« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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samedi 1 décembre 2012

Dvd: Les nouveaux chiens de garde, Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Les nouveaux chiens de garde
Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat
Scénario : Serge Halimi, Pierre Rimbert, Renaud Lambert, Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Production : JEM Productions
Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.
commande sur:
www.epicentrefilms.com
www.fakirpresse.info
www.acrimed.org
 

mardi 17 janvier 2012

vendredi 11 mars 2011

en ligne: Actes de la recherche en sciences sociales, Le capital militant (1) et (2)

Actes de la recherche en sciences sociales
no 155, 2004/5
Le capital militant (1) 
Engagements improbables, apprentissages et techniques de lutte


Page 4 à 11
Frédérique Matonti et Franck Poupeau,   Le capital militant. Essai de définition
Page 12 à 33
Anne-Catherine Wagner,   Syndicalistes européens Les conditions sociales et institutionnelles de l'internationalisation des militants syndicaux
Page 34 à 75
Pierre Rimbert et Sébastien Crespo,   Devenir syndicaliste ouvrier « Journal » d'un délégué CGT de la métallurgie
Page 76 à 89
Julien Fretel,   Quand les catholiques vont au parti De la constitution d'une illusio paradoxale et du passage à l'acte chez les « militants » de l'UDF
Page 90 à 100
Hugo José Suárez,   Une mystique de la politique Note de recherche : Sur l'engagement de prêtres-ouvriers dans la guérilla révolutionnaire en Bolivie
Page 101 à 104
  Pour une Realpolitik de la recherche Au sujet de l'enquête du CNRS sur les périodiques aidés par le département des Sciences de l'homme et de la société (SHS)

Actes de la recherche en sciences sociales
no 158, 2005/3
Le capital militant (2) 
Crises politiques et rétroconversions : Mai 68
 
Page 4 à 7
Frédérique Matonti,  Crises politiques et reconversions : Mai 68
Page 8 à 29
François Denord et Xavier Zunigo,   « Révolutionnairement vôtre » Économie marxiste, militantisme intellectuel et expertise politique chez Charles Bettelheim
Page 30 à 61
Boris Gobille,   Les mobilisations de l'avant-garde littéraire française en mai 1968 Capital politique, capital littéraire et conjoncture de crise
Page 62 à 95
Yvette Delsaut,   Éphémère 68 À propos de Reprise, de Hervé Le Roux
Page 96 à 115
Sandrine Garcia,   Expertise scientifique et capital militant Le rôle des médecins dans la lutte pour la légalisation de l'avortement
Résumé ]Version HTML ]Version PDF ]

jeudi 13 janvier 2011

Gérard Rimbert, Viellards sous bonne garde, Réparer l’irréparable en maison de retraite

Gérard Rimbert
Viellards sous bonne garde
Réparer l’irréparable en maison de retraite
Éditions du Croquant
2011


Présentation de l'éditeur
Au cours des années 1960, alors que s’accentue en France l’exigence d’humanisation des pratiques d’accompagnement de la dépendance, les résidents des maisons de retraite, de plus en plus âgés et dégradés, sont aussi de moins en moins aptes à manifester leur « humanité ».
Pour échapper à l’image du « mouroir », les établissements mettent en valeur les vieillards les plus présentables, les autres étant, de ce fait même, disqualifiés. Cette organisation contribue à hiérarchiser les tâches et les personnels, distribués entre façade et zone d’ombre. Les tâches d’entretien des relations interpersonnelles et des statuts sociaux s’opposent à celles qui relèvent du simple gardiennage des corps, d’où une hiérarchie au sein du personnel superposable à celle entre « bons » et « mauvais vieux ».
Tenus de réparer l’irréparable, c’est paradoxalement en s’opposant aux règles « humanistes » de l’institution que certains employés des maisons de retraite adoptent des postures réparatrices. La professionnalisation du milieu gériatrique repose, de fait, sur des compétences techniques, mais aussi sur des dispositions morales (comme celles des bénévoles des petits frères des Pauvres).
Jouant de l’observation discrète autant que de la participation, confrontant les pratiques les plus refoulées aux discours les plus enchantés, cette enquête sociologique démonte les mécanismes d’une vieillesse à plusieurs vitesses et aide à comprendre ce que signifie au quotidien l’exigence d’endiguer l’irréversible.
Après une thèse en sociologie, Gérard Rimbert a enseigné à l’université de Limoges puis mené des recherches sur la souffrance au travail et sur les SDF toxicomanes. Membre associé du Centre de sociologie européenne, il est expert en risques psychosociaux au sein du cabinet Technologia. http://gerard.rimbert.free.fr

Introduction
Une sociologie de la vieillesse
Une sociologie du travail et des professions
Méthodologie
Annonce du plan


Première partie
Injonction d’humanisation et dégradation des populations encadrées

Chapitre 1.De l’hospice à la dépendance
La fin des mouroirs
Le « troisième âge », une formule magique ?
Le quatrième âge : retour des grabataires et nouveaux traitements collectifs

Chapitre 2. Vision enchantée et « sale boulot »
Le quotidien en maison de retraite
Des vacances enchantées ?


Seconde partie
Processus de professionnalisation et négation des compétences sociales

Chapitre 3.Les solutions institutionnelles apportées au problème
des compétences molles
La formation en gérontologie : une opération « mains propres »
Ce qui incombe au personnel : un programme strict pour des métiers flous

Chapitre 4. Quand les obstacles aux prescriptions se font régulations informelles
Un recrutement « à l’aveugle »
Le travail de traduction par le petit personnel

Chapitre 5. Les profits du dévouement
Servir la famille
Servir une cause

Conclusion
Réparer les crises biographiques
Tirer profit de l’encadrement des crises biographiques irréversibles
Institutions totales, gardiennage des corps et vision enchantée

Bibliographie


dimanche 14 novembre 2010

à paraître: Gérard Rimbert, Vieillards sous bonne garde


Gérard Rimbert
Vieillards sous bonne garde
Réparer l’irréparable en maison de retraite

Editions du Croquant
janvier 2011


Présentation de l'éditeur
Au cours des années 1960, alors que s’accentue en France l’exigence d’humanisation des pratiques d’accompagnement de la dépendance, les résidents des maisons de retraite, de plus en plus âgés et dégradés, sont aussi de moins en moins aptes à manifester leur « humanité ».

Pour échapper à l’image du « mouroir », les établissements mettent en valeur les vieillards les plus présentables, les autres étant, de ce fait même, disqualifiés. Cette organisation contribue à hiérarchiser les tâches et les personnels, distribués entre façade et zone d’ombre. Les tâches d’entretien des relations interpersonnelles et des statuts sociaux s’opposent à celles qui relèvent du simple gardiennage des corps, d’où une hiérarchie au sein du personnel superposable à celle entre « bons » et « mauvais vieux ».

Tenus de réparer l’irréparable, c’est paradoxalement en s’opposant aux règles « humanistes » de l’institution que certains employés des maisons de retraite adoptent des postures réparatrices. La professionnalisation du milieu gériatrique repose, de fait, sur des compétences techniques, mais aussi sur des dispositions morales (comme celles des bénévoles des petits frères des Pauvres).

Jouant de l’observation discrète autant que de la participation, confrontant les pratiques les plus refoulées aux discours les plus enchantés, cette enquête sociologique démonte les mécanismes d’une vieillesse à plusieurs vitesses et aide à comprendre ce que signifie au quotidien l’exigence d’endiguer l’irréversible.