Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 16 avril 2010

Jean-Michel Faure - Sébastien Fleuriel, Excellences sportives


Jean-Michel Faure - Sébastien Fleuriel
Excellences sportives Économie d’un capital spécifique
Éditions du Croquant
2010









Présentation de l'éditeur
Qu’est-ce qui fait l’excellence sportive ? Que faut-il pour réaliser des performances dans des disciplines aussi diverses que l’athlétisme, le cyclisme, l’équitation, le football, la gymnastique, le rugby et la voile. Les enquêtes rassemblées dans ce livre mettent en évidence un « droit d’entrée » propre à chacune d’elles et étudient les modalités d’acquisition du « capital spécifique » requis, les formes d’incor­poration des compétences et des habiletés corporelles et sociales qui le définissent.
Elles analysent, par ailleurs, la dynamique des luttes incessantes dans l’espace des sports qui ont pour objet la définition du « capital sportif », tantôt amateur, tantôt professionnel, selon l’état de développement de chaque discipline.
Elles étudient enfin les possibilités et les modalités de conversion ou de reconversion du capital sportif à l’issue d’une carrière, mettant en évidence sa faible convertibilité. Il apparaît ainsi que, si les champions sont célébrés pour leurs exploits, les titres et les records accumulés contribuent surtout au prestige des institutions sportives.
Jean-Michel Faure est sociologue, professeur émérite à l’université de Nantes, membre du CENS et chercheur ­associé au Centre de sociologie européenne. Il a été directeur adjoint du Réseau national de recherches sur le sport du CNRS (1992–2004). Il a écrit, avec Charles Suaud, Le football professionnel à la française, Presses universitaires de France, 1999.
Sébastien Fleuriel est sociologue, professeur à l’université de Lille 1 et membre du Clersé (UMR CNRS 8019). Il a écrit, avec Manuel Schotté, Sportifs en danger. La condition des travailleurs sportifs, Éditions du Croquant, 2008.
Auteurs :
Claude Boli, Vérène Chevalier, Jean-Michel Faure, Sébastien Fleuriel, Nicolas Lefèvre, Fanny Le Mancq, Bruno Papin, Marc Pelletier, Manuel Schotté, Joris Vincent.

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