« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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vendredi 20 janvier 2023

Fanny DARBUS, Emilie LEGRAND, Santé et travail dans les TPE. S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques

 

Fanny DARBUS

Emilie LEGRAND

Santé et travail dans les TPE

S'arranger avec la santé, bricoler avec les risques

Érès 

2023

 



Présentation de l'éditeur

 « Small is beautiful » ? Ferait-il vraiment mieux vivre et bon vivre dans les toutes petites entreprises ? Les auteures explorent sur le terrain l’articulation entre santé et travail au sein de TPE comptant moins de 10 salarié.es dans les secteurs de la coiffure, de la restauration et du bâtiment.

La statistique publique montre que la santé des salarié.es des TPE tend à être meilleure qu’ailleurs alors même que la présence de risques professionnels et de pénibilités y est plus forte, et que la prévention y est très peu développée. C’est ce que l’on peut appeler le paradoxe des TPE. L’enjeu de ce livre est d’en démêler les fils en s'intéressant à la manière dont dirigeant.es et salarié.es gèrent au quotidien les problèmes de santé et de travail.

Qu'il s'agisse des pratiques de prévention "maison" ou des troubles de santé, ces deux phénomènes passent bien souvent sous les radars des institutions et de la connaissance scientifique. L’enquête donne à voir les ficelles et les arrangements à l'œuvre pour tenir malgré tout, mais au prix de la santé des salariés et des patrons de TPE.

Fanny Darbus est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Nantes, chercheure au laboratoire CENS (UMR CNRS).

Emilie Legrand est maîtresse de conférences en sociologie à l’université Le Havre Normandie, chercheure au laboratoire IDEES (UMR CNRS).

 

 

 

jeudi 13 octobre 2022

A l'occasion du 20e anniversaire de la disparition de Pierre Bourdieu: colloque international "Bourdieu: Work and Inequalities" ( les 16, 17 et 18 novembre 2022 au Conservatoire national des arts et métiers à Paris )

"The event will gather researchers from all around the world who draw into the work of Pierre Bourdieu to understand how inequalities are made, maintained, or resisted in the workplace and the labour market."

Colloque international

Bourdieu, Work and Inequalities

A l'occasion du 20e anniversaire de la disparition de Pierre Bourdieu,
les 16, 17 et 18 novembre 2022 
Conservatoire national des arts et métiers à Paris 
(Le colloque se déroulera exclusivement en anglais) 
 




mardi 4 janvier 2022

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 240 – Décembre 2021, Les structures du travail

 

 

Actes de la recherche en sciences sociales, n° 240 – Décembre 2021, Les structures du travail

Seuil

2022

 

Présentation de l'éditeur

 Ce numéro propose un renouvellement de la sociologie du travail et des professions. Il repose sur deux arguments majeurs : d’une part, il fait sociologiquement peu de sens de séparer l’analyse du travail – en tant que type de pratiques –, de celle des ensembles organisés que sont les professions. D’autre part, les travailleurs et travailleuses étant également des agent.e.s inscrit.e.s au sein du macrocosme social, leurs positions et pratiques doivent être replacées dans des rapports sociaux qui dépassent leurs espaces professionnels.
Les articles réunis dans ce numéro montrent que la matrice théorique de Bourdieu permet de repenser des concepts phares comme celui d’autonomie professionnelle, en inscrivant la réflexion dans celle, plus large, de la différenciation sociale, tout en étant attentif aux trajectoires sociales comme professionnelles des individus.
Ce retour à une sociologie générale permet ainsi de mettre en lumière ce qui se joue au sein des espaces professionnels comme ce qui, alentour, participe à en déterminer la structuration, les enjeux, et les divisions. La puissance heuristique d’une telle approche tient au fait qu’elle permet de rendre compte de la relation entre les structures mentales des travailleurs et travailleuses – leurs dispositions professionnelles –, et la structuration de leurs espaces professionnels.

 

 

Pour une sociologie structurale du travail
David Pichonnaz et Kevin Toffel

L’engagement enseignant des soixante-huitards
Lilian Mathieu

L’expérience comme ressource alternative
pour des femmes des classes populaires ?
Passer le diplôme d’État d’aide-soignante par VAE
Anne-Marie Arborio

Note de lecture
Taylor, la division du travail et les « espèces humaines »
Nicolas Jounin

Les passeurs de l’entrepreneuriat à l’université
Olivia Chambard et Hélène Stevens

HORS THÈME
Les neurosciences non sociales ?
À propos du traitement de la socialité dans l’étude
expérimentale du cerveau
Wilfried Lignier

 

 

mercredi 17 novembre 2021

vendredi 21 mai 2021

Annie Thébaud-Mony, Politiques assassines et luttes pour la santé au travail. Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels

 

 

Annie Thébaud-Mony

Politiques assassines et luttes pour la santé au travail 

Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels

La Dispute

Entretiens

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Entretiens avec Alexis Cukier et Hélène Stevens

Gestion incohérente de la pandémie de Covid-19, mépris du travail des soignant·e·s, démantèlement du droit du travail, incendies toxiques de Notre-Dame-de-Paris et de Lubrizol, invisibilisation des cancers d’origine professionnelle… Ce livre révèle le point commun entre ces différentes catastrophes : la mise en danger généralisée des travailleur·se·s par l’État et le patronat. Il tente également de répondre à cette question brulante : que faire pour promouvoir la santé et la démocratie au travail ?

Dans ces entretiens, Annie Thébaud-Mony revient sur son expérience internationale de recherche et de militantisme sur les maladies professionnelles, explique ce que la pandémie révèle de la destruction des droits à la santé en France, raconte les luttes actuelles auxquelles elle participe et étudie les liens entre leurs dimensions sociale et environnementale. L’analyse de ces mobilisations, où se rencontrent travailleur·se·s, chercheur·e·s, militant·e·s et habitant·e·s, trace ainsi le chemin d’une possible démocratisation du travail, afin de le mettre au service de la santé et de la vie.

Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé et du travail, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), co-fondatrice des Groupements d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93, Giscop 4), présidente de l’association Henri Pézerat et porte-parole du réseau international Ban Asbestos.

 

 

 

jeudi 29 avril 2021

Vincent Gay, Pour la dignité. Ouvriers immigrés et conflits sociaux dans les années 1980

 

 

Vincent Gay

Pour la dignité

Ouvriers immigrés et conflits sociaux dans les années 1980

PUL

Actions collectives

2021

 

 

Présentation de l'éditeur

Recrutés massivement depuis les années 1960 dans les usines Citroën et Talbot, les travailleurs immigrés, ces « OS à vie », y sont fortement encadrés par des syndicats à la solde des directions et par des organismes émanant de leurs pays d’origine. Or, au printemps 1982, alors que la gauche est au pouvoir depuis peu, ces ouvriers jusqu’alors discrets se mobilisent et s’emparent des répertoires d’action et des mots d’ordre des luttes ouvrières. Face aux conditions de travail déplorables, aux bas salaires, aux menaces de licenciements collectifs, au racisme latent, aux transformations du travail et aux politiques d’immigration, ils réclament ce qui leur est dû : le respect, la liberté, la dignité. Au croisement de l’histoire et de la sociologie, Vincent Gay analyse minutieusement les relations sociales à l’intérieur et à l’extérieur des usines, la place de la politique dans les débats, les pratiques des ouvriers immigrés, leur appropriation du syndicalisme et de la grève. Dans un contexte de crise et de restructurations industrielles, c’est un moment charnière de la contestation sociale, ouvrière et immigrée qui resurgit.

Vincent Gay est maître de conférences en sociologie à l’Université Paris-Diderot et membre du Laboratoire de changement social et politique (LCSP). Ses recherches portent sur l’histoire sociale et politique de l’immigration, notamment au sein du projet de dictionnaire biographique des militant.e.s de l’immigration. Il a publié récemment « Masculinités en conflit, conflits de masculinités. Talbot, Citroën et les ouvriers immigrés » (20 & 21. Revue d’histoire, 2020) et « Contestation et apprentissage, ou l’entrée en citoyenneté des ouvriers immigrés (Talbot-Citroën, 1982-1983) » (Critique internationale, 2020).

 

 

jeudi 7 novembre 2019

Franck Fischbach, Après la production. Travail, nature et capital

Franck Fischbach
Après la production
Travail, nature et capital
Vrin
Moments Philosophiques  
2019



Présentation de l'éditeur
Adorno avait mis au jour « la faculté qu’a la production de s’oublier elle-même », tout en étant « le principe d’expansion insatiable et destructeur de la société d’échange ». Il y aurait ainsi quelque chose comme une ruse de la production qui consisterait à se dissimuler derrière le travail et à entretenir la confusion entre elle-même et le travail. La théorie critique est victime de cette ruse quand elle aboutit à une « critique du travail » qui prend la place d’une critique de la production, c’est-à-dire d’une critique de ce que le capital fait au procès de travail quand il s’en saisit pour le rendre productif. La critique de la production que l’on propose ici – à partir d’une relecture de Marx, Heidegger et de la Théorie critique – entend montrer que le devenir productif des activités de travail sous le capital détruit la relation métabolique entre systèmes naturels et systèmes sociaux assurée normalement par le procès de travail. Cette rupture explique que l’épuisement des forces naturelles de la terre et celui des forces humaines de travail soient simultanés sous le capitalisme et qu’ils ne puissent être interrompus sans que la logique productive du capital le soit également. 





vendredi 1 novembre 2019

vidéo: Frédéric Lordon, Vivre sans? Institutions, police, travail, argent...

Frédéric Lordon
Vivre sans?
Institutions, police, travail, argent...
La Fabrique
2019


Présentation de l'éditeur
Conversation avec Félix Boggio Éwanjé-Épée
C’est peut-être le discours le plus dynamique dans l’imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d’attraction est aussi ce qu’il a de plus problématique. Car il nous promet la « vie sans » : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent – « ingouvernables ».

La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d’une « antipolitique », entendue soit comme politique restreinte à des intermittences (« devenirs », « repartages du sensible »), soit comme politique réservée à des virtuoses (« sujets », « singularités quelconques »). Soit enfin comme politique de « la destitution ».

Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer – mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s’exerce nécessairement et que, par « institution », il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d’être même du collectif. S’il en est ainsi, chercher la formule de « la vie sans institutions » est une impasse. En matière d’institution, la question pertinente n’est pas « avec ou sans ? » – il y en aura. C’est celle de la forme à leur donner. Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D’autres que nous pouvons faire régresser (l’argent). D’autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas « vivre sans », mais vivre différemment.
Frédéric Lordon est directeur de recherches au CNRS. Derniers ouvrages parus : Imperium. Structures et affects des corps collectif (La Fabrique, 2015), La condition anarchique (Seuil, 2018).

extrait


 

mercredi 21 mars 2018

mercredi 22 novembre 2017

Pascal Marichalar, Qui a tué les verriers de Givors ? Une enquête de sciences sociales

 
Pascal Marichalar
Qui a tué les verriers de Givors ?
Une enquête de sciences sociales
La Découverte
L'envers des faits 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans la petite ville de Givors, proche de Lyon, des hommes meurent les uns après les autres, emportés par des cancers à un âge relativement jeune. Leur point commun : ils ont travaillé pour produire des bouteilles et des pots à la verrerie qui a fermé ses portes en 2003. La compagne d’un verrier malade fait alors équipe avec un imprimeur à la retraite pour résoudre ce mystère. Ils comprennent vite que ce ne sera pas une enquête policière classique : c’est à eux de prouver qu’il y a eu un crime, et plus ils avancent vers la vérité, moins la justice semble disposée à juger les faits. Cependant, grâce à la force collective des verriers et de leurs soutiens, ils vont lever progressivement le voile sur un véritable scandale d’État.
Ce livre est une enquête sur cette enquête. Avec les outils des sciences sociales, l’auteur analyse les procédures, les mensonges et les injustices qui font que tous les jours autour du monde des millions de femmes et d’hommes sont mis en danger impunément.  

Pascal Marichalar est sociologue et historien, chercheur au CNRS, membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.

 

mardi 3 octobre 2017

Temporalités du travail artistique : le cas des musicien.ne.s et des plasticien.ne.s, Sabrina Sinigaglia-Amadio et Jérémy Sinigaglia


Temporalités du travail artistique : 
le cas des musicien.ne.s et des plasticien.ne.s
Sabrina Sinigaglia-Amadio
Jérémy Sinigaglia
La Documentation Française
Questions de culture
2017
 
Présentation de l'éditeur
De l’idéal romantique de la vie de bohème à la réalité, comment la vie d’un artiste s’organise-t-elle ? Les artistes ne sont-ils soumis à nulle autre contrainte que celle qu’ils s’imposent ? Les professions artistiques ont la réputation d’être des lieux d’épanouissement personnel et professionnel, des métiers dans lesquels il est possible de « prendre le temps », de se consacrer à ses activités propres de travail. Pour autant, la plupart des artistes s’imposent un rythme de travail, des horaires réguliers de jour ou de nuit, un ensemble de routines qui structurent leurs journées.
Comment s’organisent le temps de création, celui de l’administration de l’activité artistique, le temps consacré à des activités secondaires alimentaires et les temps sociaux des artistes ? Ces différentes temporalités sont-elles propres à une profession ? Pour le savoir, l’ouvrage étudie la population des musicien.ne.s, majoritairement intermittent.e.s du spectacle, et celle des plasticien.ne.s, pour l’essentiel indépendant.e.s et s’efforce d’identifier ce qui les rapproche et ce qui les distingue dans les configurations temporelles.
Cet ouvrage, né d’un travail de recherche de deux sociologues, apporte des éléments inédits sur deux populations artistiques et permet de mieux comprendre les enjeux qui leur sont propres, dans un contexte d’accentuation de la flexibilité et de la précarité des artistes.

Sabrina Sinigaglia-Amadio est maîtresse de conférences en sociologie à l'université de Lorraine (Laboratoire lorrain de sciences sociales - LLSS) et spécialiste des études de genre.
Jérémy Sinigaglia est maître de conférences en science politique à l'université de Strasbourg (Sociétés, acteurs et gouvernements en Europe - Sage) et spécialiste du travail et des professions artistiques.

samedi 22 juillet 2017

Publications de Pierre Bourdieu: avec des statisticiens (Alain Darbel, Jean-Paul Rivet, Claude Seibel) et Seibel, Desrosières, à propos de Bourdieu

" J'avais travaillé en Algérie avec des gens de l'Institut de Statistiques, avec tous mes amis de l'INSEE, Alain Darbel, Claude Seibel, Jean-Paul Rivet, avec qui j'ai appris la statistique «sur le tas».  Ça a été une des chances de ma vie. Ils étaient dans une tradition de statistique très rigoureuse, qui n'avait rien à envier à la version anglosaxonne, mais qui était ignorée des sociologues. Cela dit, tout en étant très stricts en matière d'échantillonnage ou de modèles mathématiques, ils étaient enfermés dans une tradition bureaucratico-positiviste qui leur interdisait de s'interroger sur les opérations élémentaires de la recherche. Un peu avant de travailler à ce livre , j'enseignais la sociologie à l’École Nationale de la Statistique et des Etudes Economiques (École Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique). En faisant ce cours aux futurs statisticiens, j'avais découvert qu'il fallait enseigner non seulement à traiter les données, mais à conduire l'objet à partir duquel elles étaient recueillies, non seulement à coder, mais à dégager les implications d'un codage, non seulement à faire un questionnaire, mais à construire un système de questions à partir d'une problématique, etc. ça c'était mon expérience." in Entretien avec Pierre Bourdieu — recueilli par Beate Krais en décembre 1988, in Le métier de sociologue. Préalables épistémologiques, Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon, Jean-Claude Passeron, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Co-éditeur Mouton de Gruyter, 2005 (1968), p.vi




Publications de Pierre Bourdieu: avec des statisticiens 
Alain Darbel, Jean-Paul Rivet, Claude Seibel
et Seibel, Desrosières, à propos de Bourdieu






(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à  mesure, version augmentée le 23.07.2017,  Gilbert Quélennec)
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avec Claude Seibel, Appendice VIII : Un essai de généralisation : le célibat dans seize cantons ruraux de Bretagne in Célibat et condition paysanne, Études rurales, nº 5-6, 1962, p. 32-135,  aussi Appendice VII : Un essai de généralisation : le célibat dans seize cantons ruraux de Bretagne in Le bal des célibataires. Crise de la société paysanne en Béarn, Seuil, Points Essais, 2002

avec Alain Darbel, Jean-Paul Rivet et Claude Seibel, Travail et travailleurs en Algérie, Mouton, 1963

avec Alain Darbel et ?, L'économie domestique des familles algériennes, CSE, 1962 "fondé sur une grosse enquête statistique (complètement analysée, elle dort dans un placard au Collège)" Pierre Bourdieu, in Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d'Agir, Cours & Travaux, 2004, p.49-50

Alain Darbel, Note méthodologique, in Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers. Les étudiants et la culture,  Minuit, Le sens commun, 1964, p.139-142

avec Alain Darbel, Dominique Schnapper, L’Amour de l’art. Les musées d’art européens et leur public, Minuit, Le sens commun, 1966

avec Alain Darbel, La fin d'un malthusianisme?  in Darras, Le partage des bénéfices, expansion et inégalités en France, Minuit, 1966, Le sens commun, p.135-154

Enseignement de Bourdieu à l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE)

Pierre Bourdieu, Morceaux choisis pour une introduction à la sociologie, ENSAE, 1964-1965













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voir également: 
 
 
 

vendredi 7 avril 2017

vidéo: Benjamin Coriat présente le livre des Économistes atterrés, Changer d'avenir. Réinventer le travail et le modèle économique

L'éco à contre-courant par Martine orange et Laurent Mauduit
Les Économistes atterrés
Changer d'avenir 
Réinventer le travail et le modèle économique 
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, Les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. À l’âge de l’anthropocène, qui implique de repenser l’idée même de la croissance, et face à l’ubérisation qui organise le délitement de la protection sociale, ils proposent d’entrer dans un nouveau monde.
S’inscrire résolument dans la transition écologique et créer ainsi de vastes domaines d’activités nouvelles. Se saisir de l’économie sociale et solidaire et du mouvement autour des communs pour bâtir d’autres manières de produire et d’autres organisations du travail dont le profit n’est pas la fin exclusive. Instaurer des nouveaux droits du travail attachés à la personne pour, au-delà du salariat, renforcer les solidarités et combattre le précariat. Promouvoir une nouvelle manière de conduire la politique industrielle, centrée non plus sur les seuls grands groupes, mais aussi sur les territoires, en donnant toute sa place aux PME et aux acteurs locaux…
Loin des sentiers battus, avec lucidité et détermination, ce livre se confronte aux véritables défis d’aujourd’hui et propose un chemin pour refonder l’avenir. 



mercredi 22 mars 2017

Les Économistes atterrés, Changer d'avenir. Réinventer le travail et le modèle économique

Les Économistes atterrés
Changer d'avenir 
Réinventer le travail et le modèle économique 
Les Liens qui Libèrent
2017

Présentation de l'éditeur
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, Les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. À l’âge de l’anthropocène, qui implique de repenser l’idée même de la croissance, et face à l’ubérisation qui organise le délitement de la protection sociale, ils proposent d’entrer dans un nouveau monde.
S’inscrire résolument dans la transition écologique et créer ainsi de vastes domaines d’activités nouvelles. Se saisir de l’économie sociale et solidaire et du mouvement autour des communs pour bâtir d’autres manières de produire et d’autres organisations du travail dont le profit n’est pas la fin exclusive. Instaurer des nouveaux droits du travail attachés à la personne pour, au-delà du salariat, renforcer les solidarités et combattre le précariat. Promouvoir une nouvelle manière de conduire la politique industrielle, centrée non plus sur les seuls grands groupes, mais aussi sur les territoires, en donnant toute sa place aux PME et aux acteurs locaux…
Loin des sentiers battus, avec lucidité et détermination, ce livre se confronte aux véritables défis d’aujourd’hui et propose un chemin pour refonder l’avenir. 



mardi 28 février 2017

Sarah Abdelnour, Moi, petite entreprise. Les auto-entrepreneurs, de l'utopie à la réalité

Sarah Abdelnour
Moi, petite entreprise
Les auto-entrepreneurs, de l'utopie à la réalité
PUF
2017

Présentation de l'éditeur
« Faire de la France un pays d’entrepreneurs », tel a été l’un des objectifs des politiques menées ces dernières années, dont le point d’orgue est le régime d’auto-entrepreneur, qui a suscité depuis 2008 plus d’un million d’inscriptions.
Une analyse du modèle du « tous entrepreneurs » met en lumière l’origine libérale de ce type de politiques mises en place par des opposants au modèle salarial. Il en ressort également qu’au-delà de l’autonomie parfois recherchée, la promotion de l’auto-entrepreneuriat séduit notamment en se présentant au service de ceux qui veulent s’en sortir. La fragilité des auto-entrepreneurs est pourtant patente, puisque 90 % d’entre eux gagnent moins que le SMIC et que tous perdent les acquis sociaux du salariat dans une société en voie d’ubérisation.
Quel est le sens politique de cette nouvelle injonction à être entrepreneur de sa vie ? En quoi cela vient-il bousculer le modèle social français ? Comment expliquer la mise à leur compte si rapide de plus d’un million d’individus et comment les vies de ces travailleur-se-s s’en sont-elles trouvées modifiées ?
Sarah Abdelnour est maître de conférences en sociologie à l'université Paris-Dauphine. Ancienne élève de l'ENS de Cachan et agrégée de sciences économiques et sociales, elle a réalisé une thèse de sociologie à l'EHESS sur le régime de l'auto-entrepreneur. Elle a déjà publié Les nouveaux prolétaires (éditions Textuel). 


mardi 3 janvier 2017

Savoir/Agir, 38, Des alternatives à géométrie variable

Savoir/Agir, 38, décembre 2016, Des alternatives à géométrie variable
éditions du Croquant 

Présentation de l'éditeur
dossier coordonné par Jean-Baptiste Comby
Dans la lignée de nombreuses productions culturelles, le récent succès du film Demain a été perçu comme un indice fort de l’attrait grandissant pour des manières d’être, de faire et de s’organiser empruntant des chemins de traverses et dérogeant aux attendus de l’ordre établi. Cette adhésion croissante à « l’alternative » comme catégorie d’action militante résulte de logiques matérielles et symboliques que les sciences sociales mettent peu à peu au jour. En proposant un aperçu de ces recherches aux confins de la sociologie de l’engagement politique, du travail ou des modes de vie, ce dossier aide à saisir les ressorts collectifs et subjectifs de ces mobilisations qui revendiquent en expérimentant. Deux articles adoptent une approche relationnelle pour observer comment se structure un espace social des alternatives d’une part, et un sous-champ des médias alternatifs d’autre part. A sa façon, chacun de ces espaces révèle des recompositions à l’œuvre au sein des fractions culturelles et économiques de la petite bourgeoisie. Deux autres textes resserrent la focale sur l’agriculture biologique. Le premier montre que les mobiles de l’entrée en agriculture non conventionnelle ne sont pas toujours politiques et tiennent à la position sociale occupée avant la réorientation. C’est encore à partir du poids des socialisations que le second texte rend cette-fois compte des coûts différenciés du maintien dans les alternatives agricoles. Pour mettre politiquement en perspective ces quatre articles, deux autres rendent compte d’engagements plus radicaux. Un texte revient ainsi sur le rapport de l’avant-garde situationniste avec les classes populaires. Il souligne son ambivalence et les difficultés des projets de transformation sociale à penser stratégiquement « le peuple ». Or les collectifs révolutionnaires contemporains se donnent souvent comme objectif de développer des leviers de politisation efficaces au sein des classes populaires. Un sixième article s’appuie ainsi sur l’ethnographie d’un lieu d’aide aux démunis animé par des militants dits « autonomes », pour montrer comment en favorisant la mise en suspens du sens pratique, ils peuvent oeuvrer à la politisation des participants aux ateliers. Enfin, un entretien réalisé avec le collectif Mauvaise Troupe sur la zad de Notre-Dame-des-Landes ouvre des pistes fécondes pour comprendre à quelles conditions les « alternatives » peuvent être porteuses de transformation sociale. En effet, au terme de ces sept contributions illustrant la géométrie sociopolitique variable des mouvements « alternatifs », il apparaît que leur articulation avec des projets politiques radicaux, bien qu’elle soit probablement la condition de leur extension, n’aille pas toujours de soi, n’en déplaise à leurs détracteurs comme à leurs promoteurs.

mercredi 9 novembre 2016

Présentation et discussion (en présence de l'auteur) Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude de Gaetan Flocco, Ouvrage présenté par Hélène Stevens (LIRE LES SCIENCES SOCIALES, 9 novembre 2016)

LIRE LES SCIENCES SOCIALES
Mercredi 9 novembre 2016

14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet
59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière
 Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

Des dominants très dominés. Pourquoi les cadres acceptent leur servitude (Raisons d'agir, 2015)
de Gaetan Flocco
Ouvrage présenté par Hélène Stevens
 
Présentation de l'éditeur
Les cadres ont incarné la société salariale : entre le travail et le capital, ils ont prospéré pendant quatre décennies. Depuis les années 1990, eux aussi subissent les effets de l’intensification du travail, des restructurations dans les entreprises et de la peur du chômage.
Pourtant, les cadres, plus que les autres salariés, semblent embrasser leur condition. Ils trouvent dans le stress, les responsabilités, la compétition, et des marges de manœuvre pourtant réduites autant de sources de gratification symbolique.
Loin d’une adhésion enchantée à l’idéologie managériale, les cadres rencontrés au cours de son enquête par Gaëtan Flocco expriment un rapport au travail qui, malgré tout, relève autant de la réalisation de soi que de l’exploitation. Ainsi, le livre explore l’ambivalence fondamentale qui fait des cadres les complices de leur propre servitude
Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


(source: LLSS)

mercredi 26 octobre 2016

Pascal Martin, Les métamorphoses de l’assurance maladie. Conversion managériale et nouveau gouvernement des pauvres

Pascal Martin
Les métamorphoses de l’assurance maladie
Conversion managériale et nouveau gouvernement des pauvres
P.U.Rennes
Le Sens social 
2016

Table des matières

Présentation de l'éditeur
À partir d’une enquête ethnographique réalisée dans une caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de la région parisienne, cet ouvrage décrit minutieusement la mise en œuvre de la réforme managériale de l’assurance maladie. L’évaluation de la « qualité de service » et des compétences des agents se réduit à une norme strictement quantitative, au mépris de la satisfaction des besoins des usagers les plus précaires. De là sourd une véritable souffrance chez les agents les plus attachés à l’« utilité sociale » de leur mission.
Pascal Martin, sociologue, est actuellement post-doctorant attaché au laboratoire CRESPPA-LabToP et membre associé du laboratoire CESSP-CSE, dans lequel il a réalisé sa thèse. Il enseigne régulièrement à l’université, notamment à Paris VIII à Saint-Denis. Il participe à la constitution des archives orales pour le comité d’histoire de la Sécurité sociale. Il a travaillé de nombreuses années à la Sécurité sociale. Ses travaux portent sur la nouvelle gouvernance de l’État social.

mardi 25 octobre 2016

Frédéric Rasera, Des footballeurs au travail. Au cœur d’un club professionnel

Frédéric Rasera
Des footballeurs au travail
Au cœur d’un club professionnel
Agone
L’Ordre des choses
2016

Présentation de l'éditeur
« En entrant dans la salle de détente, le coach interpelle les quatre joueurs avec un léger sourire au coin des lèvres : “Vous êtes racistes, à rester ensemble là ?” Ils sont tous noirs de peau. Henri rétorque, provoquant le fou rire de ses trois collègues : “Non, Fabrice il n’est pas black, c’est un Bounty !” Cette expression signifiant “noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur“souligne que Fabrice, certes né au Congo, a grandi en France. Décontenancé, le coach ressort ; mais un des entraîneurs adjoints revient aussitôt après, plus énervé : “Henri je ne rigole pas ! Ça m’énerve de vous voir comme ça, entre vous !” Et Fabrice, lui tournant le dos, de répondre en rigolant : “Nous on ne peut pas parler avec eux, ils parlent des voitures qu’ils vont acheter, des maisons… Nous on ne peut pas, on est des piétons !” »
Loin des clichés de l’enfant gâté ou du sportif passionné, les joueurs des équipes professionnelles sont engagés dans un espace où les rapports de domination et les inégalités entre travailleurs pèsent d’un poids considérable. À partir d’une immersion de plus de trois ans dans le quotidien de footballeurs appartenant à un club professionnel français, ce livre nous fait entrer dans les coulisses d’une de ces entreprises du spectacle sportif pour y disséquer les différentes facettes du travail des footballeurs, qu’il s’agisse du poids de contrôle du « staff », de la mise à l’épreuve des corps, de la porosité des frontières entre travail et vie privée, ou bien encore des logiques de sélection avant chaque match.
Frédéric Rasera est sociologue, enseignant à l’université Lyon 2 et membre du centre Max Weber.  

mercredi 7 septembre 2016

LIRE LES SCIENCES SOCIALES: Présentation et discussion de Retour de flammes. Les pompiers, des héros fatigués ? de Romain Pudal, 22 septembre 2016

LIRE LES SCIENCES SOCIALES

Jeudi 22 septembre 2016

Présentation et discussion (en présence de l'auteur) de :

Retour de flammes. Les pompiers, des héros fatigués ?
(La Découverte, « SH/L’envers des faits », 2016)

de Romain Pudal

par Gérard Mauger

D’une popularité rarement démentie, vantés pour leur courage et leur dévouement, les pompiers font partie de notre quotidien. Mais on sait en réalité bien peu de choses de ce métier qui incarne aux yeux de beaucoup l’altruisme dans son sens le plus noble. Pompier depuis près de quinze ans, Romain Pudal est aussi sociologue et, dans cette enquête en immersion, il nous fait découvrir l’univers méconnu d’un des derniers services publics présents sur tout le territoire français. Si les interventions pour incendie demeurent le cœur de leur métier, les pompiers sont aussi en première ligne pour affronter les inégalités qui se creusent et les tensions qui s’exacerbent au sein de la société, sous l’effet des crises économiques, du chômage de masse et de la précarisation généralisée. Confrontés à toutes les détresses – physiques, psychologiques et sociales –, ils doivent faire appel à des compétences techniques, mais aussi à des qualités humaines pour y faire face. En ce sens, leur professionnalisme est véritablement un humanisme. Cependant, en incarnant à la fois la « main gauche » (aide et assistance) et la « main droite » (ordre et sécurité) de l’État, en travaillant au contact des plus dures réalités sociales tout en étant eux-mêmes de plus en plus inexorablement précarisés ou mis en danger, les pompiers se retrouvent pris dans un tissu d’injonctions contradictoires dont les implications politiques sont loin d’être négligeables. Si leur valeur cardinale demeure le service public, les pompiers ont néanmoins fort à faire pour résister à un air du temps gestionnaire et réactionnaire qui érode leur éthique faite d’altruisme, d’efficience et de discrétion.
Sur le site de l'éditeur

Romain Pudal sociologue, chargé de recherche au CNRS (CURAPPESS), consacre ses travaux à la sociologie des biens symboliques, d’une part, et à celle des classes populaires, d’autre part. Il s’est engagé en 2002 comme pompier volontaire, après un service militaire à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris en 1999-2000 : cette enquête s’appuie sur ces quinze années d’engagement..


14 h 00 - 16 h 30
CNRS/Site Pouchet, Salle 255

59 - 61, rue Pouchet, 75017 Paris
métro ligne 13 - Guy Moquet | Brochant , Bus 66 - La Jonquière

Contact : lirelessciencessociales@gmail.com


(source: LLSS)