« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 7 septembre 2026

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 264. Le champ syndical

 

 


 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 264. Le champ syndical 

Seuil

2026

 En Librairie ou sur Cairn.info


Penser le champ syndical
Sophie Béroud et Martin Thibault

Le champ syndical et l’État
Genèse et structure d’une relation singulière (1884-2024)
Martin Thibault et Sophie Béroud

Une intégration à grande vitesse ?
SUD-Rail, ses dirigeant·es et le champ syndical (1996 – 2018)
Gabriel Rosenman

Les conseiller·ères des salarié·es comme révélateurs d’une économie symbolique des mandats syndicaux
Gwendal Roblin

Aux confins du champ syndical ?
Autonomie et dépendance du syndicalisme d’entreprise face au pouvoir patronal dans une petite filiale industrielle
Chloé Biaggi

Adapter le syndicalisme au capitalisme pour mieux le contester ?
Un syndicat états-unien face aux logiques du champ économique
Émilien Julliard

 

 

 

 

 

mardi 6 novembre 2018

Savoir/Agir, n°45, Syndicalisme et politique

Savoir/Agir, n°45, Syndicalisme et politique
Du Croquant
2018

Présentation de l'éditeur
Depuis ses origines, le syndicalisme hexagonal s’évertue à s’affranchir du politique. À la faveur de l’effondrement de l’URSS et plus largement du mouvement ouvrier, cette inclination n’a cessé à la fois de se renforcer et de se généraliser.
« Contestataires » ou « réformistes », toutes les confédérations, sans exception, affirment aujourd’hui une même distance au champ politique.
Cette unanimité, rare dans un paysage syndical français morcelé, interroge : l’univers politique – dans ses dimensions les plus militantes comme les plus institutionnelles – et le monde syndical sont-ils vraiment si cloisonnés ? Comment ces deux champs interagissent-ils,  quelles relations entretiennent-ils ?
À partir d’un ensemble de contributions portant sur des scènes nationales variées – France, Argentine, Grande-Bretagne, États-Unis –, ce numéro vise à documenter les relations différenciées, dans le temps et dans l’espace, entre les champs syndical et politique. À l’heure où le monde du travail est confronté à des transformations sans précédent, les syndicalistes peuvent-ils indéfiniment se tenir à distance du politique ?



mardi 15 janvier 2013

Agone 50, Réprimer & domestiquer : stratégies patronales

Agone 50
Réprimer & domestiquer : stratégies patronales
Coordination Étienne Pénissat

Ce numéro 50 de la Revue Agone aborde les conditions de l’action collective en entreprise – de l’adhésion syndicale aux grèves – en plaçant la focale sur les dispositifs et stratégies patronales pour l’entraver et la canaliser. Si les sciences sociales se sont de nouveau penchées sur les mobilisations professionnelles et les conflits du travail depuis la fin des années 2000, les travaux sont souvent réduits à l’étude des transformations du syndicalisme lui-même (professionnalisation, stratégies de syndicalisation, etc.) et du contexte socio-économique dans lequel il opère. Les politiques patronales vis-à-vis de l’action des salariés, et en premier lieu des syndicalistes, restent un angle mort sociologique. À l’ombre des pratiques de « management » participatives et individualisantes qui font de l’entreprise un lieu aseptisé, il s’agira de montrer que celle-ci reste un lieu éminemment politique. C’est ce qu’illustreront les jeunes sociologues et politistes mais aussi les syndicalistes qui participent à ce numéro à partir d’enquêtes et d’observations au plus près des acteurs : de l’ethnographie des stages de formation des DRH et des supervisors en France et aux États-Unis à celle des relations et des proximités entre dirigeants syndicaux et patronaux d’une chaîne de la grande distribution, en passant par l’étude des usages du droit ou de l’histoire des répertoires de répression anti-ouvrière dans les années 1970. Décortiquer et analyser les politiques et stratégies patronales pour réprimer et/ ou domestiquer l’action syndicale et les luttes collectives, telle est l’ambition de ce numéro.
SOMMAIRE
À l’ombre du “dialogue social”, éditorial d’ Étienne Pénissat
Préserver l’ordre usinier en France à la fin des années 1968, Xavier Vigna
Derrière la vitrine du dialogue social : les techniques managériales de domestication des conflits du travail, Baptiste Giraud
Petite phénoménologie du despotisme d’entreprise, Henri Clément
Les syndicats américains face aux stratégies managériales de contournement du syndicalisme, Émilien Julliard
Le circuit de secours syndical. Quand représentants patronaux et syndicaux cogèrent les conflits professionnels, Marlène Benquet
Réforme de la représentativité, pouvoir syndical et répression : quelques éléments de réflexion, Karel Yon et Sophie Béroud
Répression et discriminations syndicales, interview avec les auteurs d’une note de la Fondation Copernic
HISTOIRE RADICALE
Des lendemains qui déchantent
La contre-offensive du patronat, Pierre Monatte
Ceux qui occupent les usines. La grève de Sautter-Harlé I, Léon Nicolas (Nicolas Lazarévitch)
Ceux qui occupent les usines. La grève de Sautter-Harlé II, Groupe de syndicalistes révolutionnaires
Que s’est-il passé aux usines Goodrich ?, Marceau Pivert
LA LEÇON DES CHOSES
Diagnostics sur une Europe en crise
Autour du Nouveau Vieux Monde de Perry Anderson
Voir l’Europe depuis l’Est, Alain Supiot
Dépasser la «démocratie militante» ?, Jan-Werner Müller
Après coup, Perry Anderson