« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 13 avril 2016

Savoir/Agir n° 35, Dettes publiques/finances publiques

Savoir/Agir n° 35, Dettes publiques/finances publiques
éditions du Croquant
2016

Présentation de l'éditeur
Dans les débats politiques, la dette publique apparaît comme passif du Trésor public, excès de dépense et charge pour les générations futures. Pourtant, pour certaines catégories économiques et sociales, elle est un actif, un titre de créance rémunérateur. Prétendues victimes du fardeau de la dette, les privilégiés héritent en réalité de l’épargne placée par leurs aïeux dans des emprunts d’États (les obligations du Trésor), dont les taux d’intérêt sont parfois protégés contre l’inflation. 
En analysant la structure des dettes publiques dans le monde, ainsi que les conflits qu'elles suscitent, ce numéro de la revue met en lumière les relations entre capital financier privé et gestion des finances publiques.
L’explosion des ratios de dette publique rapportés au PIB des États à la suite de la crise pose une question nouvelle : faut-il tout mettre en œuvre pour la rembourser quitte à renoncer aux politiques sociales ? Les dettes publiques sont donc affaire de lutte des classes. Elles mettent aux prises sous une forme inédite les détenteurs de capital financier et les bénéficiaires des dépenses publiques et des prestations sociales.
sommaire

jeudi 18 juin 2015

Actes de la recherche en sciences sociales, nº 208: Le poids des corps




Actes de la recherche en sciences sociales, nº 208: Le poids des corps 
Seuil, 2015
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Numéro coordonné par José Luis Moreno Pestaña

Présentation de l'éditeur
Le poids des corps inquiète. Parfois, ce sont des mannequins dont l’extrême maigreur suscite l’indignation. Plus souvent, c’est l’obésité que l’on présente comme une « épidémie » et à laquelle on associe nombre de pathologies (entre autres cardiovasculaires). 
Ce numéro d’Actes de la recherche en sciences sociales soumet à la critique sociologique l’obsession de l’équilibre pondéral et l’injonction au corps fin et musclé. Dans des sociétés où l’image que l’on renvoie de soi dépend pour une large part d’attributs corporels, le poids mobilise médecins, nutritionnistes, journalistes et essayistes. Il fait l’objet de politiques publiques de la part des États et des organisations internationales. L’idéologie de la minceur règne. Elle provoque haine de soi et des autres. Elle discrimine à l’école ou au travail. Entre désir de conformité à la « normalité » et crainte du regard des autres, beaucoup vivent leur différence avec un sentiment de culpabilité. Pourtant, la sociologie montre que les corps ne sont pas neutres socialement. Les dénonciateurs de l’embonpoint visent plus particulièrement les femmes et les classes populaires. Inversement, ils promeuvent un corps qui suppose des soins, une alimentation et un entretien que tout le monde ne peut s’offrir. Véritables marqueurs sociaux, les corps échappent en partie au contrôle des volontés individuelles. Ils enregistrent l’inégale distribution des ressources économiques et culturelles et contribuent ainsi au maintien de l’ordre social en stigmatisant ceux que l’on rend coupables de ne pas se soumettre à la norme dominante.

vendredi 18 octobre 2013

La juste mesure. Une sociologie historique des normes alimentaires

Sous direction de
Thomas Depecker, Anne Lhuissier, Aurélie Maurice 
La juste mesure
Une sociologie historique des normes alimentaires
P.U.Rennes et P.U.François Rabelais
2013

Les auteurs (Fichier pdf, 699 Ko)

Présentation de l'éditeur
Ces dernières décennies ont été marquées par la multiplication et le renouvellement rapide d’informations et de recommandations en matière d’alimentation et de nutrition. Ce phénomène n’est pas nouveau et s’inscrit dans une histoire longue de la mesure et des réformes des pratiques alimentaires.
Quels sont les processus historiques ayant progressivement transformé l’idée de juste mesure et d’équilibre alimentaire ? Comment ces notions sont-elles diffusées dans l’espace social ? Quel rôle jouent certains intermédiaires (industriels, professionnels de la santé et du travail social, et institution scolaire) dans leur diffusion ? De quels moyens les chercheurs disposent-ils pour en percevoir les effets pratiques ?
Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre en s’intéressant aussi bien aux dynamiques d’élaboration des normes alimentaires et à leur diffusion qu’à leur réappropriation par différents groupes sociaux, au regard des conduites de vie avec lesquelles elles sont censées interagir. À l'appui d'enquêtes empiriques, il livre des clés de compréhension de la situation actuelle à la lumière d'approches historiques, sociologiques et anthropologiques. Il met ainsi en évidence le caractère tantôt complémentaire, tantôt conflictuel de la démultiplication des investigations et des messages nutritionnels.