Pierre Bourdieu. Contre-feux, Éditions Raisons d’agir, 1998, p.100

‘‘Contre ce régime politique [le néolibéralisme], la lutte politique est possible. Elle peut se donner pour fin d’abord, comme l'action caritative ou caritativo-militante, d’encourager les victimes de l’exploitation, tous les précaires actuels et potentiels, à travailler en commun contre les effets destructeurs de la précarité (en les aidant à vivre, à « tenir » et à se tenir, à sauver leur dignité, à résister à la déstructuration, à la dégradation de l’image de soi, à l’aliénation), et surtout à se mobiliser, à l’échelle internationale, c’est-à-dire au niveau même où s’exercent les effets de la politique de précarisation, pour combattre cette politique et neutraliser la concurrence qu’elle vise à instaurer entre les travailleurs des différents pays’’.



mardi 9 novembre 2010

Histoire sociale de l'impôt. Nicolas DELALANDE, Alexis SPIRE




Histoire sociale de l'impôt
Nicolas DELALANDE, Alexis SPIRE
Collection : Repères n°569
La Découverte
2010



Présentation de l'éditeur
Depuis le déclenchement de la crise de 2008, l'impôt est revenu au centre du débat public. Il suscite de nombreuses controverses, mais sa légitimité n'est plus remise en cause.
Pour comprendre comment le geste du paiement de l'impôt s'est imposé comme une évidence, ce livre retrace le développement de la fiscalité depuis la fin du XVIIIe siècle et ses effets sur la société française. Au xixe siècle, le processus d'acculturation des populations urbaines et rurales à l'impôt a accompagné la construction de l'État-nation. Puis le développement de l'État social au XXe siècle a conduit les gouvernements à augmenter le nombre de contribuables et à diversifier les prélèvements. Chacune de ces incursions de l'État s'est accompagnée de résistances, individuelles ou collectives.
Cette histoire de l'impôt vue d'en bas montre comment la fiscalité s'est progressivement immiscée dans la vie quotidienne des individus, au point de modifier leurs pratiques et d'engendrer des stratégies de ruse, de négociation et de contournement.

Nicolas Delalande, chargé de recherche au Centre d’histoire de Sciences Po, a soutenu en 2009 une thèse intitulée Consentement et résistances à l’impôt : l’État, les citoyens et le problème de la confiance sous la IIIe République (à paraître dans une version remaniée aux éditions du Seuil en 2011). Ses recherches portent sur l’histoire de l’État et l’histoire de l’économie politique.
Alexis Spire, chercheur au CNRS, a travaillé sur les politiques d’immigration (Étrangers à la carte, Grasset, 2005 ; Accueillir ou reconduire, Raisons d’agir, 2008) et s’intéresse désormais à la mise en œuvre des politiques fiscales et à l’inégalité devant l’impôt depuis la Seconde Guerre mondiale.

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