« Je pense que les peuples ont pris conscience du fait qu’ils avaient des intérêts communs et qu’il y avait des intérêts planétaires qui sont liés à l’existence de la terre, des intérêts que l’on pourrait appeler cosmologiques, dans la mesure où ils concernent le monde dans son ensemble ». Pierre Bourdieu (1992)
Affichage des articles dont le libellé est Laugier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Laugier. Afficher tous les articles

mardi 27 novembre 2018

Réalismes anciens et nouveaux, Jocelyn Benoist (éd.)

 
Réalismes anciens et nouveaux
Jocelyn Benoist (éd.)
Vrin
Problèmes & Controverses 
2018


Présentation de l'éditeur
Les dernières années ont été le théâtre, en philosophie, d’un retour du « réalisme », proclamé de divers côtés. Cet ensemble de contributions explore la portée « réelle » et la validité de ce thème. Combinant les approches historique et systématique, il interroge les valeurs diverses que peut revêtir la référence au réel en philosophie, et plus particulièrement dans le rapport que la philosophie entretient avec son dehors. Il articule une grande variété de points de vue, dessinant l’espace d’un problème plutôt que prétendant y apporter une solution unique. Un souci commun cependant se détache, au fil de ces contributions : celui de ne pas perdre, au profit de l’Idée abstraite de « réel », le sens – ou les sens – du réel. En effet, l’idée d’un réel qui, littéralement, ne nous ferait rien, qui n’importerait pas, ne perdrait-elle pas toute portée?
Ont contribué à ce volume  : A. Benmakhlouf, J. Benoist, Et. Bimbenet, R. de Calan, D.El Murr, M. Eychenié, M. Ferraris, F. Fruteau de Laclos, M. Gabriel, S. Laugier.

 

jeudi 11 janvier 2018

Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat. Controverses et polémiques, Sophie Richardot, Sabine Rozier (dir.)

Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat
Controverses et polémiques
Sophie Richardot, Sabine Rozier (dir.)
Septentrion
Paradoxa 
2017

Présentation de l'éditeur
Comment expliquer que les savoirs de sciences humaines et sociales soient à ce point contestés voire ignorés dans les lieux où ils pourraient pourtant éclairer la réflexion et l'action ? Comment expliquer la défiance et l’incompréhension qu’ils suscitent parfois ? Les savoirs de sciences humaines et sociales ont la particularité de circuler dans des espaces variés et de devoir composer avec une critique prompte à remettre en cause leur validité et leur légitimité. Leur acceptabilité sociale ne se joue pas dans la seule communauté savante mais bien dans les multiples réinterprétations et traductions auxquelles ils donnent lieu. Les études réunies dans ce volume analysent sept controverses ayant pour enjeu le sort réservé à des savoirs issus de la réflexion philosophique, sociologique, psychologique ou se revendiquant d’une économie hétérodoxe. Elles montrent que les résistances qu’ils rencontrent sont la marque paradoxale de leur vigueur et de leur capacité à bousculer les évidences partagées.

vendredi 27 octobre 2017

audio: Sandra Laugier, Antidémocratie (avec Albert Ogien), et Mariana Otero, L'Assemblée



audio: Sandra Laugier, Antidémocratie (avec Albert Ogien)  et Mariana Otero, L'Assemblée
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, 17.10.2017
L'Assemblée
Un film de Mariana Otero 
Epicentre
2017

Résumé
Le 31 mars 2016, place de la République à Paris naît le mouvement Nuit debout. Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion à l’invention d’une nouvelle forme de démocratie.
Comment parler ensemble sans parler d'une seule voix ? 


Antidémocratie
Sandra Laugier et Albert Ogien
La Découverte
Cahiers libres
2017

Présentation de l'éditeur
L’usage extensif et indifférencié du terme « populisme » traduit aujourd’hui la prégnance de ce que Albert Ogien et Sandra Laugier appellent l’antidémocratie, c’est-à-dire le refus de reconnaître que les citoyen.ne.s ont la capacité de prendre collectivement des décisions respectueuses de l’égalité, de la justice et de la dignité de tou.te.s.
Cette répugnance n’est pas l’apanage des ennemis déclarés de la démocratie. Elle se donne à entendre chaque fois qu’on hésite à accorder une liberté nouvelle aux individus, qu’on craint l’expression de leur jugement ou qu’on limite leur intervention dans la vie publique. Derrière cette méfiance, il y a le soupçon de l’incapacité du « peuple » à s’occuper des affaires publiques et le risque de chaos que la société courrait si on confiait la responsabilité de gouverner à ces « incompétents ».
À partir de l’analyse d’événements récents (terrorisme, crise grecque, Nuit debout, élections), le livre plaide en faveur de l’accroissement du contrôle que les citoyen.ne.s exercent sur les institutions publiques, en s’appuyant sur leur intelligence collective et en écoutant la voix de chacun.e. Il rappelle également que l’usage de la langue pèse sur la manière dont on pense et pratique la politique. Il soutient enfin que dénoncer toutes les expressions de l’antidémocratie contribuerait à élaborer non pas une postdémocratie, mais une démocratie enfin réelle
Sandra Laugier est professeure de philosophie à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France, directrice du Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne. Elle est l’auteure, entre autres, de Wittgenstein. Les sens de l’usage (Vrin, 2009) et de Tous vulnérables ? Le care, les animaux, l’environnement (Payot, 2012).
Albert Ogien est sociologue, directeur de recherches au CNRS, directeur de l’Institut Marcel-Mauss (CNRS-EHESS). Il est notamment l’auteur de L’Esprit gestionnaire (EHESS, 1995), Les Règles de la pratique sociologique (PUF, 2007) ou encore de Désacraliser le chiffre (Quaé, 2013).


mercredi 24 avril 2013

Colloque international “Foucault/Wittgenstein. Subjectivité et politique” (7 et 8 juin 2013)


Colloque international “Foucault/Wittgenstein. Subjectivité et politique” (7 et 8 juin 2013)

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
EA 3562 Philosophies Contemporaines
En collaboration avec l’EA 4395 LIS (Université Paris-Est Créteil) et avec mf (materiali foucaultiani)

Vendredi 7 juin 2013

9h30 – Accueil et introduction par Sandra Laugier
9h45 – Présentation du colloque par Pascale Gillot et Daniele Lorenzini

Matinée - Présidence : Pascale Gillot (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

10h00 – Arnold I. Davidson (University of Chicago/Università Ca’Foscari Venezia) - Ouverture
10h15 – Judith Revel (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Le soi, l’autre et le « nous » à partir de Foucault et Wittgenstein”
11h00 – Pause
11h15 – Piergiorgio Donatelli (Sapienza Università di Roma): “Wittgenstein and Foucault on ethics and subjectivity”
12h00 – Élise Marrou (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Retour au sol raboteux des pratiques : le statut de la déviance, de Foucault à Wittgenstein”

Après-midi - Présidence : Frédéric Gros (LIS, Université Paris-Est Créteil)

14h45 – Matteo Vagelli (Fondazione Collegio San Carlo, Modena/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Wittgenstein après Foucault : Discours, Style et Grammaire dans la formation du sujet”
15h30 – James Williams (University of Dundee) Subjectivity, time and signs in Foucault and Wittgenstein
16h15 – Pause
16h30 – “Pour une philosophie analytique de la politique” - table ronde présidée par Arnold I. Davidson, avec:
Sandra Laugier (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Daniele Lorenzini (LIS, Université Paris-Est Créteil/Sapienza Università di Roma)

Samedi 8 jun 2013

9h30 – Accueil des participants

Matinée - Présidence : Daniele Lorenzini (LIS, Université Paris-Est Créteil/Sapienza Università di Roma)

9h45 – Laura Cremonesi (Università degli Studi di Pisa): “À partir de Foucault et Wittgenstein : un renouvellement de la pratique éthique est-il possible ?”
10h30 – Orazio Irrera (Université Paris Diderot-Paris 7): “Work on philosophy is really more a work on oneself ”. Le travail de soi sur soi chez Foucault et Wittgenstein”
11h15 – Pause
11h30 – Marc Pavlopoulos (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Souci de soi et pratiques de subjectivation : Foucault, Wittgenstein, Descombes”
12h15 – Pierre Fasula (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) La critique wittgensteinienne de Foucault par Vincent Descombes

Après-midi - Présidence : Jean-François Braunstein (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

14h45 – Pascale Gillot (PhiCo/EXeCO, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): “Foucault / Wittgenstein : une subjectivité sans sujet ?”
15h30 – Elisabetta Basso (Innovationszentrum Wissensforschung, Technische Universität Berlin): “La psychologie comme « champ des décisions » : déclinations et enjeux de l’antipsychologisme chez Foucault”
16h15 – Pause
16h30 – Sabine Plaud (PhiCo/EXeCO, PSL Research University): “Le gouvernement, les savants et la tribu sans âme : peut-on penser une forme de vie pour des automates ? (Wittgenstein, RPP1, §96)”
17h15 – Discussion générale

Contacts : Daniele Lorenzini (d.lorenzini@sns.it), Pascale Gillot (gillot.pascale@wanadoo.fr

Date: 7 et 8 juin 2013.
Lieu: Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, salle Cavaillès (escalier C, 1er étage, droite).

(Source: EXeCO)

mercredi 27 février 2013

Le mental et le social, Bruno Ambroise & Christiane Chauviré (eds.)

Le mental et le social 
Bruno Ambroise & Christiane Chauviré (eds.)
Raisons Pratiques 23
Ehess
2013

Présentation de l'éditeur
Synthèse des courants qui, en philosophie et en sciences humaines, ont mis en évidence l’articulation étroite du mental et du social., ce livre esquisse une théorie sociale du mental et va à l’encontre de nombre de conceptions en vogue. 
L’esprit n’est pas tant une entité fantomatique qu’une modalité de l’action et de l’interaction avec l’environnement, qu’il soit naturel ou social. Il ne s’agit pas de nier l’existence des processus et des états mentaux, mais plutôt de contester la vertu explicative du recours à de tels processus ou états : les invoquer dans une explication du comportement n’élucide pas le mental, car seule une grammaire des capacités mentales peut le faire. L’analyse grammaticale des termes mentaux de notre vocabulaire ordinaire fait en effet voir l’esprit comme un faisceau de capacités qui se déploient dans les pratiques et la communication.
Une telle conception sociale de l’esprit a été développée par différentes approches en philosophie, et en sciences humaines et sociales, notamment par Wittgenstein et les néo-wittgensteiniens, par les pragmatistes américains, par les promoteurs de la psychologie et de l’anthropologie écologiques, ou par ceux de la psychologie culturelle. Elle permet d’ancrer l’esprit dans la nature d’une autre façon que les courants néo-cartésianistes aujourd’hui florissants : l’esprit et ses manifestations ne relèvent pas d’une sphère sui generis close sur elle-même, mais se déploient comme des modalités des pratiques humaines et sociales.

SOMMAIRE
B. Ambroise & C. Chauviré : Présentation
P.-H. Castel – Les "rituels pathologiques" des obsessionnels
B. Dupret & L. Quéré – Erreur et dérangement mental
W. Feuerhahn – Instituer les "neurosciences sociales"
G. Garreta – Des causes du sens aux pratiques sociales. Dewey entre Wittgenstein et Malinowski
M. Girel – Peirce et l’articulation sociale du doute
S. Laugier – Le sujet et le public. Une conception ordinaire de l’esprit
M. Le Du – Anthropologie et relations internes
P. Livet – Le traitement du vague et les conditions d'une théorie sociale du mental
N. Mariot & W. Lignier – Où trouve-t-on les moyens de penser ?
F. Parot – Entre causes mentales et causes sociales
A. Pustilnik – Violence sur le cerveau (traduction)
H. Putnam – Le réductionnisme et la nature de la psychologie
C. Travis – La nature sociale de la pensée

lundi 5 mars 2012

écouter: autour de Wittgenstein


Ecoutez l'émission 50 minutes

Wittgenstein, 1/4 : De la vie à l'oeuvre 

avec Marie-Anne Lescourret et Sandra Laugier

Les nouveaux chemins de la connaissance, par Adèle van Reeth, 27.02.2012 


Ecoutez l'émission 50 minutes

Wittgenstein, 2/4 : le Tractatus logico-philosophicus

avec Jérôme Sackur et Sébastien Gandon

Les nouveaux chemins de la connaissance, par Adèle van Reeth, 28.02.2012



Ecoutez l'émission 50 minutes

Wittgenstein, 3/4 : les Recherches philosophiques 

avec Vincent Descombes

Les nouveaux chemins de la connaissance, par Adèle van Reeth, 29.02.2012
 

Ecoutez l'émission 50 minutes

Wittgenstein, 4/4 : De la certitude 

avec Jocelyn Benoist

Les nouveaux chemins de la connaissance, par Adèle van Reeth, 01.03.2012 

jeudi 25 août 2011

Bruno Ambroise et Sandra Laugier (dir.), Textes clés de philosophie du langage, Vol. II : Sens, usage et contexte

Bruno Ambroise et Sandra Laugier (dir.)
Textes clés
de philosophie du langage
Vol. II : Sens, usage et contexte 
Vrin
2011

Présentation de l'éditeur
La philosophie du langage issue du « tournant linguistique » peut paraître dépassée par la philosophie de l’esprit et les approches cognitivistes. Ce second volume des Textes-clés de philosophie du langage vise, comme le premier, à montrer au contraire la vitalité et la radicalité de la réflexion sur le langage produite au XXe et au XXIe siècles. Le premier envisageait le rapport du langage au monde, les manières dont le langage peut dire les choses (et le vrai); le second présente diverses manières de considérer que le langage fait des choses en disant, met en relation des humains dans des contextes, au sein d’une forme de vie humaine et sociale. D’où le renouvellement des analyses du langage et l’émergence d’une nouvelle discipline, la pragmatique, qui prend en compte des éléments du fonctionnement linguistique oubliés par les conceptions strictement véri-conditionnelles.
Cette philosophie du langage, fondée sur la description des usages ordinaires et la mise en évidence de la dimension praxéologique du langage, n’a cependant pas renoncé à la visée réaliste du tournant linguistique. On verra que la philosophie du langage ordinaire, dissidente par rapport à la philosophie analytique classique, attentive aux usages et situations, recherche, perfectionne et raffine l’adéquation au réel, poursuivie désormais en termes de sensibilité au détail du réel.
Avec des textes de J.L. Austin, P. Grice, D. Kaplan, S. Kripke, D. Lewis, A. Reinach, J. R. Searle, P.F. Strawson,Ch. Travis et L. Wittgenstein

mercredi 15 juin 2011

Lectures de La philosophie analytique. Sandra Laugier et Sabine Plaud (sous la direction de)

Lectures de La philosophie analytique
Sandra Laugier et Sabine Plaud  (sous la direction de)
Ellipses
2011


Présentation de l'éditeur
Le nom de « philosophie analytique » désigne un courant philosophique qui a pris son essor au XXe siècle, et semble devenu dominant aujourd’hui dans le champ philosophique anglophone, voire international. Il est courant de l’opposer, par ses objets et par ses méthodes, à la philosophie dite « continentale ». À première vue, la philosophie analytique se distingue par les questions qu’elle privilégie : théorie du langage et philosophie de la logique, philosophie de l’esprit et de la connaissance... Elle se singularise aussi par le traitement qu’elle en propose : l’analyse, comprise comme adoption d’un style de pensée privilégiant l’établissement de distinctions, l’élucidation des questions à partir de l’examen de leur formulation, l’appel au sens commun et à la connaissance ordinaire.
La philosophie analytique est cependant loin d’être unifiée, et son développement a, de fait, produit les styles les plus variés. Le champ analytique s’étend au-delà de la philosophie de la logique, du langage ou de l’esprit : la méthode analytique s’applique à des questions éthiques, esthétiques, politiques, métaphysiques. Elle est également marquée, de ses origines au temps présent (de Frege, Wittgenstein, à Quine, Rawls, Brandom), par des figures philosophiques majeures, qui demeurent irréductibles à tout dogme. Enfin, la confrontation rituelle entre philosophie analytique et philosophie continentale ne rend pas justice à la trame complexe de dialogue et d’héritages où s’inscrivent ces deux traditions, et qui produit la pensée contemporaine dans ce qu’elle a de plus vivant.
Le présent volume, qui réunit des contributions de spécialistes reconnus du domaine, propose un tableau de la philosophie analytique dans sa diversité – ses grandes thématiques, ses thèses principales, ses figures emblématiques – et un regard nouveau sur l’importance et l’originalité philosophiques de la philosophie analytique.
 Lire un Extrait du livre
 Consulter la Table de Matières

jeudi 27 mai 2010

John Langshaw Austin, Le langage de la perception


John Langshaw Austin
Le langage de la perception
Traduction de Paul Gochet
Nelle édition revue et corrigée par B. Ambroise
Introduction de Bruno Ambroise et Sandra Laugier
Vrin
2007


Présentation de l'éditeur
La tradition empiriste considère que le connaissance du monde qui nous entoure se fait au moyen des sens qui nous en offrent une représentation. Lorsque cette perception n’est pas illusoire, c’est-à-dire lorsque les sens ne trompent pas, elle considère que le sujet peut fonder sur cette perception une connaissance vraie. Austin critique de manière dévastatrice tous les arguments qui soutiennent cette vision « scolastique » des choses et, en cela digne héritier du « réalisme oxonien », montre qu’il n’y a aucun sens à prétendre que les sens « représentent » quoi que ce soit, ni par conséquent qu’ils nous trompent, ni à vouloir « fonder » la connaissance sur la perception. S’appuyant, sur l’usage ordinaire du langage, considéré comme critériel, plutôt que sur une recontruction logique jugée illusoire, il propose une autre logique de la perception et de la connaissance qui lui permet de rejeter toutes les positions philosophiques idéalistes ou réalistes en revenant à la position ordinaire de « l’homme de la rue ».

vendredi 16 avril 2010

à paraître: Sandra Laugier, Wittgenstein Le mythe de l’inexpressivité





Sandra Laugier
Wittgenstein
Le mythe de l’inexpressivité
Vrin
à paraître mai 2010








Wittgenstein est un philosophe du langage, de l’esprit, et en particulier un philosophe de la subjectivité; pas seulement de la grammaire de la première personne, ou de la logique du scepticisme, mais de la subjectivité comme exprimée dans le langage, comme articulation du dedans et du dehors : comme voix humaine.
Le mythe de l’intériorité se révèle, dans cette approche, comme un mythe de l’inexpressivité : on préfère un « privé » inaccessible, muet, à la réalité (corporelle) et à la fatalité du vouloir-dire. C’est bien le réalisme (« la chose la plus difficile », dit Wittgenstein) qu’on découvre alors au bout du scepticisme.
Sandra Laugier, professeur de philosophie à l’université de Picardie Jules Verne, membre du CURAPP (UMR 6054), a publié de nombreux ouvrages sur la philosophie du langage ordinaire et sur la philosophie américaine


jeudi 26 novembre 2009

à redécouvrir: Pierre Bourdieu " Wittgenstein, le sociologisme et la science sociale "

Parmi les dernières publications de Bourdieu on peut trouver sa contribution intitulée " Wittgenstein, le sociologisme et la science sociale ", dans les actes du colloque international « Le Dernier Wittgenstein », qui s’est tenu au Collège de France du 14 au 16 mai 2001.

" Wittgenstein, le sociologisme et la science sociale ", in J. Bouveresse, S. Laugier, J.-J. Rosat, Wittgenstein, dernières pensées, Marseille, Agone, 2002, p.345-353.
http://atheles.org/agone/bancdessais/wittgensteindernierespensees/

mardi 24 novembre 2009

Sandra Laugier, Wittgenstein Les sens de l’usage



Sandra Laugier
Wittgenstein
Les sens de l’usage

Vrin, « Moments Philosophiques ». 360 p., 11 × 18 cm. ISBN : 978-2-7116-2230-6

Présentation de l'éditeur

Ludwig Wittgenstein (1889-1951) est désormais reconnu pour l’un des plus grands philosophes du XXe siècle; il reste cependant à part. Philosophe phare de la philosophie analytique naissante, il ne cadre pas avec elle, ou ce qu’elle est devenue. C’est évidemment un philosophe, mais il fait une critique de la philosophie. Il paraît « ne faire que détruire tout ce qui est grand et important (… en ne laissant que des débris et des gravats.) » (Recherches Philosophiques, §118). Mais c’est pour détruire ou renverser notre idée de ce qui est « grand et important », nous ramener à la vie et au langage ordinaires.

mardi 13 octobre 2009

Christiane Chauviré (éd.) Lire le Tractatus Logico-Philosophicus de Wittgenstein


Christiane Chauviré (éd.)
Lire le Tractatus
Logico-Philosophicus de Wittgenstein
Vrin, « Études et Commentaires ». 288 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN : 978-2-7116-2229-0

Depuis près de quatre-vingt-dix ans le Tractatus continue, avec sa réputation de texte cryptique, à défier les philosophes, suscitant toujours de nouvelles lectures. À force de commentaires, il a peut-être perdu en mystère mais gagné en clarté : beaucoup de questions sont à présent mises à plat, contextualisées, mieux comprises. Nous avons cherché à faire le point sur certaines questions-clés sans essayer de trancher entre les grandes interprétations qui ont ponctué l’histoire de l’exégèse du Traité, depuis la lecture en termes d’« idéalisme linguistique » des années 1950 jusqu’à la lecture plus récente – et plus vivante – en termes d’« esprit réaliste » de Cora Diamond. Mieux élucidé, voire démystifié, le Tractatus nous fait, encore et toujours, en revenir au texte, à sa lettre, et à son esprit car, en un sens, le texte, dans sa brièveté, en dit toujours plus, même si parfois on peut avoir l’impression que tout a été dit.

Ont collaboré à ce volume : J. Bouveresse, S. Gandon, E. Halais, S. Laugier, É. Marrou, J.-Ph. Narboux, L. Raïd et L. Soutif

mercredi 30 septembre 2009

Wittgenstein politique, Cités 38


Cités 38 "Retour à la cité réelle et ouverture vers la cité possible"

Éditorial : Yves Charles Zarka "La place du politique"

I. Dossier : Wittgenstein politique

Sandra Laugier et Marie-Anne Lescourret, Présentation

Brian McGuinness, "« Peu importe qui gagne, après ce sera terrible »"

Christiane Chauviré, "Engagement et politique chez Wittgenstein"

Mélika Ouelbani, "Engagement, règles et liberté"

Gérard Mauger, "Sens pratique et conditions sociales de possibilité de la pensée « pensante »"

Marie-Anne Lescourret, "Compréhension et communauté"

Piergiorgio Donatelli, "Manières d’être humain"

Andrew Norris, ""La chaîne des raisons a une fin". Wittgenstein et Oakeshott sur le rationalisme et la pratique"

Sandra Laugier, "Wittgenstein : politique du scepticisme"

II. Grand article

Jacques Bouveresse, "Santé et maladie dans la philosophie et dans la vie"

III. Inédit de Wittgenstein :

Correspondance de Ludwig Wittgenstein dans les années 1930

Présentation par Brian McGuiness et Joachim Schulte

IV. Étude critique

Israel Bartal, L’invention d’une invention. Lecture du livre de Shlomo Zand, Comment le peuple juif fut inventé. De la Bible au sionisme