« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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lundi 25 août 2025

Maxime Quijoux et Karel Yon, Gilets bleus. Les faux-semblants de l’autonomie au travail chez Decathlon


 

Maxime Quijoux et Karel Yon

Gilets bleus

Les faux-semblants de l’autonomie au travail chez Decathlon

Raisons d'Agir

Raisons d'agir

 

 

Présentation de l'éditeur

Mythique magasin d’articles de sport, Decathlon est aujourd’hui l’une des marques préférées des Français. Ce succès repose sur des produits innovants et accessibles, mais aussi sur l’image d’une entreprise conviviale et dynamique. Réunissant des équipes jeunes et sportives, la multinationale s’efforce de cultiver une bonne ambiance dans ses magasins, avec un management qui met l’accent sur l’autonomie des salariés : gestion des stocks, présentation des rayons, organisation d’événements, etc. L’enseigne aurait-elle trouvé la formule magique permettant d’allier performance économique et épanouissement au travail ? Pendant près de trois mois, deux sociologues ont enfilé les fameux gilets bleus pour participer à la vie d’une succursale. L’enquête fait alors apparaître une autre réalité : faiblesse des salaires, pénibilité du travail, maintien des frontières sociales. Gilets bleus montre que l’autonomie au travail est moins une source d’émancipation des salariés qu’une autre forme de reproduction d’inégalités préexistantes, au-dedans comme en-dehors de l’entreprise.

Maxime Quijoux est sociologue et politiste, chargé de recherche au CNRS et membre du Lise. Ses recherches portent sur les mobilisations du travail, le syndicalisme et la démocratie en entreprise.

Karel Yon est chercheur en sociologie au laboratoire IDHES (Université Paris-Nanterre, CNRS). Ses travaux portent sur le syndicalisme, les politiques du travail et la démocratie sociale en France, aux États-Unis et au Mexique.

 

vendredi 28 juin 2024

Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°252 , Varia


 


Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°252 , Varia

Seuil

2024


 

Présentation de l'éditeur

Ce numéro Varia comprend quatre articles qui traitent de thématiques diverses : les sociabilités militantes en exil ; la sélection sociale par l’espace au sein du mouvement des Gilets Jaunes ; le syndicalisme d’entreprise dans une grande enseigne d’articles de sport ; et des pratiques « populaires » de placement permettant à de grandes firmes financières d’apparaître vertueuses.À partir d’une enquête auprès des militant·es du mouvement tunisien Enhada, exilé·es en France entre 1981 et 2018, Mathilde Zederman s’intéresse aux conditions de maintien et de transmission de l’engagement militant en exil. La fabrique d’un entre-soi permet d’accumuler des ressources pour protéger le groupe et assurer sa continuité, mais reste traversée par divers rapports de pouvoir qui entravent la reconfiguration du mouvement.Jean-Baptiste Devaux, Marion Lang, Antoine Lévêque, Christophe Parnet et Valentin Thomas ont suivi un petit groupe de Gilets Jaunes de la banlieue industrielle et populaire lyonnaise. Depuis un rond-point vécu comme un espace propice à la mobilisation des classes populaires racisé·es, l’évolution du mouvement vers des lieux du centre-ville conduit à la mise à l’écart de ce groupe, qui recentre son militantisme vers les banlieues populaires.Partant d’une enquête de terrain collective menée au sein de l’entreprise Decathlon, Karel Yon et Maxime Quijoux éclairent les contours d’un style spécifique de syndicalisme qu’ils appellent syndicalisme d’entreprise. Ils en étudient les conditions d’émergence, les valeurs revendiquées, les usages dont il fait l’objet et son articulation avec des formes de conflictualité au travail, soulignant notamment l’existence d’une allégeance salariale au projet d’entreprise.Sabine Montagne montre comment la référence au peuple a contribué, depuis le milieu du XXe siècle, à donner de la crédibilité aux firmes d’investissement les plus puissantes. La gestion indicielle, massivement alimentée par l’épargne populaire, leur a permis de devenir conseillers des gouvernements et opérateurs privés de l’État Social, et de bénéficier de la croyance selon laquelle l’intégration des classes peu fortunées au marché financier aurait fait émerger une finance raisonnable, distincte de la finance élitiste et spéculative.

 

 

lundi 5 juin 2023

Pierre Bourdieu, Sociologie et démocratie

 

 

Pierre Bourdieu

Sociologie et démocratie 

P.U. de Lyon

Essentiels

2023

 

 

Présentation de l'éditeur

Le 27 novembre 1995, Pierre Bourdieu est invité à prononcer une conférence exceptionnelle par l’École des hautes études commerciales (HEC) de Paris. Le sociologue, alors à l’apogée de sa carrière, profite de cette tribune pour reprendre certains de ses concepts fondamentaux et pour livrer un plaidoyer en faveur d’une sociologie au service de la démocratie.
Mais quelles sont ces notions ? Comment s’est construite la pensée du sociologue et comment a-t-elle influencé la pensée intellectuelle de son temps ? Ce sont les questions, essentielles, auxquelles tente de répondre Maxime Quijoux, en s’appuyant sur les principaux ouvrages de Pierre Bourdieu et sur la conférence de 1995. Comment s’articulent le « capital culturel » et la « compétence politique » ? Quels sont les problèmes posés par la « tyrannie des experts » ou par le « piège démagogique », qui consiste à gouverner en s’appuyant sur une opinion publique facilement manipulable ? Il revient aussi sur le dévoilement des mécanismes de domination que permettrait la sociologie et sur la capacité de celle-ci à transformer la société.
Johanna Siméant-Germanos, quant à elle, donne à voir la modernité de la pensée de Pierre Bourdieu et met en avant les outils qu’il a construits pour rendre compte des bouleversements économiques, sociaux et politiques que nous traversons, et de leurs articulations. Elle nous rappelle la nécessité, aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, de faire appel aux sciences sociales pour défendre la démocratie.

Pierre Bourdieu (1930-2002) est considéré comme l’un des sociologues les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle. Du fait de son engagement public dans les dernières années de sa vie, il est devenu l’un des acteurs principaux de la vie intellectuelle française.

Maxime Quijoux est sociologue, chargé de recherche au CNRS et membre du Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique (LISE) au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Il a dirigé l’ouvrage collectif Bourdieu et le travail (Presses universitaires de Rennes, 2015).

Johanna Siméant-Germanos est professeure de science politique au Centre Maurice-Halbwachs et à l’École normale supérieure (PSL) dont elle dirige le département de sciences sociales. Elle a reçu la médaille d’argent du CNRS qui distingue des chercheurs et des chercheuses pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux sur le plan national et international.

 


vendredi 26 février 2021

Facebook Live: Table ronde sur "Travail et Travailleurs en Algérie" de Pierre Bourdieu (10 Mars, 18h-20h, heure de Paris; 12h-14h heure de Montréal)

Facebook LiveTable ronde sur "Travail et Travailleurs en Algérie" de Pierre Bourdieu

 (10 Mars, 18h-20h, heure de Paris; 12h-14h heure de Montréal) 

Les Éditions Raisons d’agir, le Département de Sociologie de l’UQÀM et la Chaire de recherche du Canada en Sociologie des conflits sociaux vous invitent à une table ronde autour de la nouvelle édition de "Travail et Travailleurs en Algérie" de Pierre Bourdieu.



mardi 20 octobre 2020

audio: Maxime Quijoux , Adieux au patronat. Luttes et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative

 
 
Les Oreilles loin du front, 8 octobre 2020
 
 

Maxime Quijoux
Adieux au patronat
Luttes et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative
Du Croquant
Dynamiques socio-economiques
2018

Présentation de l'éditeur
Le syndicalisme ouvrier en France appartient-il au passé ? Incapable d’enrayer le déclin que connaît l’industrie depuis quarante ans, il est également confronté à une crise sur le sens de son action militante.
Pourtant, loin des échecs des grandes mobilisations nationales, des syndicalistes mènent des luttes sur leurs lieux de travail, dont on ne mesure pas toujours ni l’inventivité ni les effets. Hélio-Corbeil, imprimerie située à Corbeil-Essonnes, en est une illustration : en février 2012, emmenés par la CGT, les salariés parviennent à reprendre leur entreprise sous forme de Société Coopérative et Participative (Scop). 80 emplois sont sauvés et l’activité est alors relancée. À partir d’une enquête au long cours, mêlant immersion et travail d’archives, cet ouvrage revient sur l’origine de cette lutte et la mise en place de la coopérative. Il propose une vision différente du syndicalisme, où la gestion constitue une arme de résistance salariale, hier comme aujourd’hui, et s’interroge sur ses conditions d’appropriation. Face à la financiarisation de l’économie, le salut du monde ouvrier passera-t-il par la conquête du pouvoir dans l’entreprise ?
Maxime Quijoux est sociologue, chercheur au CNRS et membre du Laboratoire Printemps (Professions, Institutions, Temporalités) à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et membre associé du LISE (Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Économique) au CNAM. Il est l’auteur de Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine (Éditions de l’IHEAL, 2011) et a dirigé l’ouvrage collectif Bourdieu et le travail (Presses Universitaires de Rennes, 2015).

jeudi 25 juillet 2019

en ligne: Bourdieu et le travail, Maxime Quijoux (dir.)


Bourdieu et le travail
Maxime Quijoux (dir.)
P.U.Rennes
Le Sens social 
2015

en ligne sur OpenEdition Book, 2019




 
Maxime Quijoux
Préambule

Première partie. Bourdieu et le travail, une introduction

Maxime Quijoux
Introduction
Maxime Quijoux
Conclusions



vendredi 18 janvier 2019

vidéos: Rencontres autour du livre de Raphaël Desanti, Lire Bourdieu de l’usine à la fac, histoire d’une révélation


Ce que la sociologie fait à ses lecteurs
Sur les lectures de Bourdieu en situation de déclassement
Rencontres autour du livre de Raphaël Desanti
Lire Bourdieu de l’usine à la fac, histoire d’une révélation, Éditions du Croquant, 2017
7 novembre 2018
Site Pouchet
Paris


Gérard Mauger : Mot d'accueil et d'introduction
Raphaël Desanti , « Présenter, se présenter, s’objectiver »

Nicolas Roux (Sociologue, post-doctorant au CEET et associé au Lise, Paris), «Déconstruire son déclassement. Sur quelques effets biographiques et politiques de la lecture de Bourdieu»
Julie Pagis (chargée de recherche en sociologie politique au CNRS, IRIS -EHESS), « Retour sur les affinités entre mobilité sociale, réflexivité, lecture de Bourdieu, enfant de "68ard", militantisme et conversion à la sociologie »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 2

Michel Koebel (sociologue, professeur à l’université de Strasbourg), « Champs libres ? »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 3 

Pascal Martin (sociologue, membre associé du CSE, Paris), « Un air de famille »
Gérard Mauger (DR émérite CNRS, sociologie, CESSP, Paris), « Une thérapie sociologique ? »
Mustapha Belhocine (auteur de “Précaire ! ”, Éditions Agone, 2016),  « Pourquoi je suis "bourdieusien" »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs vidéo 4 

Maxime Quijoux (sociologue, chercheur au CNRS et membre du laboratoire Printemps-Professions-Institutions-Temporalités , UVSQ), « Ce que Bourdieu nous apprend sur la condition ouvrière "
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 5 

 Marc Joly (sociologue, chargé de recherche au CNRS, Laboratoire Printemps, UVSQ), « Pour un usage non scolastique de Bourdieu »
 Louis Pinto (DR émérite CNRS, sociologie, CESSP, Paris), « La lecture d’un texte sociologique peut-elle susciter de l’émotion ? »
Ce que la sociologie fait à ses lecteurs Vidéo 6 


















mardi 6 novembre 2018

Savoir/Agir, n°45, Syndicalisme et politique

Savoir/Agir, n°45, Syndicalisme et politique
Du Croquant
2018

Présentation de l'éditeur
Depuis ses origines, le syndicalisme hexagonal s’évertue à s’affranchir du politique. À la faveur de l’effondrement de l’URSS et plus largement du mouvement ouvrier, cette inclination n’a cessé à la fois de se renforcer et de se généraliser.
« Contestataires » ou « réformistes », toutes les confédérations, sans exception, affirment aujourd’hui une même distance au champ politique.
Cette unanimité, rare dans un paysage syndical français morcelé, interroge : l’univers politique – dans ses dimensions les plus militantes comme les plus institutionnelles – et le monde syndical sont-ils vraiment si cloisonnés ? Comment ces deux champs interagissent-ils,  quelles relations entretiennent-ils ?
À partir d’un ensemble de contributions portant sur des scènes nationales variées – France, Argentine, Grande-Bretagne, États-Unis –, ce numéro vise à documenter les relations différenciées, dans le temps et dans l’espace, entre les champs syndical et politique. À l’heure où le monde du travail est confronté à des transformations sans précédent, les syndicalistes peuvent-ils indéfiniment se tenir à distance du politique ?



vendredi 7 septembre 2018

Maxime Quijoux , Adieux au patronat. Luttes et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative



Maxime Quijoux
Adieux au patronat
Luttes et gestion ouvrières dans une usine reprise en coopérative
Du Croquant
Dynamiques socio-economiques
2018

Présentation de l'éditeur
Le syndicalisme ouvrier en France appartient-il au passé ? Incapable d’enrayer le déclin que connaît l’industrie depuis quarante ans, il est également confronté à une crise sur le sens de son action militante.
Pourtant, loin des échecs des grandes mobilisations nationales, des syndicalistes mènent des luttes sur leurs lieux de travail, dont on ne mesure pas toujours ni l’inventivité ni les effets. Hélio-Corbeil, imprimerie située à Corbeil-Essonnes, en est une illustration : en février 2012, emmenés par la CGT, les salariés parviennent à reprendre leur entreprise sous forme de Société Coopérative et Participative (Scop). 80 emplois sont sauvés et l’activité est alors relancée. À partir d’une enquête au long cours, mêlant immersion et travail d’archives, cet ouvrage revient sur l’origine de cette lutte et la mise en place de la coopérative. Il propose une vision différente du syndicalisme, où la gestion constitue une arme de résistance salariale, hier comme aujourd’hui, et s’interroge sur ses conditions d’appropriation. Face à la financiarisation de l’économie, le salut du monde ouvrier passera-t-il par la conquête du pouvoir dans l’entreprise ?
Maxime Quijoux est sociologue, chercheur au CNRS et membre du Laboratoire Printemps (Professions, Institutions, Temporalités) à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et membre associé du LISE (Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Économique) au CNAM. Il est l’auteur de Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine (Éditions de l’IHEAL, 2011) et a dirigé l’ouvrage collectif Bourdieu et le travail (Presses Universitaires de Rennes, 2015).

jeudi 19 mars 2015

Bourdieu et le travail, Sous la direction de Maxime Quijoux


Bourdieu et le travail
Sous la direction de Maxime Quijoux
P.U.Rennes
2015

Présentation de l'éditeur
P LUS de dix ans après sa disparition, Pierre Bourdieu demeure toujours l’auteur des sciences sociales le plus cité au monde. Si ses concepts, sujets de débats permanents, expliquent probablement ce succès, son aptitude à explorer l’ensemble des domaines du social y a aussi grandement contribué : la socialisation, l’école, les classes sociales, le célibat, la culture, l’art, l’État, la politique, etc., peu d’objets semblent en effet s’être soustraits à l’examen du sociologue, et sur lesquels, en retour, il n’a pas été discuté. Il en existe pourtant un et non des moindres : le travail. Après des travaux liminaires sur la question dans le contexte de la guerre d’Algérie, Bourdieu paraît en effet définitivement s’en désintéresser. Cette désaffection correspond alors à une indifférence équivalente des sociologues du travail à l’égard de son oeuvre. Durant quarante ans, Bourdieu et « le travail » donnent l’impression de s’ignorer superbement.
À l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, c’est cette double défection – le travail dans la sociologie de Bourdieu, et Bourdieu dans la sociologie du travail – que nous avons voulue questionner : le travail est-il vraiment absent dans l’oeuvre de Pierre Bourdieu ? Comment l’aborde-t-il, en particulier après son époque algérienne ? Enfin, dans quelle mesure ses concepts peuvent-ils contribuer à l’analyse du travail, d’hier et d’aujourd’hui ?
Réunissant plus d’une vingtaine de contributions, entre exégèses, analyses historiques et enquêtes de terrain, ce livre souhaite montrer l’apport mutuel du sociologue et de l’objet « travail ». Une réconciliation scientifique en somme.
Avec le concours du conseil régional d’Île-de-France et son programme DIM-GESTES.
Préambule
Maxime Quijoux est chargé de recherche en sociologie au CNRS, membre du laboratoire PRINTEMPS à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste du travail et des mobilisations, il est l’auteur de Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine (éditions de l’IHEAL, 2011) et a récemment dirigé un double dossier sur « les conflits du travail dans le monde » paru dans la revue Critique internationale (nos 64 et 65, 2014, Presses de Sciencespo).

mercredi 29 juin 2011

en ligne: Savoir/Agir n° 13 La crise, la fausse sortie


Éditorial
Vous avez dit « populisme » ?, par Frédéric Lebaron

Dossier

La crise, la fausse sortie
Dossier coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber
Libérale ou social-démocrate, les deux improbables stratégies de sortie de crise, par Henri Sterdyniak
Havres fiscaux et places financières sous-régulées, par Thierry Godefroy et Pierre Lascoumes
Peut-on sortir de la crise sans re-penser la gestion ?, par Jean-Luc Metzger
Payer plus pour être soigné moins, par Frédéric Pierru
Le vote et l’abstention en temps de crise, par Céline Braconnier
Acteurs et contradictions du capitalisme étatico-financier : quelques hypothèses, par Frédéric Lebaron

Grand entretien avec Jean-Paul Fitoussi

Une révolution dans la statistique publique ?

Paroles

Le « rapport de force ». Entretien avec un conseiller prud’homme de l’industrie, par Laurent Willemez.

La rhétorique réactionnaire

Populisme, par Gérard Mauger

Chronique de la gauche de gauche

Gauche radicale et transformation sociale en Europe, par Louis Weber

Alterindicateurs

Retraites et (in)sécurité économique : d’autres indicateurs (et d’autres politiques) sont possibles, par Frédéric Lebaron

Actualité

Un autre miracle allemand. La montée de la gauche allemande à la gauche de la social-démocratie, par Peter Wahl

Europe

Créer un espace public transnational : l’exemple des Attac d’Europe, par Marie Plassart et Michel Christian

Politiques d’ailleurs

Usines récupérées d’Argentine : genèse d’une mobilisation ouvrière inédite, par Maxime Quijoux

Culture

L’ère Onfray des universités populaires, par Hugues Lethierry

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Savoir/Agir n° 13
La crise, la fausse sortie
Éditions du Croquant
2010



mardi 7 septembre 2010

revue Savoir/Agir n° 13, La crise, la fausse sortie


Savoir/Agir n° 13
La crise, la fausse sortie
Éditions du Croquant
2010









Le dossier : La crise, la fausse sortie a été coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber.

Ce dossier de Savoir/agir revient sur les interprétations de la crise et sur ses conséquences dans différents domaines. À l’heure où la « reprise » de l’économie mondiale est présentée comme acquise par les commentateurs officiels, organisations internationales en tête, la crise économique, sociale et écologique mondiale, née des déficiences structurelles du capitalisme, continue de déstabiliser les sociétés et d’engendrer souffrances, protestations, révoltes. Elle suscite aussi de nouvelles formes de résignation et de pessimisme.

Rien n’est réglé dans la finance, où s’épanouit un « nouveau discours régulateur » et où se reconstituent rapidement les forces déstabilisatrices qui ont conduit à l’effondrement de 2008-2009 ; la politique économique, où une nouvelle offensive orthodoxe promeut la réduction drastique des dépenses publiques pour rétablir les « équilibres » ; les relations internationales, qui voient s’affirmer l’Asie émergente et, plus largement, les États-nations les moins dépendants des États-Unis et des puissances occidentales ; l’écologie, où l’échec du Sommet de Copenhague met en péril l’avenir même de la planète ; le monde du travail, au sein duquel le chômage, la précarité, les diverses formes de sous-emploi s’accroissent rapidement, alors que les inégalités de revenus continuent d’être au plus haut ; la politique, enfin, marquée par l’abstention ou diverses formes de radicalisation au sein des classes populaires...

Les auteurs dressent un premier « bilan » de la crise dans ces domaines, de ce qu’elle a changé ou va changer, et analysent les scénarios possibles d’une « sortie de crise » qui pourrait être le signal d’un réveil du mouvement social et de politiques économiques de gauche, au moment même où certains voudraient y voir une nouvelle restauration conservatrice.
Sommaire du numéro

Éditorial

Vous avez dit « populisme » ?, par Frédéric Lebaron
Dossier

La crise, la fausse sortie

Dossier coordonné par Frédéric Lebaron et Louis Weber

Libérale ou social-démocrate, les deux improbables stratégies de sortie de crise, par Henri Sterdyniak

Havres fiscaux et places financières sous-régulées, par Thierry Godefroy et Pierre Lascoumes

Peut-on sortir de la crise sans re-penser la gestion ?, par Jean-Luc Metzger

Payer plus pour être soigné moins, par Frédéric Pierru

Le vote et l’abstention en temps de crise, par Céline Braconnier

Acteurs et contradictions du capitalisme étatico-financier : quelques hypothèses, par Frédéric Lebaron
Grand entretien avec Jean-Paul Fitoussi

Une révolution dans la statistique publique ?
Paroles

Le « rapport de force ». Entretien avec un conseiller prud’homme de l’industrie, par Laurent Willemez.
La rhétorique réactionnaire

Populisme, par Gérard Mauger
Chronique de la gauche de gauche

Gauche radicale et transformation sociale en Europe, par Louis Weber
Alterindicateurs

Retraites et (in)sécurité économique : d’autres indicateurs (et d’autres politiques) sont possibles, par Frédéric Lebaron
Actualité

Un autre miracle allemand. La montée de la gauche allemande à la gauche de la social-démocratie, par Peter Wahl
Europe

Créer un espace public transnational : l’exemple des Attac d’Europe, par Marie Plassart et Michel Christian
Politiques d’ailleurs

Usines récupérées d’Argentine : genèse d’une mobilisation ouvrière inédite, par Maxime Quijoux
Culture

L’ère Onfray des universités populaires, par Hugues Lethierry
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Pour information: L’association Savoir/Agir a pris la suite de l’association Raisons d’agir, conformément à la décision prise par l’assemblée générale extraordinaire de cette dernière le 16 mars 2010.