« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
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lundi 23 novembre 2015

en poche: Jack Goody, Le vol de l'Histoire. Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde

Jack Goody
Le vol de l'Histoire
Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde
Gallimard
Folio Histoire
2015



Présentation de l'éditeur
Trad. de l'anglais par Fabienne Durand-Bogaert
Une fois encore, comme hier à propos de la famille en Europe ou de la place de l'écriture dans notre civilisation, Jack Goody vient perturber la ronde des historiens emportés par leurs certitudes. À la question soulevée par l'anthropologue britannique, on devine déjà ce qu'argueront les esprits chagrinés par cette interpellation d'exigence : comparaison n'est pas raison. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit. 
La question? C'est le «vol de l'histoire», c'est-à-dire la mainmise de l'Occident sur l'histoire du reste du monde. À partir d'événements qui se sont produits à son échelle provinciale, l'Europe a conceptualisé et fabriqué une représentation du passé toute à sa gloire et qu'elle a ensuite imposée au cours des autres civilisations. Le continent européen revendique l'invention de la démocratie, du féodalisme, du capitalisme de marché, de la liberté, de l'individualisme, voire de l'amour, courtois notamment, qui serait le fruit de sa modernisation urbaine. 
Plusieurs années passées en Afrique, particulièrement au Ghana, conduisent Jack Goody à mettre aujourd'hui en doute nombre d'«inventions» auxquelles les Européens prétendent, sous les plumes de Fernand Braudel, Joseph Needham ou Norbert Elias notamment, alors que ces mêmes éléments se retrouvent dans bien d'autres sociétés, du moins à l'état embryonnaire. Économiquement et intellectuellement parlant, seul un écart relativement récent et temporaire sépare l'Occident de l'Orient ou de l'Afrique. 
Des différences existent. Mais c'est d'une comparaison plus rapprochée que nous avons besoin, et non d'une opposition tranchée entre le monde et l'Occident, au seul profit de ce dernier. 
Jack Goody, anthopologue britannique, professeur à Oxford, est l'auteur de travaux aussi divers que marquants sur l'invention de l'écriture, les structures familiales en Occident, l'identité culinaire des sociétés ou les rapports de celles-ci aux fleurs. 

vendredi 15 octobre 2010

Jack Goody, Le vol de l'Histoire + critique par Frédéric Keck et par Christian de Montlibert






Jack Goody
Le vol de l'Histoire
Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde

traduction: Fabienne Durand-Bogaert
Editions Gallimard
2010







Présentation de l'éditeur
Une fois encore, comme hier à propos de la famille en Europe ou de la place de l'écriture dans notre civilisation, Jack Goody vient perturber la ronde des historiens emportés par leurs certitudes. À la question soulevée par l'anthropologue britannique, on devine déjà ce qu'argueront les esprits chagrinés par cette interpellation d'exigence : comparaison n'est pas raison. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit.
La question? C'est le «vol de l'histoire», c'est-à-dire la mainmise de l'Occident sur l'histoire du reste du monde. À partir d'événements qui se sont produits à son échelle provinciale, l'Europe a conceptualisé et fabriqué une représentation du passé toute à sa gloire et qu'elle a ensuite imposée au cours des autres civilisations.
Le continent européen revendique l'invention de la démocratie, du féodalisme, du capitalisme de marché, de la liberté, de l'individualisme, voire de l'amour, courtois notamment, qui serait le fruit de sa modernisation urbaine. Plusieurs années passées en Afrique, particulièrement au Ghana, conduisent Jack Goody à mettre aujourd'hui en doute nombre d'«inventions» auxquelles les Européens prétendent, sous les plumes de Fernand Braudel, Joseph Needham ou Norbert Elias notamment, alors que ces mêmes éléments se retrouvent dans bien d'autres sociétés, du moins à l'état embryonnaire.
Économiquement et intellectuellement parlant, seul un écart relativement récent et temporaire sépare l'Occident de l'Orient ou de l'Afrique. Des différences existent. Mais c'est d'une comparaison plus rapprochée que nous avons besoin, et non d'une opposition tranchée entre le monde et l'Occident, au seul profit de ce dernier.

L’anthropologue britannique Jack Goody est né en 1919. Parmi ses principaux ouvrages en français figurent La Raison graphique. La domestication de la pensée sauvage (Minuit, 1978), La culture des fleurs (Seuil, 1994), La famille en Europe (Seuil, 2001), L’islam en Europe. Histoire, échanges, conflits (La Découverte, 2004).

Le vol de l’histoire. Comment l’Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde par Christian de Montlibert (CRESS, Université de Strasbourg)

"Le Vol de l'Histoire. Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde", de Jack Goody : l'exception occidentale, Par Frédéric Keck

LE MONDE DES LIVRES | 14.10.10 |

samedi 21 août 2010

à paraître: Jack Goody, LE VOL DE L'HISTOIRE

Jack Goody
LE VOL DE L'HISTOIRE
Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde

Traducteur: Fabienne Durand-Bogaert
Collection NRF Essais
Editions Gallimard
le 14/10/2010


L'auteur
L’anthropologue britannique Jack Goody est né en 1919. Parmi ses principaux ouvrages en français figurent La Raison graphique. La domestication de la pensée sauvage (Minuit, 1978), La culture des fleurs (Seuil, 1994), La famille en Europe (Seuil, 2001), L’islam en Europe. Histoire, échanges, conflits (La Découverte, 2004).



Jack Goody is one of the pre-eminent social scientists in the world.
Over the past half century his pioneering writings at the intersections of
anthropology, history, and social and cultural studies have made him one
of the most widely read, most widely cited, and most widely translated
scholars working today.
In The Theft of History Goody builds on his own previous work
(notably The East in the West) to extend further his highly influential
critique of what he sees as the pervasive Eurocentric, or Occidental-
ist, biases of so much western historical writing, and the consequent
‘theft’ by the west of the achievements of other cultures in the inven-
tion of (notably) democracy, capitalism, individualism, and love. This
argument will generate passionate debate, as his previous works have
done, and many will dissent from Goody’s perceptive conclusions. Few,
however, will be able to ignore the force of his thought, or the breadth
of knowledge brought to the discussion.
The Theft of History discusses a number of theorists in detail, includ-
ing Marx, Weber, and Norbert Elias, and engages with critical admira-
tion western historians like Fernand Braudel, Moses Finley, and Perry
Anderson. Many questions of method are raised in these discussions,
and Goody proposes a new comparative methodology for cross-cultural
analysis, one that gives a much more sophisticated basis for assessing
divergent historical outcomes, and replaces outmoded simple differ-
ences between, for example, the ‘backward East’ and the ‘inventive
West’.
Historians, anthropologists, social theorists, and cultural critics will
all find something of real value in The Theft of History. It will be a cat-
alyst for discussion of some of the most important conceptual issues
confronting western historians today, at a time when notions of ‘global
history’ are filtering into the historical mainstream for the first time.

jack goody is Emeritus Professor of Social Anthropology in the
University of Cambridge and a Fellow of St John’s College. Recently
knighted by Her Majesty The Queen for services to anthropology, Pro-
fessor Goody has researched and taught all over the world, is a Fellow
of the British Academy, and in 1980 was made a Foreign Honorary
Member of the American Academy of Arts and Sciences. In 2004 he
was elected to the National Academy of Sciences and he was elected
Commandeur des Arts et Lettres in 2006.