« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ».
Pierre Bourdieu (1992)


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mercredi 27 février 2013

Le mental et le social, Bruno Ambroise & Christiane Chauviré (eds.)

Le mental et le social 
Bruno Ambroise & Christiane Chauviré (eds.)
Raisons Pratiques 23
Ehess
2013

Présentation de l'éditeur
Synthèse des courants qui, en philosophie et en sciences humaines, ont mis en évidence l’articulation étroite du mental et du social., ce livre esquisse une théorie sociale du mental et va à l’encontre de nombre de conceptions en vogue. 
L’esprit n’est pas tant une entité fantomatique qu’une modalité de l’action et de l’interaction avec l’environnement, qu’il soit naturel ou social. Il ne s’agit pas de nier l’existence des processus et des états mentaux, mais plutôt de contester la vertu explicative du recours à de tels processus ou états : les invoquer dans une explication du comportement n’élucide pas le mental, car seule une grammaire des capacités mentales peut le faire. L’analyse grammaticale des termes mentaux de notre vocabulaire ordinaire fait en effet voir l’esprit comme un faisceau de capacités qui se déploient dans les pratiques et la communication.
Une telle conception sociale de l’esprit a été développée par différentes approches en philosophie, et en sciences humaines et sociales, notamment par Wittgenstein et les néo-wittgensteiniens, par les pragmatistes américains, par les promoteurs de la psychologie et de l’anthropologie écologiques, ou par ceux de la psychologie culturelle. Elle permet d’ancrer l’esprit dans la nature d’une autre façon que les courants néo-cartésianistes aujourd’hui florissants : l’esprit et ses manifestations ne relèvent pas d’une sphère sui generis close sur elle-même, mais se déploient comme des modalités des pratiques humaines et sociales.

SOMMAIRE
B. Ambroise & C. Chauviré : Présentation
P.-H. Castel – Les "rituels pathologiques" des obsessionnels
B. Dupret & L. Quéré – Erreur et dérangement mental
W. Feuerhahn – Instituer les "neurosciences sociales"
G. Garreta – Des causes du sens aux pratiques sociales. Dewey entre Wittgenstein et Malinowski
M. Girel – Peirce et l’articulation sociale du doute
S. Laugier – Le sujet et le public. Une conception ordinaire de l’esprit
M. Le Du – Anthropologie et relations internes
P. Livet – Le traitement du vague et les conditions d'une théorie sociale du mental
N. Mariot & W. Lignier – Où trouve-t-on les moyens de penser ?
F. Parot – Entre causes mentales et causes sociales
A. Pustilnik – Violence sur le cerveau (traduction)
H. Putnam – Le réductionnisme et la nature de la psychologie
C. Travis – La nature sociale de la pensée

vendredi 4 janvier 2013

écouter: Jocelyn Benoist et Charles Travis, Comment parler du réel ?


écouter: Jocelyn Benoist et Charles Travis, Comment parler du réel ?
 
Jocelyn Benoist, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Charles Travis, professeur à Northwesterne University à Chicago

présentation:
Valérie Aucouturier, docteure en philosophie, chargée de recherches postdoctorales pour le fond de Recherche Scientifique des Flandres (CLEA –université libre de Bruxelles)

Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République - Lille, 18 Novembre, 2012, Citéphilo
 

jeudi 25 août 2011

Bruno Ambroise et Sandra Laugier (dir.), Textes clés de philosophie du langage, Vol. II : Sens, usage et contexte

Bruno Ambroise et Sandra Laugier (dir.)
Textes clés
de philosophie du langage
Vol. II : Sens, usage et contexte 
Vrin
2011

Présentation de l'éditeur
La philosophie du langage issue du « tournant linguistique » peut paraître dépassée par la philosophie de l’esprit et les approches cognitivistes. Ce second volume des Textes-clés de philosophie du langage vise, comme le premier, à montrer au contraire la vitalité et la radicalité de la réflexion sur le langage produite au XXe et au XXIe siècles. Le premier envisageait le rapport du langage au monde, les manières dont le langage peut dire les choses (et le vrai); le second présente diverses manières de considérer que le langage fait des choses en disant, met en relation des humains dans des contextes, au sein d’une forme de vie humaine et sociale. D’où le renouvellement des analyses du langage et l’émergence d’une nouvelle discipline, la pragmatique, qui prend en compte des éléments du fonctionnement linguistique oubliés par les conceptions strictement véri-conditionnelles.
Cette philosophie du langage, fondée sur la description des usages ordinaires et la mise en évidence de la dimension praxéologique du langage, n’a cependant pas renoncé à la visée réaliste du tournant linguistique. On verra que la philosophie du langage ordinaire, dissidente par rapport à la philosophie analytique classique, attentive aux usages et situations, recherche, perfectionne et raffine l’adéquation au réel, poursuivie désormais en termes de sensibilité au détail du réel.
Avec des textes de J.L. Austin, P. Grice, D. Kaplan, S. Kripke, D. Lewis, A. Reinach, J. R. Searle, P.F. Strawson,Ch. Travis et L. Wittgenstein