaron  est sociologue, professeur à l’École normale supérieure Paris-Saclay et chercheur à l’IDHE.S (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société)

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