« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mardi 2 juin 2026

Atelier « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » – Édition 2026, journée d'étude #2 : « Politiques des corps institués », (Aix-Marseille Université, Mmsh, 19 juin 2026)

 

Atelier « Revisiter le travail sociologique de Pierre Bourdieu » – Édition 2026, journée d'étude #2 : « Politiques des corps institués », 

Horaire

19 juin 2026 9 h 00 min - 17 h 30 min

Emplacement

MMSH - Salle DUBY

5 Rue Château de l'Horloge, 13090 Aix-en-Provence

 


 

 

lundi 6 avril 2026

Frédéric Lebaron, Le capital linguistique. Une sociologie du langage

 

Frédéric Lebaron

Le capital linguistique

Une sociologie du langagePrésntation de 

CNRS Editions

Interdépendances

2026

 

 Présentation de l'éditeur

Comment expliquer la diversité des formes du langage, invariant d’Homo sapiens et principale ressource de la vie en société ?
À la lumière des multiples disciplines qui ont contribué à éclairer le développement des langues depuis un siècle, ce livre propose un effort théorique nouveau pour unifier les sciences sociales autour du langage. Il invite à analyser les interactions les plus ordinaires à partir des normes incorporées par tout un chacun, sans nier leur potentialité créatrice. Il nous renseigne sur les liens entre variations langagières, inégalités (de classe, de genre, de champs) et ensemble des facteurs sociodémographiques différenciant les individus et les groupes. Le capital linguistique est ainsi plus ou moins source de profit, de la salle de classe au système international où les 7 000 langues planétaires se voient implicitement hiérarchisées.
De la dimension cognitive du langage aux rapports entre langues et cultures, en passant par la production des normes et leurs enjeux de pouvoir, ou encore les modes d’expression non langagiers, Frédéric Lebaron offre une synthèse rare des savoirs sur le langage en même temps qu’un essai critique original.

Frédéric Lebaron  est sociologue, professeur à l’École normale supérieure Paris-Saclay et chercheur à l’IDHE.S (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société)

mardi 25 mars 2025

Revista Estudos de Sociologia (2025), v. 30, n. esp. 1 - Dossiê: A sociologia como esporte de combate: Pierre Bourdieu vinte anos depois

 


Revista Estudos de Sociologia (2025), v. 30, n. esp. 1 - Dossiê: A sociologia como esporte de combate: Pierre Bourdieu vinte anos depois

Profa. Dra. Maria Chaves Jardim (UNESP) 

Prof. Dr. Julio Donadone (UFSCar)

Organizadores

 

L'ensemble du numéro

Artigos

Entrevista

 

 

 

vendredi 7 février 2025

JOURNÉE D'ÉTUDE & REPRÉSENTATION "LES HÉRITIERS" (ENS Paris-Saclay (IDHE.S), 13 mars 2025)

 

 

JOURNÉE D'ÉTUDE & REPRÉSENTATION 

"LES HÉRITIERS"

ENS Paris-Saclay (IDHE.S) – Salle 1B26 • 13 mars 2025
Suivie de l’adaptation de l’ouvrage au théâtre

PROGRAMME

10h-12h : Table ronde 1 – Les Héritiers : méthodes, enjeux, réceptions.
Intervenants : Bertrand Geay, Pierre Clément, Julien Duval
Modération : Ulysse Baratin
Introduction : Tristan Ingrao – Présentation du travail d’adaptation théâtrale des Héritiers par la Scène de Recherche et les étudiants de l’Université Paris-Saclay.
Discussion : La publication des Héritiers en 1964 donne lieu à des comptes-rendus plutôt négatifs de la part des sociologues de l’éducation des années 1960 (Gérard Vincent, Jacques Lautman, Viviane Isambert, par exemple). Soulignant l’intérêt des méthodes employées, la plupart de ceux-ci contestent cependant l’aspect novateur de ce travail. Le texte connut un succès bien plus important – et après 1968 – chez les étudiants. Les Héritiers constitue-t-il une rupture épistémologique et méthodologique, ou une redite scientifique des intuitions de l’époque ? Cette table ronde questionnera la publication de cet ouvrage dans le contexte de recherche du Centre de Sociologie Européenne (CSE). Dans ce contexte, Les Héritiers constitue une publication phare recouvrant un ensemble de recherche beaucoup plus vastes, débutées en 1961 (Julien Duval).  Cette publication sera aussi remise dans le contexte des publications suivantes, en tant que point de départ d’un programme de travail allant de La Reproduction à La Misère du Monde (Bertrand Geay, Pierre Clément).

14h-16h : Table ronde 2 – Des « héritiers » cosmopolites ? Actualité des Héritiers
Intervenants : Anne-Catherine Wagner, Agnès Van Zanten, Jérôme Deauvieau, Grazia Scarfo, Adrien Delespierre
Modération : Victor Devisme
Discussion : Le renouvellement des élites, culturelles ou économiques, contraint les institutions scolaires à s’adapter. Proposant de nouvelles modalités d’évaluation, l’intégration d’activités extra-scolaires aux cursus universitaires et favorisant les échanges internationaux, les universités d’élites forment des « héritiers » bien différents de ceux des années 1960. Cette table ronde sera l’occasion de débattre de l’actualité des Héritiers dans le contexte français et international. Comment peut-on se servir du « premier » Bourdieu pour expliquer les inégalités scolaires, et comment cela peut-il s’appliquer à l’école primaire (Jérôme Deauvieau) ? Ce modèle fonctionne-t-il toujours pour l’admission dans les établissements supérieurs d’élite, en France mais aussi aux États-Unis et en Angleterre (Agnès Van Zanten, Adrien Delespierre) ? Explique-t-il aussi les inégalités au Maroc et en Tunisie et la formation des jeunes ingénieurs (Grazia Scarfo) ? Quels sont les rapports desgrandes écoles à l’international (Anne-Catherine Wagner) ? Cette table ronde fera une grande place à la comparaison internationale et à l’extension des questionnements des Héritiers vers des catégories plus jeunes.

16h-18h : Table ronde 3 – Les grandes écoles de l’intérieur : enjeux contemporains et diversification dans l’enseignement supérieur français.
Intervenants : Claire Lambard, Sébastien Oliveau, Cédric Hugree
Modération : Frédéric Lebaron
Discussion : Les « grandes écoles » françaises produisent des normes dominantes dans le champ des sciences sociales et des humanités. Elles sont aussi le miroir de changements institutionnels (autonomie des universités, LPR). Elles se consacrent notamment à « produire de l’excellence » et à former les élites intellectuelles et académiques. Cette table ronde permettra d’interroger la fabrique de l’excellence de l’intérieur. Comment les grandes écoles mettent-elles la « diversité » en avant, tout en conservant des critères rigoureux d’admission ? Le passage par les classes préparatoires reste-t-il incontournable (Cédric Hugrée) ? Nous questionnerons aussi l’existence de parcours « hors » grandes écoles et leurs spécificité (Sébastien Oliveau). La façon dont celles-ci prennent en charge les enjeux contemporains sera au cœur de la discussion. Il sera notamment question du cas de l’inclusion de genre et de l’égalité (Claire Lambard) ainsi que de l’évolution de la structure de genre dans les formations d’élite (Sébastien Oliveau).

Conclusion de la journée : Frédéric Lebaron

18h30-20h : Pièce à la Scène de Recherche

Nouvelle troupe du Plateau de Saclay, Julie Timmerman

Réservation : https://ens-paris-saclay.fr/agenda/les-heritiers

 

jeudi 2 janvier 2025

Sur l’État parlementaire. Rencontres avec Bernard Lacroix

 

 

Sur l’État parlementaire

Rencontres avec Bernard Lacroix

Textes rassemblés par 

Antonin Cohen, Philippe Juhem & Philippe Riutort

du Croquant

2025

 

Présentation de l'éditeur

L’État parlementaire est une configuration singulière, au regard de l’histoire sociale et politique comparée dans la longue durée, dont on mesure aujourd’hui les écueils et les fragilités. Tout à la fois entreprise de domination politique visant à l’expression et au contrôle du « peuple » suivant des normes et des formes autorisées, et entreprise de légitimation du « suffrage » face aux pouvoirs temporels et spirituels dominants, l’État parlementaire a connu de nombreuses vicissitudes du XVIIIe au XXIe siècle. Cet ouvrage collectif explore ces processus et bifurcations. Il permet de mieux comprendre les conditions d’institutionnalisation pratique et idéologique de l’État parlementaire, à travers la genèse du parlement lui-même, mais aussi des partis, des élections, ou encore des sciences de la politique. Il permet aussi de comprendre les différents moments de remise en cause de ces institutions, et plus généralement de cette configuration. Cet ouvrage rend ainsi hommage au travail pionnier de Bernard Lacroix qui a forgé ce concept et initié une série de travaux scientifiques qui font encore aujourd’hui référence. 

Introduction. L’État parlementaire : du roman national
à l’ analyse configurationnelle.

Antonin Cohen, Philippe Juhem et Philippe Riutort 5

Chapitre I. La sociologie générale entre « parenté pratique » et travail scientifique « réel ». Autour de Durkheim

Nicolas Sembel 19

Chapitre II. Autopsie d’une discipline : la science politique française au prisme de la Revue française de science politique
des « années Parodi » (1991-2008)

Yves Déloye 43

Chapitre III. Qu’est-ce qu’un constitutionnaliste peut dire
sur le régime parlementaire ? Rien !

Dominique Rousseau 67

Chapitre VI. Dans le silence du droit. La doctrine constitutionnelle et la subordination du Premier ministre

Delphine Dulong 87

Chapitre V. Science(s) politique(s), sociologie politique,
sociologie politique internationale : des relations délicates
en France comme ailleurs

Didier Bigo 117

Chapitre VI. Strindberg parmi des paysans français.
La politisation, entre « le cru et le su »

Laurent Le Gall 135

Chapitre VII. La « politique » dans la France des Lumières. Remarques sur les objectivations concurrentes de l’ordre
politique avant l’État parlementaire

Arnault Skornicki 165

Chapitre VIII. L’ordre parlementaire en 1789

Alain Garrigou 189

Chapitre IX. Le Sénat conservateur et son pouvoir
de nomination (1799-1802)

Franck Duchesne 207

Chapitre X. Comment meurt une Assemblée ?
Le « parlementarisme » impérial

Nicolas Tardits 227

Chapitre XI. Esquisse d’une lutte des places.
Les luttes parlementaires sous la Monarchie de Juillet

Christophe Voilliot 249

Chapitre XII. La construction historique de l’institution parlementaire : processus et configurations

Hervé Fayat et Christophe Le Digol 273

Chapitre XIII. Le fantôme de Napoléon Bonaparte. Sur l’objectivation des « apparitions » politiques

Olivier Ihl 301

Chapitre XIV. Sur trois états du champ politique.
La « parenthèse Vichy » à l’épreuve d’une analyse processuelle

Antonin Cohen 327

Chapitre XV.« 68 », produit du système scolaire et de
ses transformations ?

Christelle Dormoy 373

Chapitre XVI. Y a-t-il une vie (partisane) au-delà de l’État parlementaire (national) ? L’institutionnalisation des Europartis
et les trois « espèces d’espaces » du politique

Francisco Roa Bastos 399

Chapitre XVII. Transnationalisation de l’État par défaut :
une entreprise protéiforme de contrebande institutionnelle

Nadine Machikou Ndzesop et Luc Sindjoun 429

Chapitre XVIII. Genèse et structure d’un champ des
politiques économiques

Frédéric Lebaron 455

Chapitre XIX. Un auxiliaire indispensable et inavouable.
La police politique et la construction de l’État parlementaire
en France au XIXe siècle

Laurent Bonelli 477

Chapitre XX. Le vote comme dispositif disciplinaire

Philippe Juhem 501

Chapitre XXI. Le bureau des élections.
Expertise précontentieuse et traitement de l’injustice
électorale au ministère de l’Intérieur

Thomas Marty 527

Chapitre XXII. Ordre européen et ordre national.
Ce que la transparence nous dit des régimes politiques

Hélène Michel 549

Chapitre XXIII. Les Bérégovoy de papier : Effet Pygmalion, effet Nessus et évaporation symbolique

Érik Neveu 573

Chapitre XXIV.« Se qualifier ». L’élaboration de
la candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle
de 2022

Pierre Leroux et Philippe Riutort 601

Bibliographie de Bernard Lacroix 631

 

jeudi 22 février 2024

Revue Savoir/Agir n° 63, L’engagement sociologique

 

 

Revue Savoir/Agir n° 63, L’engagement sociologique

du Croquant

2024

 

Présentation de l'éditeur

Parce qu’elle cherche à représenter et à rendre compte du monde social ou de tel ou tel de ses aspects, la sociologie est inévitablement prise dans les luttes symboliques (scientifiques, politiques, médiatiques) qui ont pour enjeu la vision légitime du monde social. C’est pourquoi l’engagement sociologique n’est au fond qu’une façon de tirer les conséquences d’un état de fait. Mais cette forme d’engagement porte elle-même à conséquences. Outre qu’elle implique la défense de l’autonomie de la recherche contre les tentatives récurrentes d’arraisonnement politique, elle impose un devoir de réflexivité qui a pour corollaire un devoir de scientificité. Le souci de préserver la spécificité de l’engagement sociologique impose, en effet, de ne pas réduire la tâche du sociologue à celle d’un militant comme un autre. Il ne s’agit pas seulement, en effet, de positions à prendre ou d’indignation à faire entendre, mais de choses à savoir et à comprendre. C’est pourquoi l’engagement sociologique, loin d’affranchir des contraintes et des compétences exigées des chercheurs, implique la défense des valeurs de vérité et de désintéressement qui sont celles de la science.

 

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Varia

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