Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



vendredi 16 avril 2010

à paraître: Sandra Laugier, Wittgenstein Le mythe de l’inexpressivité





Sandra Laugier
Wittgenstein
Le mythe de l’inexpressivité
Vrin
à paraître mai 2010








Wittgenstein est un philosophe du langage, de l’esprit, et en particulier un philosophe de la subjectivité; pas seulement de la grammaire de la première personne, ou de la logique du scepticisme, mais de la subjectivité comme exprimée dans le langage, comme articulation du dedans et du dehors : comme voix humaine.
Le mythe de l’intériorité se révèle, dans cette approche, comme un mythe de l’inexpressivité : on préfère un « privé » inaccessible, muet, à la réalité (corporelle) et à la fatalité du vouloir-dire. C’est bien le réalisme (« la chose la plus difficile », dit Wittgenstein) qu’on découvre alors au bout du scepticisme.
Sandra Laugier, professeur de philosophie à l’université de Picardie Jules Verne, membre du CURAPP (UMR 6054), a publié de nombreux ouvrages sur la philosophie du langage ordinaire et sur la philosophie américaine


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